Apologie du terrorisme du Hamas : la peine de l’imam Ismaïl de Marseille réduite en appel ________________________________________
Il avait qualifié les attaques du 7 octobre de « légitime défense ».
La cour d’appel d’Aix-en-Provence a condamné vendredi l’imam Ismaïl, figure religieuse influente des quartiers nord de Marseille, à trois mois de prison avec sursis pour apologie du terrorisme, une peine réduite de moitié par rapport au jugement de première instance. Son avocat a confirmé la décision, rendue le 30 janvier, qui allège sensiblement les sanctions initialement prononcées.
De son vrai nom Smaïn Bendjilali, l’imam avait été condamné en mai 2025 par le tribunal correctionnel de Marseille à six mois de prison avec sursis pour avoir republié sur le réseau social X une vidéo qualifiant de « légitime défense » l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, qui avait fait plus de 1.200 morts côté israélien. La publication était accompagnée d’un commentaire personnel et avait été relayée auprès de ses quelque 11.000 abonnés.
En appel, la juridiction a maintenu la culpabilité pour apologie du terrorisme mais a réduit la peine et abandonné l’inscription au Fichier des auteurs d’infractions terroristes (Fijait), décidée en première instance. L’imam a toutefois été condamné à verser 2.000 euros de dommages et intérêts à la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), partie civile au procès. Comme lors du premier jugement, il a en revanche été relaxé pour une seconde publication incriminée.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de tensions entre l’imam et les autorités. La préfecture des Bouches-du-Rhône avait engagé un bras de fer avec lui, estimant que certaines de ses prises de position étaient « radicales ». En octobre dernier, le préfet avait ordonné la fermeture temporaire de la mosquée des Bleuets, où il prêche régulièrement. Cette décision avait toutefois été suspendue par le tribunal administratif.
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La réduction de peine en appel marque une étape judiciaire importante, sans clore pour autant les débats autour de la place et des responsabilités des responsables religieux face aux discours liés au terrorisme.
Source I24News
