Drogue : « LFI, qui se prétend humaniste, ferme les yeux sur un trafic qui tue des innocents chaque année »
Par Noémie Halioua
Chez LFI, les affaires de drogue fleurissent comme les arbres au printemps. D’abord une, puis deux, puis trois… et peut-être, au bout de l’allée, un arbre qui cache la forêt. C’est d’abord Louis Boyard qui a ouvert le bal, revendiquant sans honte à la télévision, en 2021, avoir vendu de la drogue dans sa jeunesse estudiantine. Puis Andy Kerbrat, interpellé par la police en 2024 en train d’acheter de la drogue avec ses frais de mandat. En 2026, c’est l’inénarrable Rima Hassan qui débarque en garde à vue pour « apologie du terrorisme », avec de la drogue de synthèse dans son sac. Le parquet évoque des « matières s’apparentant d’une part à du CBD (…) et d’autre part à de la 3MMC », quand la concernée dénonce une tentative de « diabolisation » dans le but de lui « nuire ». Néanmoins, voilà bien trois affaires, trois figures mélenchonistes éclaboussées publiquement par la consommation de stupéfiants, au point de conduire l’eurodéputée Marion Maréchal à lâcher le mot de
La formule volontairement provocatrice néanmoins touche juste : comment les membres d’un mouvement qui se prétend plus humaniste que les autres peuvent-il fermer les yeux sur un trafic qui tue des centaines d’innocents chaque année ? Un trafic qui provoque des violences de rue, des règlements de comptes, fait circuler des armes dans les quartiers les plus pauvres au point d’y aggraver l’insécurité quotidienne ? « Un joint a le goût du sang », rappelait le feu ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, qui avait fait de ce combat l’un des plus emblématiques de son passage à Beauvau. Cette phrase disait l’essentiel : la banalisation de certaines drogues masque un carnage humain.
Dès lors, si les affaires de drogue continuent de fleurir dans la sphère mélenchonniste, certaines questions deviendront inévitables : est-ce dans cet émoussement que se façonnent les programmes du parti ?
Mais le plus inquiétant, pour des personnalités de premier plan engagées en politique, est que la drogue constitue un paradis artificiel qui altère le jugement et trouble le rapport au réel, brouille la frontière entre rêve et réalité. « Le bon sens nous dit que les choses de la Terre n’existent que bien peu, et que la vraie réalité n’est que dans les rêves », écrivait Baudelaire dans Les Paradis artificiels. Et la consommation de produits stupéfiants ne fait qu’aggraver cet attrait pour les réalités alternatives.
Dès lors, si les affaires de drogue continuent de fleurir dans la sphère mélenchoniste, certaines questions deviendront inévitables : est-ce dans cet émoussement que se façonnent les programmes du parti ? Celui qui prétend sauver la France tout en l’enfonçant dans l’abîme de la dette, en conciliant petits-bourgeois masochistes et immigrés en colère, en jouant l’alliance improbable des super-progressistes et des super-conservateurs… À quel point étaient lucides les conseillers qui ont jugé bon de proposer d’abroger le délit d’apologie du terrorisme, alors que notre pays se remet à peine de l’attentat du Bataclan ?
Le pompon sur la pouponnette reste d’avoir accordé la casquette de député à un triple fiché S. Raphaël Arnault, ex-porte-parole de la Jeune Garde, soupçonné d’avoir un lien avec la mort de Quentin Deranque, qui a fait son retour triomphal à l’Assemblée nationale. Le 1er avril, comme une blague cruelle à l’endroit des citoyens lucides, il réapparaît sûr de lui, les yeux défiants, sous les ors de la République, au point de se demander parfois si l’on n’est pas soi-même plongé dans un mauvais rêve.
Source Le Figaro

