Créteil : l’heure de vérité pour les meurtriers présumés d’Alain Ghozland

By  |  5 Comments

Ces deux jeunes accusés d’avoir tué l’ancien conseiller municipal (LR) lors d’un cambriolage se retrouvent à partir de ce vendredi devant la cour d’assises.
Par Denis Courtine, Fanny Delporte et Agnès Vives
Le 14 novembre 2019 à 19h20, modifié le 14 novembre 2019 à 21h14
Sa vie, c’était sa vieille maman avec qui il habitait, sa pratique religieuse et son activité de conseiller municipal. Une vie simple, discrète et sans histoire. Et puis tout a basculé le 11 janvier 2016. Quand deux jeunes de Créteil ont estimé qu’ils pouvaient se faire 40 000 € en attaquant ce retraité chez lui.
Finalement, ils sont repartis avec un peu d’or, une voiture et un mort sur la conscience. Djibril F. et Ramzi M. sont jugés à partir de ce vendredi aux assises à Créteil pour le meurtre d’Alain Ghozland le 11 janvier 2016. Ils encourent la perpétuité.
La famille de la victime sera présente. Avec énormément de questions. Car des zones d’ombre entourent ce drame. On ne sait toujours pas lequel des deux accusés, dont les versions n’ont cessé de fluctuer, a « saucissonné » Alain Ghozland pendant que son complice fouillait l’appartement.

Aucun des deux n’explique non plus les blessures infligées à la victime dont l’autopsie révélera une mort par asphyxie. « Cela ne changera pas la responsabilité des accusés qui sont coauteurs mais il est très important de comprendre ce qu’il s’est passé précisément ce jour-là », souligne Olinka Malaterre, l’une des deux avocates de la douzaine de parties civiles.
On ne sait pas comment au départ Alain Ghozland, un pilier de la communauté juive de Créteil, devient la cible de Djibril F, un petit voyou de Créteil déjà condamné à sept reprises et porteur d’un bracelet électronique au moment des faits et de son copain Ramzi M. Rien ne permet en tout cas d’accréditer la piste d’un mobile antisémite assez vite abandonnée. Les avocats du premier n’ont pas souhaité s’exprimer avant le procès. Ceux du second n’ont pas pu être joints.
Achat de gants et cagoules
Les deux copains se retrouvent en tout cas au Décathlon de Créteil pour acheter des gants, des cagoules et une cordelette. Direction ensuite la rue du Général-Larminat où vivent Alain Ghozland et sa maman, absente au moment des faits.
En fin de matinée, les deux hommes tapent à la porte avec insistance. Le retraité, qui avait pourtant déposé une main courante après s’être retrouvé dans la même situation quelques mois plus tôt, décide cette fois d’ouvrir. Djibril le saisit par l’arrière et le pose « doucement » sur le dos, selon ses déclarations. Son complice fouille ensuite l’appartement.
Puis les rôles s’inversent. Ils repartent finalement, semble-t-il, avec le portefeuille, deux gourmettes en or et l’Austin d’Alain Ghozland. Aucune violence n’est exercée sur lui sinon une main posée sur sa bouche, assurent-ils.
Newsletter Val-de-Marne
Chaque matin, l’actualité de votre département vue par Le Parisien
Votre adresse mail est collectée par Le Parisien pour vous permettre de recevoir nos actualités et offres commerciales. En savoir plus
Seulement voilà, cela ne colle pas du tout avec les constatations. Alain Ghozland présente plusieurs blessures montrant qu’il ne s’est pas laissé faire. Deux fractures ont également été constatées au niveau des côtes. Outre la cordelette, un ruban adhésif a également été retrouvé.
Des écoutes téléphoniques accablantes
Il y a ensuite les écoutes téléphoniques accablantes des policiers. Djibril F. dira ainsi à une amie à propos de Ramzi : « Il l’a étouffé, il a mis sa main dans la bouche, il a bouché le nez et la bouche avec sa main […] J’vois le mec il est bleu […] J’tape avec mon pied et j’vois il bouge plus, je dis oh la la Ramzi, tu l’as tué ».
Le même Ramzi confiera à la même amie, qui sera un temps mis en examen comme sa sœur pour non-dénonciation de crime, qu’il avait « directement étouffé » la victime.
Alors que s’est-il passé? « Cela fait quatre ans qu’on attend ça, confie une des nièces d’Alain Ghozland. On veut la vérité. On a besoin de comprendre, comprendre ce qui a bien pu se passer, pourquoi lui. On espère aussi que ça ne se reproduise plus jamais. » La mère de la victime, très impliquée dans la préparation du procès ne connaîtra, elle, jamais la vérité. La centenaire est morte il y a trois semaines.
Source :
http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/creteil-l-heure-de-verite-pour-les-meurtriers-presumes-d-alain-ghozland-14-11-2019-8193303.php

happywheels

5 Commentaires

  1. Yaacov

    15 novembre 2019 at 6 h 55 min

    Les juges qui laissent les futurs criminels dehors sont complices de ces assassins .

    Toujours les mêmes ces ordures muslim

    Vite la chaise electrique pour être débarrassé et faire des exemples

  2. LOISONS

    15 novembre 2019 at 7 h 41 min

    J’espère qu’ils prendront perpétuité ces deux B…….

  3. Paul06

    15 novembre 2019 at 7 h 56 min

    attendre une condamnation de la part de la justice serait bien naïf.

  4. capucine

    15 novembre 2019 at 16 h 42 min

    pourquoi la justice considère toujours que c’est un présumé assassin ? ils n’ont pas assez de preuves que c’est un assassinat prémédité et surtout anti-Juif !!

  5. vrcngtrx

    15 novembre 2019 at 18 h 03 min

    « Djibril un voyou déjà condamné à sept reprises et porteur d’un bracelet électronique »
    c’est là qu’on peut juger de l’efficacité d’un telle mesure pour ce type d’individus

    .
    « Rien ne permet d’accréditer la piste d’un mobile antisémite assez vite abandonnée »
    bin tiens, toujours la même chanson

    .
    « On espère aussi que ça ne se reproduise plus jamais. »
    je doute qu’on puisse espérer quoique ce soit en ce sens compte tenu des interrogations qui se posent encore alors que les aveux par téléphone sont probants

Publier un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *