Assises de Vaucluse : perpétuité pour l’assassin pro palestinien de Cybertek

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El Mehdi Namous a été condamné hier pour l’assassinat, sans mobile connu, d’un client
L’acte terroriste, c’est un mobile comme un autre, ce n’est ni plus ni moins que de la haine. » L’avocate générale Caroline Armand a emmené hier les jurés sur le chemin du terrorisme, lors du procès d’El Mehdi Namous, Avignonnais de 30 ans. Cet homme d’origine marocaine, arrivé en France en 2014, comparaîssait depuis mardi devant la cour d’assises de Vaucluse pour l’assassinat de Martial Debauge, un client, et la tentative d’assassinat de Yann Vigouroux, le vendeur du magasin Cybertek, le 25 janvier 2016 au centre commercial Cap Sud, à Avignon, avec un fusil de calibre 16. Le jury, présidé par Florence Treguier, a suivi le réquisitoire et condamné M. Namous à la réclusion à perpétuité, assortie d’une peine de sûreté de 22 ans et d’une interdiction définitive du territoire français. Son avocat Me Christophe Huguenin-Virchaux avait vainement demandé l’acquittement de son client.
Dans ses réquisitions, Caroline Armand a insisté sur « les éléments objectifs du dossier » pour convaincre le jury « de la présence sûre et certaine de M. Namous sur place », qu’il « était bien détenteur de cette arme le jour des faits », mais aussi « de sa froideur, de sa détermination, de sa lâcheté ». L’avocate générale a également convaincu que l’accusé « projetait de commettre de nouveaux faits criminels ». Elle s’est appuyée sur les images de vidéosurveillance, notamment celle de 18 h 21, « là où le reconnaît spontanément sa femme » lors de l’enquête, sur les expertises balistiques qui disent que « l’arme saisie dans la chambre à coucher de M. Namous était bien celle qui avait tiré quatre projectiles au Cybertek » et sur l’ADN retrouvé sur l’arme démontrant qu’il en était « le seul utilisateur ».

En réponse, dans sa plaidoirie, Me Huguenin-Virchaux a instillé le doute, estimant le dossier « monté à charge ». En détaillant ses interrogations : sur la vidéo car « la seule chose que vous pouvez dire, c’est qu’éventuellement il y a une ressemblance » avec son client, sur le fusil car « quid de cette arme entre le moment où elle a servi et celui où elle arrive dans son armoire ? », sur des résidus de poudre qu’on n’a pas trouvés sur ses vêtements, sur une trace de pas « dont on n’a pas vérifié la concordance » avec les semelles des chaussures de l’accusé, sur le sac à dos sombre qu’on voit sur la vidéo alors que celui contenant l’arme chez M. Namous est bicolore. Et, selon l’avocat, sur ce qui ne colle pas avec le portrait d’un tueur, le fait « qu’il ait spontanément indiqué aux enquêteurs qu’il avait une arme dans le placard »…
Néanmoins, le ministère public avait déjà enfoncé le clou de la culpabilité et, surtout, insisté sur les « motivations profondes » de cet homme, même si « le verrouillage de sa pensée nous empêche d’y accéder « . Pour Mme Armand, pas de doute, l’hypothèse du mobile « est celle du terrorisme ». Et de décrire cet agent de sécurité au chômage au moment des faits comme « isolé, oisif, instable, fasciné par le combat », influencé par le visionnage de vidéos et l’exploration du « darkweb » : « Le terreau était là et le web a fait le reste, il s’est radicalisé tout seul dans son coin ».
En contre-pied, Me Huguenin-Virchaux a dépeint « un homme normal, attentionné, pratiquant religieux », avec « une vie banale de quelqu’un lambda », dont la personnalité « ne correspond en rien à la personnalité de l’auteur d’un tel crime ». Il demandait aux jurés de ne pas faire de raccourcis quant à la qualification de terroriste : « Si, à chaque fois que quelqu’un consulte un site un peu dérangeant, on lui estampille une étiquette, il va falloir construire beaucoup de prisons ! ». Pour lui, la consultation de vidéos n’est pas probante : « Pourquoi un terroriste va voir une vidéo d’un homme connu pour être un tueur de gens qui appartiennent à Daech ? ».
Les familles qui s’étreignaient de soulagement et de douleur au rendu du verdict, hier après-midi, n’auront rien su des « motivations profondes » de M. Namous. Ni haine ni remords : les dénégations et le silence sur les faits ont accompagné l’assassin tout au long du procès.
Source :
https://www.laprovence.com/article/faits-divers-justice/5506199/assises-de-vaucluse-perpetuite-pour-lassassin-de-cybertek.html


Cybertek, situé à proximité du centre commercial Cap Sud, à Avignon, le corps sans vie d’un client au côté d’un employé grièvement blessé par balles au niveau du dos et de la tête : le client, un homme âgé de 47 ans, qui venait récupérer un ordinateur, a été tué quasiment à bout touchant à l’abdomen par un projectile de calibre 16.
Très vite, les enquêteurs ont écarté la thèse du braquage qui a mal tourné car le matériel informatique paraissait intact et la somme de 2640€ a été retrouvée dans la réserve et de 630€ derrière le comptoir.
Après une période de coma, l’employé a pu être entendu le 1er février suivant par les enquêteurs. Il confiait alors avoir dit « bonjour » à un homme qui venait de rentrer dans le magasin. Un homme qui, sans dire un mot, a tiré dans sa direction et celle du client avec qui il discutait.
L’exploitation de bandes de vidéosurveillance a permis aux enquêteurs du SRPJ d’Avignon de repérer un homme portant un sac à dos se diriger à 18 h 21 vers Cybertek pour réapparaître cinq minutes plus tard et monter à bord d’un véhicule Xsara de couleur blanche. Le propriétaire de la voiture était identifié comme étant El Mehdi Namous, domicilié à quelques centaines de mètres du centre commercial. Des surveillances et des écoutes téléphoniques étaient mises en place et plusieurs messages à connotation religieuse, ont intrigué les enquêteurs. Cet homme disait qu’il pratiquait le « vrai islam » et qu’il avait un « devoir religieux à terminer avant de mourir ».
« Pour chasser les cauchemars »
Lors de son interpellation, le 17 mai 2016, la police a mis la main sur un sac à dos contenant un fusil à pompe calibre 16 à canon et crosse sciés, approvisionné de trois cartouches, dans un placard de sa chambre, ainsi qu’une trentaine de cartouches de calibre 16. Il était également saisi deux couteaux, dont un sous un oreiller… « pour chasser les cauchemars ». Le véhicule Xsara, qu’il avait vendu 15 jours auparavant, a été retrouvé et saisi dans le cadre de l’enquête.
Agent de sécurité sans emploi depuis le mois de janvier 2016, El Mehdi Namous a contesté son implication dans les faits et expliqua avoir acheté le fusil en août 2015 à « un gitan », à la suite de menaces reçues dans le cadre de son activité professionnelle. Cette arme dont il a scié la crosse et le canon, il l’aurait utilisée « pour tirer par plaisir » dans des bois. Mais, l’expertise balistique a établi que ce fusil était celui utilisé lors des faits.
Après avoir soutenu qu’il se trouvait, ce jour-là, au parc Chico-Mendès, El Medhi Namous s’est muré dans le silence à la vue des images issues de la vidéosurveillance.
L’enquête établissait que le suspect nº1, qui évoquait lors de conversations téléphoniques avec son épouse son attrait pour les armes, pour Daech et son souhait de combattre en Palestine, a effectué des recherches sur internet sur des armes et le terrorisme. Il était découvert lors des saisies une série de photos de commerces et d’établissements bancaires avignonnais prises depuis un véhicule. Autant de clichés s’apparentant pour les enquêteurs à du « repérage ».
Source :
https://www.laprovence.com/article/faits-divers-justice/5500068/un-assassinat-sans-mobile-sur-fond-dislamisme-radical.html

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4 Commentaires

  1. Ziona

    19 mai 2019 at 8 h 29 min

    Arrivée en France en 2014, terroriste en 2016. La question est pourquoi l’a t on laisse rentrer en France ?

  2. jacko lévy

    19 mai 2019 at 9 h 10 min

    Namous

    en rebeu , c’est un moustique………….

    et il est un grand demerdard ce vilain insecte! il a réussi a se procurer un fusil de chasse cal 16, modèle abandonné depuis 40 ans au bénéfice du cal 12
    et même a se procurer les munitions correspondantes
    cette sous merde marocaine est arrivé en France il y a quatre ans, en clando, espérant faire vite fortune, il se procure une arme…, fint par se trouver un job de merde dans la « sécurité » bravo les employeurs….se fait virer, reprend contact avec la racaille , sa copie, traine dans les environs des mosquées, ecoute les prêches, et une voix intérieure le force a prendre son flingue pour tuer deux hommes qui ont illustré le trop celèbre dicton « au mauvais endroit au mauvais moment »

    oraison funèbre de toutes les victimes de ces tarés congénitaux qu on nous a obligés a accueillir en France

  3. roni

    19 mai 2019 at 11 h 58 min

    il fait parti du groupe de ABDEL ZAIRI
    ce sous merde est un bras arme du cafard A. ZAIRI

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