« Make Israel and America Great again! » Donald Trump Netanyahou et la recomposition du monde après le 7-Octobre.
Par Pierre Lurçat
1.
A travers le refus européen unanime d’aider à garantir la liberté de circulation maritime dans le détroit d’Ormuz, c’est un sinistre remake de l’histoire qui se joue. On pense évidemment à la fermeture du détroit de Tiran aux navires israéliens par l’Egypte, qui déclencha la guerre des Six Jours. Et comment ne pas penser, aussi et surtout, au fameux “Mourir pour Dantzig?”, titre de l’éditorial du pacifiste et collaborationniste Marcel Déat, le 4 mai 1939. La demande américaine adressée aux “alliés” européens est ainsi le révélateur d’une lâcheté politique, qui demeure aujourd’hui le seul ciment d’une Europe divisée sur bien des sujets, mais unanime dans son refus d’aider les Etats-Unis et Israël dans leur juste guerre contre le régime iranien sanguinaire.
“Les Européens refusent d’être entraînés par Donald Trump dans sa guerre contre l’Iran”, titre Le Monde, et ce titre a lui aussi des résonnances sinistres…. “SA guerre contre l’Iran” ? Comme s’il s’agissait de la lubie personnelle de Trump, que les médias et les chancelleries européennes se complaisent à décrire (dans le meilleur des cas) comme un excentrique, “imprévisible” et “mercantiliste” (selon F. Encel). L’anti-américanisme européen est un bien mince paravent à la détestation d’Israël.
2.
Israël qui s’avère dans cette guerre, comme l’a reconnu le président américain lui-même, le seul allié fiable et sérieux des Etats-Unis face à l’Iran. Après la reculade britannique face à l’attaque contre la base militaire de Chypre et après les innombrables lâchetés de Macron, qu’on ne compte plus (la dernière en date étant son appel répété à Israël pour ne pas attaquer le Hezbollah sur le sol libanais), voici que l’Allemagne elle-même se range dans le camp de la couardise et du déshonneur, par la voix de son ministre de la Défense :
“Ce n’est pas notre guerre, nous ne l’avons pas déclenchée. » a déclaré Boris Pistorius, disant tout haut ce que pensent tout bas Macron et cjava-scripts. Comment ces mêmes pays pourront-ils demander demain aux Etats-Unis de les protéger contre une menace à leur propre sécurité, venant de la Russie ou d’ailleurs ? Leur lâcheté face à l’Iran les aveugle tellement, qu’ils perdent de vue leurs propres intérêts géopolitiques.
3.
Mais l’essentiel n’est sans doute pas là. Dans le monde redessiné par l’attaque préventive (on ne cessera de le répéter) contre la menace nucléaire iranienne, Israël sous la direction de B. Nétanyahou et les Etats-Unis de Donald Trump apparaissent comme les deux seuls phares d’un Occident qui a renoncé au courage de sa propre survie. C’est sans doute le phénomène le plus marquant de la recomposition du monde après le 7-octobre : Israël est devenue une puissance régionale incontournable – et certains disent même, une puissance internationale – tandis que l’Axe du mal se délite et court à sa perte.
L’Europe (et la France) ne comptent plus sur la scène internationale et les États-Unis sont redevenus la première (et pour ainsi dire la seule) grande puissance, avec l’aide d’Israël. “Make America great again” et “Make Israël Great again !” : les promesses respectives des deux grands dirigeants que sont Donald Trump et Benjamin Nétanyahou sont en voie d’être tenues. Pour le plus grand bien de leurs peuples respectifs, du peuple iranien et de tous les peuples épris de liberté. Ad hanitsahon! *
P. Lurçat
* « Jusqu’à la victoire ! » Slogan apparu pendant la guerre déclenchée le 7-Octobre. C’est le titre de mon dernier livre, Jusqu’à la victoire ! la plus longue guerre d’Israël, disponible sur Amazon, à la librairie du Foyer à Tel-Aviv et au centre Begin de Jérusalem.
Source Tribune Juive
