Après le procès du Toulousain au maillot de foot nazi, les avocats visés par un flot d’injures antisémites
Le récent procès d’un Toulousain qui arborait un maillot de foot floqué « Einsatzgruppen », les escadrons nazis, a provoqué une avalanche d’injures antisémites sur les réseaux sociaux à l’encontre des avocats des parties civiles qui ont décidé de porter plainte.
Le tribunal correctionnel de Toulouse a condamné, ce mercredi 25 mars 2026, un jeune homme de 24 ans à six mois de prison avec sursis pour apologie de crime contre l’humanité. Le jeune homme avait suscité l’indignation en s’entraînant dans une salle de sport avec un maillot au nom des « Einsatzgruppen », en référence aux unités mobiles d’extermination du IIIe Reich allemand.
Le tribunal correctionnel de Toulouse a tranché ce mercredi 25 mars 2026. Un cogérant de pizzeria de 24 ans a été condamné à six mois de prison avec sursis pour apologie de crime contre l’humanité. En novembre 2025, il s’était entraîné dans une salle de sport avec un maillot floqué « Einsatzgruppen », nom des escadrons de la mort du IIIe Reich.
Selon ICI Occitanie, a la barre, le prévenu a tenté de justifier cet acte pour une « blague entre amis », liée à ses origines allemandes, affirmant n’avoir pas pris conscience de la portée historique de ces unités d’extermination et qu’il s’agit « ne s’est pas rendu compte qu’il le portait et s’en être aperçu seulement en rentrant de la salle de sport. »
Une ligne de défense « pourrie »
Une ligne de défense fustigée par le procureur, qui a dénoncé une stratégie « pourrie » et une provocation haineuse sans ambiguïté : « C’est se moquer du tribunal […] Ça me fait penser à un sketch de Coluche qui dit « je ne suis pas raciste, mon chien est noir », a martelé l’avocat du Consistoire juif, pointant une banalisation insupportable de l’antisémitisme.
Malgré les sanglots et les excuses du jeune homme en fin d’audience, le tribunal a suivi une ligne de fermeté. Outre la peine de prison avec sursis, le condamné devra effectuer un stage de citoyenneté sous six mois et verser d’importants dommages et intérêts (plus de 12 000 euros selon les parties civiles) aux associations et témoins directs.
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