À Bastia, la synagogue Beth Meïr célèbre 90 ans d’histoire juive en Corse
L’histoire de la communauté juive de Bastia remonte à la Première Guerre mondiale
La synagogue Beth Meïr de Bastia, seule synagogue consistoriale de Corse, a célébré son 90e anniversaire lors d’une cérémonie réunissant responsables religieux, élus et représentants des autorités.
L’évènement, organisé lundi 27 juillet, a notamment rassemblé Élie Korchia, président du Consistoire de France, Gérard Levy, président de la synagogue et de l’Association cultuelle israélite de Corse, le maire de Bastia, Gilles Simeoni, des élus et représentants de l’État, ainsi que le cardinal François-Xavier Bustillo et le consul général du Maroc à Bastia, Mohamed Moutaouakel.
De nombreux invités de différents horizons étaient ainsi présents afin de « garder cette maison ouverte, vivante et accueillante, qui est un lieu d’échange », a déclaré Gérard Levy, qui a aussi évoqué la Méditerranée comme un espace ayant « vu naître tant de civilisations » et la Corse comme « une île qui nous rassemble ».

Le message de David Antonelli, ce Corse converti au judaïsme
L’histoire de la communauté juive de Bastia remonte à la Première Guerre mondiale. Selon l’historienne Clémence Levy, secrétaire générale de l’Association cultuelle israélite de Corse, des Juifs français vivant dans l’Empire ottoman ont été évacués vers la Corse après que les autorités ottomanes ont demandé à certains d’entre eux de renoncer à leur nationalité française. Quelque 744 hommes, femmes et enfants sont arrivés à Ajaccio en décembre 1915. Une partie d’entre eux a ensuite gagné Bastia.

Parmi ces réfugiés figurait Léon Toledano, frère de Meïr Toledano, qui deviendra rabbin de la communauté bastiaise. Après être parti en Terre sainte en 1920, Léon Toledano aurait raconté à ses proches l’accueil reçu en Corse, contribuant à encourager plusieurs familles à s’y installer durablement.
Son frère Meïr Toledano arrive ainsi à Bastia en 1924, et y officie dans une première synagogue située rue de l’Indépendance, aujourd’hui disparue. La communauté se développe alors rapidement, jusqu’à compter plusieurs centaines de personnes.
Elle s’installe dans l’actuel édifice de la rue du Castagno, un ancien appartement transformé en lieu de culte et dont l’architecture conserve les caractéristiques des années 1930, en 1934 (cet anniversaire des 90 ans est donc avant tout symbolique, puisque la synagogue a en réalité 92 ans).
Au fil des décennies, les membres de la communauté s’intègrent à la société bastiaise. « Ils apprennent le corse, fréquentent les écoles de la ville », explique Clémence Levy.
La communauté connaît cependant un déclin à partir de la mort du rabbin Meïr Toledano, en 1970. Aujourd’hui, une dizaine de personnes fréquentent régulièrement la synagogue lors des fêtes religieuses.
« Discrétion n’est pas disparition. On est là depuis 92 ans. On a une double identité, à la fois corse et juive », souligne Clémence Levy.
Lors de la cérémonie, Gilles Simeoni a lui aussi insisté sur cette intégration : « Ces Juifs vont devenir Corses et Bastiais. Ils vont […] apprendre à parler et chanter corse. Ils vont rester profondément Juifs en devenant des Corses. »
L’histoire de cette communauté est également étroitement liée à celle de la Corse pendant la Seconde Guerre mondiale. Aucun Juif n’a été déporté depuis l’île pendant l’Occupation, un épisode régulièrement mis en avant dans la mémoire juive française.
source Times of Israel


Saint Florent se trouve à 23 kms de BASTIA.
Lors de l’enterrement d’un de mes amis il a fallu faire appel à la communauté Juive de BASTIA le qorum des 10 personnes n’ayant pû être atteint.
Merci Monsieur PAOLI..
Quand Pascal PAOLI invite les Juifs de GÈNES et de LIVOURNE à venir s’installer en CORSE..
Pascal Paoli a exprimé cette volonté de manière récurrente durant la République corses, notamment à partir de 1760 (dans une lettre du 26 juin 1760 adressée à Antonio Rivarola), puis concrètement dans les années qui suivirent lors de la fondation de L’Île-Rousse (créée en 1758), où des négociations et installations (comme celle impliquant le marchand Modigliani) se poursuivirent jusqu’aux années 1763-1764.Contexte de l’invitationDéveloppement économique : Paoli voulait stimuler le commerce maritime sur l’île, en prenant modèle sur le port de Livourne en Italie.Droits garantis : Il leur offrit l’égalité des droits civiques, le statut de citoyenneté et la liberté de culte.
Je précise que Pascal PAOLI faisait partie des Francs maçons et qu’il était opposé aux NAPOLÉON surtout au père.
Il mourut en exil à LONDRES le 5 février 1807 .
En Corse hormis Ajaciio le héros national s’appelle Paoli et non pas Napoleon
@LDJ
Vous avez tout à fait raison.
Même pour les JUIFS bien sûr
D’où mon « Merci Monsieur PAOLI »
NAPOLEON est entré dans l’histoire de FRANCE et pas seulement…
Rappel :
La France a intégré la Corse en 1768, à la suite du Traité de Versailles signé le 15 mai 1768, par lequel la République de Gênes a cédé l’administration de l’île au royaume de France.Dates clés de l’intégration15 mai 1768 : Signature du Traité de Versailles entre la France et Gênes.8 mai 1769 : Défaite des troupes corses de Pascal Paoli face aux Français lors de la bataille de Ponte-Novu.
Napoléon BONAPARTE est né le 15 Août 1769 .
La Corse est française sur le plan politique, mais elle possède une forte culture et une histoire liées à l’Italie. Strictement parlant, la Corse n’a jamais fait partie d’un État unifié appelé l’Italie, car l’Italie moderne n’est née qu’en 1861. Cependant, l’île a été sous la domination de puissances de la péninsule italienne comme Gênes et Pise, et sa culture ainsi que sa langue sont très proches de l’Italie

HS
Le VATICAN fait partie des pays où n’existe pas de communauté Juive .
Par contre il se pourrait que dans l’avenir un Juif s’installe au VATICAN….ce serait pour occuper la place de PAPE.
Monseigneur LUSTIGER n’était pas loin d’y arriver😛😛😛😛
Le saviez vous ?
Quand le VATICAN sauve des JUIFS….peut être des Jésuites 😛😛😛
» les années 1930, la bibliothèque vaticane a été un refuge pour de nombreux juifs de Rome. Le préfet émérite de la bibliothèque apostolique vaticane (BAV), Mgr Pasini, retrace l’action de cette institution et des cardinaux Giovanni Mercati et Eugène Tisserant en faveur de divers juifs italiens, français et allemands. Pour lui, «la véritable mission culturelle est la défense de la personne et des valeurs humaines» »…
Paolo Ondarza – Cité du Vatican.
Heureusement qu’ils ne les ont pas caché dans la cave à vin ,