Poursuivi pour apologie du terrorisme, l’ancien élu local Ismaël Boudjekada sera fixé sur son sort ce mardi

By  |  0 Comments

Le militant franco-algérien était notamment poursuivi pour plusieurs messages publiés sur les réseaux sociaux après l’attaque terroriste du 7 octobre.
Un ex-élu de la République bientôt condamné pour apologie du terrorisme ? La 17e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris rend son délibéré ce mardi 19 mai à 13h30 dans le procès d’Ismaël Boudjekada. L’ancien élu municipal du Doubs – il n’a pas été réélu au sein du conseil municipal de la commune de Grand-Charmont, près de Montbéliard, lors des municipales 2026 – comparaissait fin février 2026 pour plusieurs faits commis entre novembre 2023 et novembre 2024.
D’une part, Ismaël Boudjekada était accusé d’avoir divulgué sur son compte X des informations personnelles exposant autrui à un risque, au préjudice de trois personnes. D’autre part, il devait répondre de six infractions d’apologie d’un acte de terrorisme en ligne, après plusieurs messages publiés sur le même réseau social. En octobre 2024, Ismaël Boudjekada s’était par exemple exprimé en ces termes sur X après l’élimination par l’armée israélienne du chef du Hamas Yahya Sinouar : «Un héros est mort» et «ce martyr est l’un des plus chanceux d’entre nous». En août 2024, il avait encore affirmé dans une vidéo, au sujet des attaques terroristes du 7 octobre en Israël : «c’était un petit peu mérité» et «tout le monde sera bien content quand le Hamas aura terminé le travail».
Bientôt député algérien ?
Lors du procès, le parquet avait requis dix-huit mois d’emprisonnement, dont six mois assortis du sursis simple avec possibilité d’aménagement de la peine sous bracelet électronique, ainsi que trois ans d’inéligibilité avec exécution provisoire et l’interdiction de contacter les victimes pendant 3 ans. Plusieurs personnes s’étaient portées partie civile, mais aussi des associations comme l’OJF, l’OJE, la LICRA, B’nai B’rith France, Avocats sans frontières, ou encore l’AFEPAS. Ismaël Boudjekada s’était défendu seul tout au long de l’audience, après avoir affirmé que son avocat l’avait «lâché» quelques jours avant le procès.
Le militant propalestine, qui revendique ouvertement son antisionisme et assume tous les propos pour lesquels il a été poursuivi, n’en est pas à sa première condamnation. En juin 2024, il avait déjà écopé de 20.000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité pour apologie du terrorisme devant le tribunal de Nanterre. Deux jours après le 7 octobre 2023, il avait qualifié le Hamas de «mouvement de résistance». N’étant pas en France, il avait été inscrit au fichier des personnes recherchées et deux mandats d’arrêt avaient été émis à son encontre dans le cadre de deux enquêtes du parquet de Paris. En mai 2025, il avait finalement été interpellé à l’aéroport de Mulhouse, à la descente d’un vol en provenance d’Arabie saoudite. Incarcéré dans un premier temps, il avait comparu libre, mais sous contrôle judiciaire lors de son procès.
Ce contrôle judiciaire l’oblige à rester en France, à pointer chaque semaine à la gendarmerie et, surtout, à ne plus rien publier sur le réseau social X. Ce qui n’empêche pas Ismaël Boudjekada de s’exprimer régulièrement sur d’autres réseaux, notamment TikTok, où il est suivi par plus de 400.000 personnes. Depuis la plateforme chinoise, il a ainsi appelé ses partisans à venir le soutenir au tribunal pour le rendu du délibéré. En mai, le militant franco-algérien avait même annoncé qu’il serait candidat pour devenir député algérien pour les personnes de nationalité algérienne résidant en France.
Source Le Figaro

happywheels

Publier un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *