Exercice du droit de réponse – Article « Evelyne Gougenheim : « Étrange silence autour des Sifréi Torah « volés » »
Monsieur le Directeur de la publication,
En réponse à l’article d’Evelyne Gougenheim publié sur liguedefensejuive.com
L’article d’Evelyne Gougenheim procède à un amalgame aussi regrettable qu’infondé entre un délit actuellement en
cours d’élucidation et des considérations idéologiques sans aucun lien avec les faits, ayant pour effet de jeter, sans
le moindre fondement, le discrédit sur le Consistoire de Paris. De tels propos sont profondément indignes et nous les
condamnons avec la plus grande fermeté. Qu’une procédure judiciaire en cours puisse être ainsi instrumentalisée
pour servir des considérations étrangères aux faits et à la manifestation de la vérité constitue une dérive inacceptable.
L’ACCIL et le CCL entretiennent, comme de nombreuses communautés associées, des relations institutionnelles avec
le Consistoire de Paris. Cette réalité ne dispense toutefois pas de l’exigence de rigueur qui s’impose à tout travail
journalistique. L’ACCIL, le CCL et le Consistoire de Paris sont des personnes morales distinctes, chacune dotée de
sa propre personnalité juridique, de ses organes de gouvernance et exerçant les missions qui lui sont propres. En
l’espèce, l’article entretient une confusion entre ces différentes structures, sans s’attacher à vérifier des éléments de
fait pourtant essentiels.
S’agissant des faits évoqués, une enquête judiciaire est actuellement en cours. C’est précisément pour cette raison
que les commentaires spéculatifs — fussent-ils présentés comme émanant de prétendues « sources » — ne sauraient
tenir lieu d’information. Formuler des hypothèses sur les motivations du ou des auteurs, sur l’identité de l’entité
gestionnaire ou encore sur une prétendue dissimulation médiatique relève davantage de la conjecture que du
journalisme. L’ACCIL ne commentera pas une procédure en cours et n’entend pas se substituer à l’autorité judiciaire,
seule compétente pour établir les faits.
L’ACCIL continuera d’exercer ses missions au service de la communauté de Levallois avec la rigueur, la transparence
et le sens des responsabilités qui guident son action depuis toujours.
L’ACCIL se réserve enfin l’ensemble des droits que lui confère la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, ainsi
que toutes les voies de recours de droit commun à l’encontre de toute allégation, imputation ou présentation inexacte,
non vérifiée ou de nature à porter atteinte à sa réputation.
Rav Chalom LELLOUCHE Philippe COHEN
Rabbin de Levallois Président du CCL
