« Siffler la Marseillaise » : le maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko s’en prend à l’hymne national
Le maire LFI de Saint-Denis estime que siffler l’hymne national peut relever d’un « droit à la réplique populaire ». Une nouvelle sortie inflammable de l’élu insoumis, déjà remarqué pour avoir décroché le portrait d’Emmanuel Macron dans sa mairie.
En pleine Coupe du monde, Bally Bagayoko a choisi son camp. Dans un entretien accordé à L’Opinion, le maire LFI de Saint-Denis a jugé légitime de siffler l’hymne national lorsque la politique française lui paraît condamnable. « Siffler la Marseillaise quand la France se déshonore par ses actes à l’international », estime-t-il, peut constituer une forme de contestation populaire.
L’élu insoumis ne parle pas seulement de football. Pour lui, la Marseillaise peut devenir le réceptacle d’une colère adressée à l’État français. Dans son raisonnement, les enfants issus de l’immigration ne se définissent pas uniquement par leur nationalité administrative, mais aussi par une histoire familiale et géopolitique. L’hymne national, censé rassembler, devient alors un lieu de confrontation.
Depuis son élection, Bally Bagayoko multiplie les gestes symboliques. Le plus spectaculaire avait été sa décision de ne pas accrocher le portrait d’Emmanuel Macron dans son bureau de maire. L’élu expliquait alors vouloir dénoncer une République incapable, selon lui, de corriger les inégalités. Le préfet de Seine-Saint-Denis l’avait alors rappelé à la tradition républicaine, tout en reconnaissant qu’aucune obligation légale stricte n’impose à un maire d’exposer le portrait présidentiel.
Mais cette fois, le symbole est plus sensible encore. Car la Marseillaise n’est pas un portrait officiel que l’on tourne contre un mur. Elle est l’hymne national, chanté lors des cérémonies, des commémorations, des matchs et des moments d’unité collective. La loi française prévoit d’ailleurs des sanctions en cas d’outrage public à l’hymne national ou au drapeau tricolore dans certaines manifestations organisées ou réglementées par les autorités publiques.
Bally Bagayoko, lui, revendique une lecture politique plutôt que juridique. Sa déclaration épouse la ligne désormais centrale de La France insoumise : contester les symboles républicains lorsqu’ils sont jugés confisqués par le pouvoir, tout en prétendant les réinvestir au nom d’une autre France, populaire, antiraciste et postcoloniale. À Saint-Denis, ville de la basilique des rois et du Stade de France, ce bras de fer prend une dimension presque théâtrale.
« L’insurrection populaire est possible »
L’entretien ne s’arrête pas là. Interrogé sur une éventuelle victoire du Rassemblement national à la présidentielle de 2027, le maire LFI estime que « l’insurrection populaire est possible », même s’il affirme ne pas la souhaiter. Il évoque une riposte et des formes d’auto-organisation en cas d’arrivée au pouvoir de l’extrême droite. Une nouvelle manière de placer Saint-Denis au cœur de la bataille politique nationale.
Élu dès le premier tour en mars dernier, Bally Bagayoko est devenu l’une des figures les plus observées de la galaxie insoumise. Son profil intéresse Jean-Luc Mélenchon : maire d’une grande ville populaire, issu de la gauche locale, ancré en Seine-Saint-Denis, il incarne cette « nouvelle France » que LFI entend mettre au centre de sa stratégie présidentielle.
Source Valeurs Actuelles

La France entière devrait descendre dans la rue et chanter la Marseillaise.
Et qu’ils bougent une oreille !
Povre type
La France tu l’aimes ou tu la quitte
Le peuple caca veut nous chier sur la tête et convertir tous les goyims
Nous sommes au début d’une guerre de religion
Merci Emanuel et toute ta bande de vendue