Alain Finkielkraut et la victoire de la pensée magique contre Israël. Par Pierre Lurçat
Alain Finkielkraut et la victoire de la pensée magique contre Israël
1.
Quel rapport entre le manuel d’histoire rappelé par l’éditeur Hachette, et le dernier livre de l’académicien Alain Finkielkraut? Aucun en apparence. Et pourtant. D’un côté, l’accusation terrible portée contre les victimes du 7-Octobre d’être des « colons », et partant, de mériter leur sort…(« En octobre 2023, à la suite de la mort de plus de 1200 colons juifs lors d’une série d’attaques du Hamas, Israël décide d’envahir une grande partie de la Bande de Gaza« ). De l’autre, la vieille antienne mensongère des médias et d’une certaine gauche, y compris en Israël, sur la violence des « colons » dans les “territoires” de Judée-Samarie.
Interviewé sur son nouveau livre, Finkielkraut déclare ainsi: “je ne veux pas non plus oublier ce qui se passe aujourd’hui en Israël : les attaques quotidiennes perpétrées par les colons de Cisjordanie contre les paysans et les éleveurs palestiniens, le saccage des champs d’oliviers… Cela me bouleverse”. Le mot « colon » dans les deux cas est certes employé de manière différente. Dans le premier cas, c’est tout Israël qui est une colonie. Dans le second, seule la Judée-Samarie (rebaptisée pour l’occasion Cisjordanie) mérite ce qualificatif infâmant. Mais à la réflexion, c’est le même processus de délégitimation qui est à l’œuvre, chez l’éditeur scolaire (qui a tardivement reconnu sa faute) et chez l’intellectuel juif (qui persiste dans l’erreur depuis des lustres, comme il l’avoue lui-même en ces termes: « je radote »[1])
2.
Jabotinsky avait jadis montré l’absurdité de l’attitude de ceux qui, au sein du peuple juif, prétendent négocier avec nos ennemis sur la propriété de la terre d’Israël, tout en renonçant par avance à la moitié de celle-ci. Mais le phénomène auquel on assiste aujourd’hui est encore plus grave. Car l’erreur de ceux qui prétendent créer de toutes pièces un « État palestinien » au cœur d’Israël n’est pas seulement une faille du raisonnement logique et une faute morale et politique. En réalité, les propos d’A. Finkielkraut accusant les « colons » de Judée Samarie d’exactions envers les Palestiniens ne relèvent nullement d’un raisonnement logique, comme cela ressort parfaitement de sa phrase sur la « consolation de l’innocence » (voir ci-dessous le verbatim de ses propos).
Finkielkraut, qui connaît très mal Israël aujourd’hui, se complaît dans l’évocation d’un Israël d’antan qui ressemble aux belles photos sépia de Didier Ben Loulou. Mais cette image d’Épinal ne résiste pas à l’examen des faits. Itshak Rabin, son héros, n’était pas un saint et avait lui aussi (tout comme Ben Gourion) ses facettes sombres. Quant à l’affirmation selon laquelle le gouvernement actuel représenterait les héritiers de l’assassin de Rabin, elle abaisse le débat politique au niveau du mensonge et de la calomnie les plus éhontés. L’innocence mythique d’un Israël “idéal” d’avant 1967, porté aux nues par le philosophe parisien, relève en fait d’un type de pensée archaïque. Israël n’a jamais été « innocent » au sens où l’entend Alain Finkielkraut et il n’est jamais devenu “coupable”, au sens où celui-ci dénonce les “colons” de Judée-Samarie… Tout ce discours sur la culpabilité et l’innocence consiste en définitive à faire d’une partie des Israéliens (les “colons”) des boucs émissaires, en croyant ainsi “sauver” les autres Israéliens (et les Juifs de diaspora) de la vindicte antisémite.
3.
En débattant avec lui sur la chaîne Mosaïque, j’avais fondé le frêle espoir de faire bouger, ne serait-ce que d’un centimètre, Alain Finkielkraut de ses positions. J’ai réalisé depuis que cet espoir était vain. L’intellectuel juif français reste vissé à sa pensée magique, reposant sur l’opposition binaire entre un Israël fantasmé totalement innocent et un Israël tout aussi fantasmatique, entièrement coupable, celui des “colons” ou de Benjamin Nétanyahou (au sujet duquel Finkielkraut affirme régulièrement que “le problème d’Israël n’est pas le Hamas mais Nétanyahou”).
C’est le cœur lourd que j’assiste, comme beaucoup d’amis d’Israël, à la défaite de la pensée de l’auteur du Juif imaginaire et de la Réprobation d’Israël. Au-delà de l’aspect personnel et anecdotique, il y a là un phénomène grave : celui d’intellectuels juifs qui font défection alors qu’Israël combat pour sa survie. Ceux qui joignent leurs voix, fut-ce à contrecœur ou “le cœur lourd”, à celles des ennemis d’Israël en cette heure critique participent eux aussi à la victoire de la pensée magique et à la vague planétaire de détestation d’Israël.
© Pierre Lurçat
NB Je donnerai une conférence à Bordeaux le mardi 27 janvier et présenterai à cette occasion mon dernier livre, Jusqu’à la victoire ! La plus longue guerre d’Israël. (Détails à venir. Inscription via inscription [email protected])
Alain Finkielkraut nous parle de son livre Le Cœur lourd | Gallimard
D’un côté, je vois l’antisémitisme monter, notamment dans les universités occidentales. Un antisémitisme qui prend prétexte d’Israël pour nazifier les juifs par l’accusation de génocide. Je ne veux rien concéder à cet antisémitisme.
D’un autre côté, je ne veux pas non plus oublier ce qui se passe aujourd’hui en Israël : les attaques quotidiennes perpétrées par les colons de Cisjordanie contre les paysans et les éleveurs palestiniens, le saccage des champs d’oliviers… Cela me bouleverse.
Face à cet antisionisme virulent qui tourne à l’antisémitisme, je suis solidaire d’Israël. Mais de quel Israël ? Entre les héritiers d’Yitzhak Rabin et les disciples de son meurtrier, je ne peux pas ne pas choisir. C’est encore cela, « le cœur lourd ». Pour la première fois de notre histoire, nous devons faire face à la haine sans avoir la consolation de l’innocence.
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[1] “Je plaide depuis bientôt quarante ans pour la fin de l’occupation et la solution de deux Etats. Et je reviens inlassablement à la charge, je prends même le risque du radotage…” (A. Finkielkraut, A la première personne, p. 47).

Un intellectuel, pas un sociologue! Alain ne comprend pas grand chose au conflit israeloarabe. Pourtant, il s’ agit tout simplement d’ une guerre de religion, une guerre existentielle, mais ce qui est évident nécessiterait de sa part une analyse profonde. Sénilité ? Aveuglement ? Bêtise ? Compromission ? Angélisme ?
« conflit israélo-arabe il s’agit d’une guerre de religion, une guerre existentielle »
Autant nul ne peut nier l’existentialité au cœur du conflit face à un ennemi qui envahit et colonise par la terreur le génocide le pogrome, autant j’ai un doute quant à l’unicité du motif religieux : Israël est composé d’une grande partie d’ashkénazes (typés blancs pour faire simple) venus du continent Européen (Russie comprise) …
Tant d’événements passés et présents démontrent le caractère raciste envers la présence de blancs européens, que ceux-ci aient été s’installer hors de leur continent d’origine ou bien même comme autochtones attaqués et menacés d’intinction sur leurs terres.
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Pour lesdits racistes la cohabitation est insupportable. Elle devient impossible dès lors que les ambitions terroristo-haineuses des antiblancs s’envisagent réalisables, activement soutenues par les traîtres et collabos qui au plus haut niveau des gouvernances tentent insatiablement de faire croire le contraire, quitte à en faire un logiciel de pensée unique qu’ils tentent d’imposer par la force sous menace de répression ‘juridique’ jusqu’à la soumission totale des envahis/remplacés.
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Ces mêmes forces du mal composées de séniles et de pourris corrompus veulent étendre leur sinistre entreprise à Israël pour y installer le cheval de Troie, articulant des prétextes fallacieux sur fond de démagogie enculédeleurmériste (la solution ADEUZÉTA) …
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@V
Je pense qu’ il faut étendre le débat au delà du refus du blanc européen par les islamistes. Le problème est l’ islam, je fis bien l’islam et non l’ islamisme, qui considère le territoire qu’ il occupe ou a occupé comme terre musulmane, interdite à l’ autre ou tolérance à l’ autre s’ il accepte la dhimmitude. Un refus absolu de l’ altérité. Mais Alain a une vision bien superficielle, bien primaire du Moyen-Orient. Comprendre la complexite est au delà de ses possibilités.
Finkielkraut ne conçoit le juif que dans la position d’une victime, et pas d’un patriote fier de ses racines, de son histoire et de son pays. Il ne peut donc pas apprehender ce qu’il se passe en Israël. Israël se bat pour sa survie sur plusieurs fronts. De plus les fameux colons sont des juifs qui vivent sur leurs terres ancestrales, ils n’occupent rien du tout. Enfin il y a aussi des attaques contre les éleveurs israéliens régulièrement de la part des colons nazislamistes d’origine jordanienne.
cet historien qui qualifie les victimes des atrocitès du 7 octobre de colons !! ferait mieux lui! cette lumière !!de parler dans ces livres d histoire de la terrible repression de la france lors des emeutes de la population a madagascar alors colonie française en 1947 et faisant quelque 89 000 morts !!contre 150 colons français tuès !!mais la !!!bouche cousue !!rien pour les ecoliers !!silence !!c est comme ça !!
Ce juif que je respecte est devenu sénile …
Il a oublié que les juifs sont le peuple autochtone et les colons islamistes sont les terroristes voleurs de la terre et de l histoire Des juifs jusqu à leur nom Palestiniens nom donné exclusivement aux juifs qd l islam n existait même pas ( Hadrien).
Tous ces faux palestiniens sont venus des pays alentours . Pourquoi il ne parle pas de la Jordanie complètement inventée à la fin de la 2 eme guerre mondiale sur 80% des terres juives????
Pourquoi ne parle t’il pas des conquêtes islamiques qui ont volé par les massacres et les conversions forcées les peuples autochtones qui sont devenus 58 pays musulmans aujourd’hui ?????!!!
Le pauvre il fait de la peine il n a pas la culture sur le moyen orient juste des fantasmes idiots !!!
« Invasion » d’un lambeau de terre qui fut judéo-arabe à savoir Gaza, devenu judenrein par intifada.
Que les nations aient la mémoire courte sur 2000, 1000 pu même 500 ans. Ou même 70. Admettons. Ils n’ont pas les mêmes enjeux.
Mais là on parle de faits encore récents et de familles toujours à la rue suite à ces expulsions.
Avoir zappé ce point est donc symptôme de mauvaise volonté orchestrée.
D’ailleurs le fait que Médine soit une ville volée aux juifs devrait faire réfléchir les goyim de souche indo-européenne et de religion athée ou non-islamique sur leur sort prochain à Paris, Londres, Berlin, Madrid, Naples, Vienne, et tous territoires revendiqués par l’islam.