Un attentat déjoué près d’une prison du Pas-de-Calais, le logo de Daech et une arme de poing découverts
Deux hommes, dont un fiché S, ont été placés en garde à vue mardi, et trois détenus interpellés ce mercredi matin dans la prison de Longuenesse.
Deux hommes ont été interpellés, après un survol de drones à la prison de Longuenesse (Pas-de-Calais), a appris Le Parisien de source proche du dossier. Ils ont été placés en garde à vue mardi après la découverte dans leur véhicule d’une arme de poing, d’un logo imprimé de l’État islamique et de symboles à la gloire du prophète.
Selon nos informations, les deux individus sont deux frères, dont l’un est fiché S. Trois détenus, âgés de 19, 24 et 30 ans, ont également été interpellés ce mercredi matin dans la prison a révélé RTL.
L’antiterrorisme saisi
Le parquet national antiterroriste (PNAT) a précisé avoir ouvert « une enquête de flagrance des chefs d’association de malfaiteurs terroriste criminelle et détention d’arme de catégorie B en relation avec une entreprise terroriste ».
Les investigations ont été confiées à la sous-direction antiterroriste, Sdat service coordinateur, à la DGSI (direction générale de la sécurité intérieure NDLR) et à la direction zonale de la police nationale Nord », a précisé le PNAT à l’AFP.
Outre le tissu avec le logo de l’EI et une « arme de poing chargée », « une bouteille d’acide chlorhydrique » a également été retrouvée dans le véhicule de ces deux hommes, selon la même source.
elon la CGT du centre pénitentiaire, du « matériel permettant la fabrication d’un explosif » a été retrouvé dans le véhicule. La police l’a découvert après s’être déployée aux abords du centre pénitentiaire vers 2 heures dans la nuit de lundi à mardi en raison d’un « signalement drone », a précisé la CGT dans un communiqué, dénonçant « une attaque ciblée » et des « éléments d’une gravité extrême ».
Une fouille de la prison a été menée mardi dans la journée, qui s’est déroulée « sous tension », ajoute le syndicat. Il dénonce une « augmentation des risques extrêmes dans nos établissements », ainsi qu’un « manque criant de sécurité » et d’effectifs.
Source Le Parisien
