Taha Bouhafs ,le melenchoniste du jour qui fait de l’humour avec les juifs et les « petits fours »

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Le 17 janvier 2020, Taha Bouhafs signale via Twitter la présence d’Emmanuel Macron au théâtre des Bouffes du Nord dans le 10e arrondissement de Paris, où le président de la République assiste à une représentation. Quelques minutes plus tard, des dizaines d’activistes se rassemblent en une manifestation spontanée devant le théâtre et tentent d’en forcer l’entrée. Le président est exfiltré vers 22 heures.
Taha Bouhafs est alors arrêté et placé en garde à vue pour « participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations ». Comme le remarquent plusieurs médias, il n’est pourtant pas le premier à signaler la présence d’Emmanuel Macron sur les réseaux sociaux, même si son premier message s’accompagne de commentaires plus menaçants : « Je suis actuellement […] trois rangées derrière le président de la République. Des militants sont quelque part dans le coin et appellent tout le monde à rappliquer. Quelque chose se prépare… La soirée risque d’être mouvementée », écrit-il, avant de plaisanter en parlant d’Emmanuel Macron : « Je lui fais une George Bush avec ma Air Force One ? », probable référence au lancer de chaussures d’un journaliste irakien sur l’ex-président américain, en 2008.
Plusieurs élus insoumis dont Alexis Corbière, Eric Coquerel et Clémentine Autain, ainsi que l’association Attac, lui ont exprimé leur solidarité et réclamé sa libération immédiate. Un rassemblement de soutien était prévu ce samedi midi.

Taha Bouhafs est également accusé d’antisémitisme par ses détracteurs, notamment à cause d’un échange de tweets en février 2019 survenu après la prise à partie d’Alain Finkielkraut, traité de « sale sioniste », par des « gilets jaunes ».


Alors que Benoît Hamon réagit en écrivant que « sale sioniste » est synonyme de « sale juif », Taha Bouhafs lui répond : « C’est bientôt le dîner du CRIF [Conseil représentatif des institutions juives de France, NDLR], et t’as pas envie d’être privé de petits fours. » Rapprochant les « petits fours » des fours crématoires des camps d’extermination nazis, la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) réagit alors avec véhémence.


Il a également régulièrement attaqué « Charlie Hebdo » et ses couvertures régulièrement blasphématoires, notamment dans ce tweet, effacé depuis :

Il soutient le terroriste arabe Salah Hamouri

Taha Bouhafs, né le 29 avril 1997 à Aïn Beïda en Algérie, est un journaliste et un militant antiraciste franco-algérien.
Il participe à différents mouvements protestataires à partir de 2016, notamment en tant que militant au sein du comité Adama. Il est un des déclencheurs de l’affaire Benalla — c’est lui qui filme la première vidéo publiée, place de la Contrescarpe à Paris — et un journaliste couvrant différents mouvements protestataires pour Là-bas si j’y suis.
Taha Bouhafs est cependant accusé par ses contradicteurs d’être communautariste, d’être un « journaliste militant » et d’avoir tenu des propos antisémites.
n février 2019, Taha Bouhafs est au centre d’une polémique, qui éclate sur Twitter. Après l’altercation d’Alain Finkielkraut lors d’une manifestation de Gilets jaunes, où l’homme de lettres est accusé d’être un « sale sioniste », l’homme politique Benoît Hamon tweet que « « sale sioniste » voulait dire « sale juif » », ce à quoi le jeune journaliste répond : « C’est bientôt le dîner du CRIF [Conseil représentatif des institutions juives de France], et t’as pas envie d’être privé de petits fours. » Le rapprochement entre « petits fours » et les fours crématoires des camps d’extermination nazis est fait par la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme, la Licra, qui accuse Bouhafs d’antisémitisme. Ce dernier se défend et accuse à son tour la Licra de l’avoir « jeté en pâture » à une campagne d’insultes racistes et de menaces de mor

Selon Marianne, Taha Bouhafs s’illustre régulièrement par des propos agressifs envers les « Blancs » et une « ligne communautariste ». Un ancien militant de LFI ayant signé une tribune dans le même média le considère par ailleurs comme représentatif de la dérive « communautariste » du mouvement : selon lui, il n’hésite pas « à traiter de “collabeurs” les Français d’origine maghrébine ayant le tort de critiquer la religion musulmane » ou à partager des publications d’Al-kanz.org, lequel « revendique un islam rigoriste, contestant la laïcité ».

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  1. Pingback: Qui est Taha Bouhafs, interpellé suite au harcèlement de Macron aux Bouffes du Nord ? | Espace détente, poésie, judaïsme et lutte contre la désinformation

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