Ignoble : sous prétexte du coronavirus, un député communiste appelle à la libération d’un terroriste anti-israélien détenu en France

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Le député communiste des Bouches du Rhône, Pierre Dharréville, a appelé la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, à libérer le terroriste libanais anti-israélien Georges Ibrahim Abdallah, dans le cadre de la libération anticipée de prisonniers en fin de peine voulue par la garde des sceaux dans le contexte de l’épidémie de coronavirus.
“À plusieurs reprises, déjà, j’ai eu l’occasion de vous interpeller sur la situation de Monsieur Georges Ibrahim Abdallah, le plus ancien détenu de France. En effet, il se trouve en détention depuis 1984 et l’Etat refuse systématiquement toutes ses demandes de sortie malgré le fait que sa peine de sureté est terminée depuis 1999”, écrit l’élu dans un courrier adressé à la ministre de la Justice, rappelant le souhait de la garde des sceaux de libérer 5000 détenus.
“Il serait incompréhensible que Monsieur Georges Ibrahim Abdallah n’y figure pas, sachant qu’il pourra être hébergé dignement à sa sortie. C’est une mesure élémentaire de respect des droits de l’homme dont il s’agit”, conclut-il.
En 2018, le président libanais Michel Aoun, proche du groupe terroriste Hezbollah, s’était engagé à faire pression sur la France pour obtenir la remise en liberté du terroriste anti-israélien.
Ancien chef des Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL), Georges Ibrahim Abdallah avait été arrêté à Lyon en 1984 puis condamné à perpétuité pour complicité dans les assassinats, en 1982 à Paris, de deux diplomates, l’Américain Charles Robert Ray et l’Israélien Yacov Barsimantov.
Éric Hazan

Source :
https://www.lemondejuif.info/2020/04/ignoble-sous-pretexte-du-coronavirus-un-depute-appelle-a-la-liberation-dun-terroriste-anti-israelien-detenu-en-france/


Georges Ibrahim Abdallah, né le 2 avril 1951 à Kobayat au Liban, est un militant communiste libanais. Considéré comme le chef de la Fraction armée révolutionnaire libanaise (FARL) en France, il est emprisonné en 1984 et condamné en 1986. En 1987, il est condamné à la réclusion à perpétuité pour complicité d’assassinat.
Son engagement politique débute dans les rangs du Parti social nationaliste syrien (PNSS) pour rejoindre ensuite, dès 1971, le Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP).
L’engagement de Georges Abdallah est motivé par la cause palestinienne et les invasions successives de l’armée israélienne au Sud Liban, en 1978 et 19823 lancées en réponse des multiples attaques palestiniennes contre la frontière nord d’Israël. Il est d’ailleurs blessé lors de l’invasion israélienne du Sud Liban en 1978. Selon le Mossad, il est un proche de Georges Habache, le chef du FPLP. Il participe à la création de la Fraction armée révolutionnaire libanaise, organisation se déclarant communiste et anti-impérialiste, dont il dirige les opérations en France sous les pseudonymes Salih al-Masri et Abdu-Qadir, la base de ce groupe étant à Lyon. Un ancien membre des FARL confiera à Aljazeera.net en 2009 :
« Nous avons décidé de mener des actions à l’étranger, notamment en Europe, plutôt qu’au Liban, conformément au slogan : frapper l’ennemi partout où il se trouve3. »
En 1982, les FARL revendiquent l’assassinat du lieutenant-colonel Charles R. Ray (en), attaché militaire américain à Paris (le 18 janvier 1982), et de Yacov Barsimentov, diplomate israélien (le 3 avril 1982), et blessent gravement (le 26 mars 1984) Robert Onan Homme, consul américain à Strasbourg.
Il est arrêté à Lyon le 24 octobre 1984, où il est condamné le 10 juillet 1986. Dans le journal-mémoire qu’il a fait éditer, Jacques Attali, le conseiller du président français François Mitterrand, écrivait : « Mercredi 6 mars 1985… il n’est inculpé que de faux et usage de faux. Il dispose d’un vrai-faux passeport algérien ». Les autorités américaines et israéliennes exercent de vives pressions afin de faire alourdir sa condamnation.
Le 23 avril 1985, les FARL enlèvent Gilles Sidney Peyroles, attaché culturel de la France à Tripoli et fils de l’écrivain Gilles Perrault, et réclament la libération de Georges Abdallah. Yves Bonnet, alors patron de la DST, négocie avec les services secrets algériens (directement avec le colonel Lakehal Ayat, directeur central de la Sécurité militaire, et le commandant Smaïn Lamari, directeur de la sécurité intérieure algérienne) l’échange qui est sur le point d’aboutir. Mais la découverte dans une des planques des FARL d’une arme ayant servi à abattre Charles Ray et Yacov Barsimentov a raison de cet arrangement. Georges Ibrahim Abdallah est condamné dans un premier temps à quatre ans de prison, pour détention d’armes et de faux papiers7.
Puis, il est à nouveau jugé par la cour d’assises spéciale pour complicité d’assassinat le 28 février 1987. La justice le condamnera finalement à la perpétuité.
En 1987 sort un livre confession de Jean-Paul Mazurier, avocat de Georges Ibrahim Abdallah, qui raconte comment et pourquoi il a trahi son client et a pris contact avec les services secrets français (DGSE). Néanmoins, la validité du procès ne sera pas remise en cause. Georges Abdallah aura ensuite Jacques Vergès comme avocat, jusqu’à la mort de celui-ci en 2013, puis Jean-Louis Chalanset.

Dans l’éventualité où cet assassin serait gracié il y a fort a parié qu’il sera éliminé par les services américains ou israéliens.

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4 Commentaires

  1. Branlant

    8 avril 2020 at 16 h 55 min

    Une honte de plus, je suis désolé amis Israéliens .Les hommes ont vite fait d’oublier ………

  2. Françoise SAADOUN

    8 avril 2020 at 16 h 58 min

    qu’on le renvoie chez lui – son compte est bon- on a assez de merde en prison ici et une de moins fera de la place pour la suivante- les communistes sont d’une intelligence remarquable-

    • Franccomtois

      9 avril 2020 at 13 h 50 min

      Francoise á titre personel,je suis trés content de vous retrouver sur ce site.Les politiques me dégoûte au plus haut point par les temps qui courrent,pas un pour rattraper l´autre,tous des affairistes sans foi ni loi.Sacré coco pas plus de 3% laché par la classe ouvriere qu´ils n´ont fait que trahir avec la CGT de merde et ils osent encore l´ouvrir avec un passé si peu glorieux,allez hop dans les poubelles de l´histoire.

  3. josué bencanaan

    8 avril 2020 at 17 h 35 min

    ces communistes sont des ordures et encore le mot est faible

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