Sitôt condamné, Julien Théry déjà actif pour relayer une nouvelle fake news antisémite

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Après sa condamnation à 18 mois d’interdiction d’exercer avec privation de traitement, le professeur à l’Université à Lyon 2 n’a visiblement pas compris la leçon
Reconnu fautif sur les deux motifs invoqués dans l’acte de saisine déposé par la présidente : « manquements au devoir de dignité, de mesure et d’exemplarité » et « atteinte à l’image et au fonctionnement de Lyon-II », Julien Théry, le professeur antisémite, dont le compte d’activistes @SwordOfSalomon avait découvert en novembre dernier la liste de « 20 génocidaires à boycotter en toute circonstance » et autres posts antisémites sous couvert d’antisionisme, a récidivé.

@SwordOfSalomon, qui l’a à l’œil, fournit l’information sur X sous le titre « ALERTE RÉCIDIVE » dans ces termes : « À peine condamné par la section disciplinaire de l’@univ_lyon2 à 18 mois d’interdiction d’exercer, Julien Théry relaie une énième publication antisémite de l’indigéniste pro-Hamas Youssef Boussoumah. Celle-ci reprend une fake news selon laquelle Patrick Bruel aurait été accompagné par le président du CRIF lors de sa garde à vue, tout en insinuant que le port de sa kippa relevait d’une mise en scène avec des paparazzi. »
On voit bien le poncif antisémite présent dans le message de Théry, sur le mode « Les Juifs s’entraident et font barrage à la Justice », « le CRIF préfère soutenir un violeur, parce que Juif, que les nombreuses victimes », etc.
Évidemment scandalisé par la nouvelle saillie de Théry, le compte @SwordOfSalomon, s’attriste que sa sanction n’ait manifestement servi à rien. Il conclut : « Lorsqu’un professeur récidive immédiatement après une telle condamnation, sa révocation DÉFINITIVE doit désormais être prononcée. Le plus inquiétant reste peut-être le soutien que continuent d’apporter à cet antisémite multirécidiviste une partie de la gauche ainsi que plusieurs personnalités du monde universitaire et culturel. »
Le professeur avait été suspendu à titre conservatoire début décembre par la faculté Lumière.
Fin novembre, la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) avait dévoilé un message posté le 20 septembre par Julien Théry sur son compte Facebook.
Sous la mention « 20 génocidaires à boycotter en toute circonstance », figuraient 20 noms dont ceux du présentateur Arthur ou des acteurs Charlotte Gainsbourg et Philippe Torreton, assortis de leurs photos.
La veille, ces 20 personnalités avaient publié dans Le Figaro une lettre ouverte à Emmanuel Macron, qui s’apprêtait à reconnaître au nom de la France l’Etat palestinien, pour lui demander d’exiger d’abord la libération de tous les otages retenus à Gaza et le démantèlement du Hamas.
Cette publication avait été vivement critiquée, jusqu’au ministre de l’Education qui l’avait jugée « profondément scandaleuse ».
L’histoire avait pris de l’ampleur quand le syndicat étudiant UNI Lyon avait exhumé un montage grossier retrouvé sur le compte Facebook de Julien Théry et daté de janvier 2024, évoquant Israël et la Palestine et reprenant plusieurs clichés antisémites.
Le chef des députés LR Laurent Wauquiez, ancien président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, avait dénoncé un « nouveau dérapage » de l’université, à qui la région a par ailleurs coupé des subventions en l’accusant de « dérive islamo-gauchiste ».

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