Saint-Brieuc : Un néonazi récidiviste interpellé en possession de tracts antisémites

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PROVOCATION A LA HAINE RACIALE L’homme de 32 ans est également accusé d’injures visant le président de la République et le ministre de l’Intérieur
• Un militant néonazi a été interpellé mardi par les gendarmes dans les Côtes-d’Armor.
• Déjà condamné pour des faits similaires, il est accusé d’avoir tenu des propos antisémites sur Facebook dans le courant de l’été.
• Vingt-trois tracts « à caractère clairement antisémite » ont été découverts à son domicile.
L’enquête a démarré fin août après un signalement de la préfecture des Côtes-d’Armor suite à des propos antisémites tenus par un homme sur son compte Facebook. Peu de temps après, un autre signalement émanant de l’Observatoire juif de France est arrivé sur le bureau du procureur de la République de Saint-Brieuc. Il visait le même individu, accusé cette fois de propos injurieux visant Emmanuel Macron et Gérald Darmanin sur le réseau social.
Menée par le groupement de gendarmerie départemental des Côtes-d’Armor, l’enquête a débouché sur l’interpellation du suspect mardi matin. Lors de la perquisition de son domicile, les militaires ont mis la main sur vingt-trois tracts « à caractère clairement antisémite », indique ce jeudi Nicolas Heitz, procureur de la République de Saint-Brieuc. Lors de sa garde à vue, l’homme, âgé de 32 ans, s’est présenté comme national-socialiste et a expliqué avoir publié ces contenus « pour plaisanter. » Devant les enquêteurs, il a également admis avoir remis deux tracts à des collègues de travail, se disant « persécuté par les sionistes » mais niant « être antisémite. »
Déjà condamné pour propos antisémites en juillet
Déféré au parquet, il devait être jugé ce jeudi en comparution immédiate pour « provocations publiques à la haine raciale en état de récidive légale, apologie de crimes ou délits et négation, minoration ou banalisation d’un crime de guerre. » Ayant demandé un délai pour préparer sa défense, il comparaîtra devant le tribunal le 13 novembre 2024. En attendant son procès, l’individu a été placé en détention provisoire.
Récidiviste, le trentenaire avait déjà été condamné en juillet à six mois de prison avec sursis pour des faits similaires. Une peine qu’il devra donc désormais purger après la révélation de ces nouveaux faits. Le trentenaire devra également s’expliquer ultérieurement devant la justice pour les injures visant le président de la République et le ministre de l’Intérieur.
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