Attentat de la rue des Rosiers : l’un des suspects de l’attaque antisémite de 1982 a été remis à la justice française

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«En exécution d’une demande d’extradition du parquet national antiterroriste en date du 30 septembre 2025, l’intéressé a été remis ce jour, 16 avril 2026, par les autorités palestiniennes à la justice française», a écrit le parquet national anti-terroriste dans un communiqué.

Le Palestinien Hicham Harb, l’un des suspects de l’attentat antisémite de la rue des Rosiers à Paris en 1982, est arrivé jeudi soir en France après son extradition par l’Autorité palestinienne et a été remis à la justice française, a annoncé le parquet national antiterroriste (Pnat).
«En exécution d’une demande d’extradition du parquet national antiterroriste en date du 30 septembre 2025, l’intéressé a été remis ce jour, 16 avril 2026, par les autorités palestiniennes à la justice française», a écrit le Pnat dans un communiqué.
L’extradition de Hicham Harb intervient environ deux mois après la confirmation par la Cour de cassation, la plus haute juridiction judiciaire, de la tenue d’un futur procès à l’encontre des suspects de cet attentat contre un restaurant juif qui avait fait six morts rue des Rosiers, à Paris en 1982.
Emmanuel Macron a salué l’extradition de Hicham Harb, «l’un des principaux suspects de l’attentat terroriste antisémite de la rue des Rosiers en 1982», selon un communiqué de l’Elysée.
«Nous remercions les autorités palestiniennes, qui ont marqué par leur coopération leur engagement à lutter contre le terrorisme, comme le président [Mahmoud] Abbas s’y était engagé auprès du président» français, ajoute l’Elysée, soulignant que «cette coopération [était] aussi la traduction concrète de la coopération judiciaire que nous pouvons désormais mener depuis la reconnaissance de l’Etat de Palestine» en septembre dernier. M. Macron a en outre adressé «ses pensées aux victimes de cet odieux attentat, qui fit 6 morts et 19 blessés, et à leurs familles».
«Sur instruction du PNAT, Mahmoud Khader Abed Adra, alias Hicham Harb, a été, sur le fondement du mandat d’arrêt, placé en rétention» après son arrivée sur la base aérienne de Villacoublay, précise encore le parquet antiterroriste, indiquant qu’il avait été interpellé par les autorités palestiniennes le 17 septembre 2025.
«Mes clientes se réjouissent de cette extradition qui augure d’une audience criminelle en présence des accusés principaux», a assuré Romain Boulet, avocat de deux parties civiles.
Conseil de familles de victimes, Me David Père a exhorté, pour sa part, à ce que la procédure judiciaire «continue au plus vite». Quarante-quatre ans après les faits, «c’est trop long», a-t-il dénoncé.
Le 9 août 1982, six personnes ont été tuées et 22 blessées dans le quartier juif du Marais à Paris par l’explosion d’une grenade dans le restaurant Jo Goldenberg puis dans une fusillade perpétrée par un commando de trois à cinq hommes.
Une extradition promise par Mahmoud Abbas
L’attentat, dit «de la rue des Rosiers», a été attribué au Fatah-Conseil révolutionnaire (Fatah-CR) d’Abou Nidal, groupe palestinien dissident de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP).
«Qu’une extradition puisse intervenir sans qu’aucune convention n’existe entre la France et l’Autorité palestinienne illustre à nouveau le contournement systématique des règles de procédure», a dénoncé, auprès de l’AFP, Me Romain Ruiz, avocat d’Abou Zayed, l’un des deux suspects qui avaient contesté la tenue d’un procès.
Dans un entretien accordé au quotidien Le Figaro fin 2025, le président palestinien, Mahmoud Abbas, avait promis l’extradition de Hicham Harb, «la reconnaissance de l’Etat de Palestine par la France [en septembre 2025, NDLR] ayant créé un cadre approprié pour cette demande française».
Source
https://www.lavoixdunord.fr/

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