Emmanuel Macron sur le « chemin de Damas » ou le comble de la forfaiture
TRIBUNE. La visite officielle du chef de l’État lundi à l’ancien chef djihadiste Ahmed al-Chareh en Syrie est plus qu’un faux pas diplomatique : une faute.
e suggérerais volontiers à notre ministre de l’Éducation nationale de proposer l’année prochaine comme sujet du bac philo, la question suivante : quel est le comble de la forfaiture en politique ? En ajoutant même : de la sotte forfaiture.
Nos jeunes élèves, sans remonter loin dans l’histoire de France, pourraient alors se référer au président Emmanuel Macron se rendant en visite officielle à Damas le 6 juillet 2026 pour adouber définitivement le sanguinaire potentat syrien Ahmed al-Chareh, qu’il avait déjà reçu à l’Élysée après sa mise à bas de Bachar el-Assad, son rival en tyrannie implacable. Que la malheureuse Syrie soit simplement passée de Charybde en Scylla ne l’avait pas fait reculer.
Quelques jours avant le bac, je publierais une autre tribune pour alimenter la réflexion de nos élèves sur cette inconcevable volonté de « normaliser » nos rapports avec l’une des plus sombres figures des crimes djihadistes – volonté aussi sordide moralement que criminelle politiquement puisque le prix payé par la France a été celui de la trahison de nos alliés kurdes, seul rempart dont nous disposions dans la région pour nous défendre contre le terrorisme.
Je leur rappellerai que les Kurdes nous avaient démontré dix ans durant leur capacité à nous protéger en éliminant territorialement Daech avec notre appui – au prix de 36 000 tués et blessés dans leurs rangs – et que cette efficace loyauté avait permis la fin des attentats de masse en France.
L’abandon sans scrupule des Kurdes
Ils constateraient alors que notre bouclier a désormais disparu. Pire, ils apprendraient que Macron avait, dès 2025, suivant en tous points la politique de Trump, abandonné sans scrupule les Kurdes aux mains des islamistes d’Al-Chareh dans un spectaculaire et incompréhensible retournement d’alliance, laissant même le despote de Damas récupérer subrepticement les terroristes les plus dangereux que les Kurdes gardaient pour nous dans leurs prisons.
Ces terroristes étant désormais dans la nature. Je dirais à nos filles et garçons qu’ils ont raison de craindre de les voir revenir un jour sur notre sol, emplis d’une sainte vengeance islamiste, puisque cette mauvaise affaire nous a ramenés en arrière, aux temps maudits des années 2012-2013 où le djihadisme fermentait dans les plaines de l’ancienne Mésopotamie.
Ils sauraient alors que nous avons à craindre de nouveaux attentats de masse puisque notre président a commis l’ensemble des fautes sécuritaires qu’un homme d’État d’expérience ne commet jamais – et perdu en même temps son honneur comme celui de notre pays. Dégât collatéral : qui voudra s’allier avec nous demain avec cet épuisement de la fiabilité de notre parole partout dans le monde ?
Devant cet état des lieux, les jeunes qui voudraient bien me lire pour préparer leur copie du bac, se désoleraient sûrement de constater, stupéfaits, qu’après avoir laissé nos alliés Kurdes se faire massacrer par les islamistes d’Al-Chareh entre janvier et février 2026, nous les contraignons depuis à une chose surréaliste décidée par les Américains : fondre ce qui reste de leurs unités militaires dans la nouvelle armée de Damas dont le noyau dur est constitué de purs djihadistes.
Tout cela au prétexte de ramener la paix en Syrie. D’un point de vue existentiel, c’est comme si, pendant la Seconde Guerre mondiale, Roosevelt avait demandé à De Gaulle d’intégrer les soldats de la France libre à la milice de Darnand, sous la supervision des SS pour mettre fin aux dissensions entre Français. Rien de moins.
Des progrès balayés
Car ce qui s’était joué entre le Tigre et l’Euphrate était une guerre quasi métaphysique entre deux modèles de société radicalement opposés : d’un côté l’obscurantisme religieux des organisations islamistes, de l’autre le projet politique d’une Syrie démocratique et laïque ayant institué l’égalité entre les hommes et les femmes dans toutes les institutions. Ces progrès avaient été acquis dans le nord de la Syrie grâce aux Kurdes.
Le Code civil avait terrassé la charia. Une victoire pour nous, une horreur pour la plupart des régimes du Moyen-Orient, à commencer par celui des Turcs, mentors d’Al-Chareh qui déroulent depuis des années leur agenda anti-occidental, financé par les pétrodollars Qatari.
Pour satisfaire ces régimes, nous avons balayé l’acquis Kurde d’un revers de main et laissé en jachère nos intérêts sécuritaires. Voilà le bilan. Quand nos dirigeants s’y mettent, ils peuvent se montrer les meilleurs pour perdre politiquement une guerre après l’avoir gagnée militairement. Les soldats Français ayant combattu aux côtés des Kurdes sont remplis d’une sombre amertume.
Je soulignerais ensuite à l’intention de nos élèves que leur président, maître du « en même temps », aura fait entrer Marc Bloch au Panthéon juste avant d’aller serrer la main d’Al-Chareh – ou comment honorer d’un côté une hauteur d’âme peu commune face au totalitarisme, de l’autre se conduire à l’exact opposé des valeurs pour lesquelles l’auteur de L’Étrange défaite s’était sacrifié.
Trump pire que Macron
Je poursuivrais en rappelant quelques menues vétilles : au début des « Printemps arabes », Al-Chareh a été l’un des lieutenants d’Abou Bakr al-Baghdadi, l’émir de Daech – initiateur des attentats en France à partir de 2015 – avant d’aller fonder en Syrie le mouvement Al-Nosra, filiale d’Al-Qaïda, responsable de la destruction des tours jumelles de New York en 2001.
Du point de vue de l’impensable, Trump se révèle encore plus incroyable que Macron. Qui aurait pu imaginer qu’il soutienne un jour l’un des descendants spirituels de Ben Laden au détriment des Kurdes qui n’ont jamais tué un seul Américain. Le monde à l’envers. Si tout cela ne ressemblait pas à un sinistre cauchemar, je dirais que nous vivons chez les fous.
Bien entendu, les politiques et diplomates qui ont poussé Macron à faire table rase du passé en Syrie ont leurs arguments. Le premier repose sur un mantra simpliste qui permet tout : Al-Chareh a changé. C’est un repenti. Ses crimes sont réels mais anciens. Il n’est plus le même. En témoignent ses costumes bien coupés et ses cravates parfaitement ajustées. N’a-t-il pas d’ailleurs raccourci sa barbe ? Voilà un beau tour de passe-passe.
C’est comme si au procès de Nuremberg nous avions accepté que Göring ou Ribbentrop intègrent les nouvelles instances de l’Allemagne s’ils avaient demandé publiquement pardon pour leurs crimes. Un islamiste aussi puissant mentalement qu’Al-Chareh le demeure à jamais, comme un haut dignitaire nazi serait resté pour toujours un nazi convaincu.
Ce qui n’a jamais empêché les uns et les autres de se montrer pragmatiques quand nécessité fait loi. C’est ce à quoi s’emploie Al-Chareh aujourd’hui. À montrer pattes blanches. Mais le fond idéologique demeure. Souvenons-nous des récents massacres commis par ses sbires contre les Alaouites et les Druzes. Ce fond reprendra ses droits quand les circonstances le permettront.
SOURCE LE POINT

Al Joulani,à l’occasion du voyage de mr macron en syrie,en profitera sans doute pour taper la france de quelque argent que mr macron s’empressera de lui donner ce,malgré la faillite de la france.
j’attends le discours grandiloquent que mr macron ne manquera pas de prononcer en tapant bien sûr evidemment sur Israel,le tout abondement relayé par les « journalistes et photographes. »amenés dans ses bagages.
Adresse au roi des cons et à son entourage,
Les Israeliens ont conquis le plateau du Golan qui est maintenant une terre Israelienne.Nous avons des bases en syrie dont nous ne sommes pas près de partir,cela par manque de confiance et de garanties.La taqiah arabe, nous la connaissons que trop bien.Mr mmacron, encore 10 mois à sevir…C’ josephest long
pas relu plantage « mr macron,encore 10 mois à sevir..C’est long
israel va en prendre plein la gueule !de plus il court le bruit que le ministre français des affaires etrangères pourrait bien se rendre a teheran pour les funerailles du guide supreme!!!
pas prêts et non pas près.Toutes mes confuses joseph
Macron devrait se mettre dans le crâne que la Syrie n’a jamais perdu ses visées sur le Liban .
Lui qui se veut le défenseur de ce pays (en paroles) tout en l’abandonnant au Hezbollah et critiquant Israël attaqué de toutes parts.
Ce mec me fait gerber…. Il ne cesse de gesticuler comme un pauvre pantin qu’il est .
Je comprends que sa femme lui file des tartes dans sa gueule .