Attentat islamiste raté de Notre-Dame : la principale suspecte jugée pour des faits plus anciens

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Inès Madani, bientôt jugée pour un attentat raté, au tribunal pour d’anciens faits
Inès Madani, qui sera jugée à l’automne pour un attentat raté à la voiture piégée près de Notre-Dame de Paris en 2016, comparaîtra de demain à vendredi pour des faits plus anciens, qui avaient révélé son rôle de mentor auprès d’aspirants djihadistes. La jeune femme, 22 ans, originaire de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis), sera jugée devant la 16e chambre du tribunal correctionnel de Paris pour association de malfaiteurs à visée terroriste.

Il lui est reproché d’avoir, entre mars 2015 et juin 2016, animé un ou plusieurs groupes sur la messagerie cryptée Telegram, sur lesquels il était question de projets de départs vers la Syrie ou d’actions violentes, projets qu’elle aurait encouragés. La jeune djihadiste est soupçonnée de s’être fait passer pour un homme pour exercer son influence, en se dissimulant sous des noms de combattants tels qu’Abou Omar ou Abou Souleymane. «Elle se faisait passer auprès de nombreuses personnes, essentiellement des femmes, pour un combattant djihadiste revenu de Syrie pour préparer un attentat en France», selon l’ordonnance de mise en accusation dans l’affaire de l’attentat raté à la voiture piégée.
«Elle n’hésitait pas à contrefaire sa voix pour se faire passer pour un homme, à envoyer des photos d’hommes en se faisant passer pour eux et utilisait des prénoms masculins». Elle aurait également fait office d’intermédiaire pour des mariages avec des djihadistes. Inès Madani comparaîtra détenue, tout comme les deux hommes qui seront jugés à ses côtés. L’un d’eux est notamment soupçonné d’avoir créé des groupes sur Telegram pour des personnes intéressées par un départ en Syrie, d’avoir discuté d’un attentat en France ou en Belgique, avec une recherche d’armes, de faux documents d’identité.
La jeune femme sera par ailleurs jugée aux assises du 23 septembre au 11 octobre pour l’attentat raté de Notre-Dame. Dans la nuit du 3 au 4 septembre 2016, Inès Madani et Ornella Gilligmann, une mère de famille qu’elle est accusée d’avoir embrigadée, avaient tenté d’enflammer une Peugeot 607 remplie de six bonbonnes de gaz et aspergée de gasoil qu’elles avaient garée devant des restaurants en face de la cathédrale. Inès Madani avait été arrêtée quatre jours plus tard à Boussy-Saint-Antoine (Essonne). Se sachant repérée, elle avait tenté de s’attaquer à un policier avec un couteau.
Contacté par l’AFP, son avocat, Laurent Pasquet-Marinacce, n’a pas souhaité faire de commentaire. Pour les enquêteurs, le djihadiste français Rachid Kassim, propagandiste de l’EI, téléguidait le commando via Telegram depuis la zone irako-syrienne.
Source :
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/ines-madani-bientot-jugee-pour-un-attentat-rate-au-tribunal-pour-d-anciens-faits-20190409

Le projet d’attentat de la cathédrale Notre-Dame de Paris est un projet d’attentat terroriste non abouti en septembre 2016, ayant pour cible les abords de la cathédrale Notre-Dame de Paris, au moyen d’une voiture piégée par un commando de femmes djihadistes
Entre le 2 et le 28 août 20165, Ornella Gilligmann, 29 ans, mère de trois enfants (âgés de 3 à 7 ans), originaire du Loiret6, convertie à l’islam en 2009 et fichée S pour radicalisme islamiste (après s’être rendue plusieurs mois en Syrie à partir de septembre 2014 soutenir la cause djihadiste) échange 4 037 messages avec son amant virtuel rencontré sur Periscope, un certain Abou Omar qui n’est autre qu’Inès Madani7 une jeune fille de 19 ans née à Tremblay-en-France, fichée S comme radicalisée et qui la séduit. Celle-ci est déscolarisée après avoir abandonné sa classe de 1re en section gestion administrative. Fin août 2016, Abou Omar ordonne à Ornella Gilligmann d’aller en région parisienne pour rencontrer une « sœur », Oum Seyfullah alias Inès Madani. Celle-ci est déjà fichée par l’organe belge de coordination de l’analyse de la menace (Ocam) pour avoir facilité les aspirations au djihad d’individus de Charleroi8.
Ornella Gilligmann loue un 4×49 pour déposer les bonbonnes de gaz à 50 € qu’Inès Madani a achetées avec son argent de poche dans des supérettes en Seine-Saint-Denis et à Sarcelles (Val-d’Oise). Inès Madani subtilise la voiture de son père Patrick Madani (dit « Kader », autrefois signalé pour prosélytisme islamiste10), une Peugeot 607 grise, intérieur cuir11. Bien qu’elle n’ait pas le permis de conduire, elle sait manœuvrer la voiture car c’est une boîte automatique12. Les deux femmes chargent les bonbonnes de gaz dans la Peugeot 607 dans le garage de leur complice Amel Sakaou, mère de famille divorcée de quatre enfants, radicalisée et âgée de 39 ans. Elle venait de démissionner de son travail à la sécurité d’un centre commercial car elle ne pouvait s’y rendre voilée en jilbab.
La nuit du 3 au 4 septembre 2016, Inès Madani et Ornella Gilligmann, voilées et vêtues en long jilbab noir13, roulent à bord de la Peugeot 607 dans Paris et font d’abord une halte près de la tour Eiffel14. Mais, face à l’impossibilité de s’approcher de l’édifice en voiture, elles continuent de rouler jusqu’à trouver le lieu pour commettre leur méfait.
Tentative d’attentat
Le dimanche 4 septembre 2016, à 3 h 33 du matin, Ornella Gilligmann (29 ans) et Inès Madani (19 ans) abandonnent la Peugeot 607 contenant six bonbonnes de gaz et trois bouteilles de gazole, à l’angle des rues de la Bûcherie et du Petit-Pont, dans le 5e arrondissement de Paris, près de Notre-Dame de Paris et essayent de la faire exploser en déclenchant un départ de feu à l’aide d’une cigarette et d’un textile imbibé d’hydrocarbure15,16,17,18. Cette tentative d’attentat à la voiture piégée échoue car la cigarette s’éteint après le départ des terroristes. Mais les deux djihadistes seraient revenues pour essayer de faire exploser le véhicule mais « elles ont finalement quitté les lieux avant d’avoir pu recommencer parce qu’elles ont cru apercevoir des policiers en civil s’approcher de leur voiture »12.
Stéphane, employé d’un bar voisin, signale à 3 heures 30 à la police la présence d’une bouteille de gaz sur un siège du véhicule, warnings allumés et sans plaque d’immatriculation. Les policiers qui arrivent à 6 heures pensent tout de suite à une attaque terroriste et se lancent à la poursuite des djihadistes19.
Dernier projet d’attentat
Ornella Gilligmann et Inès Madani étaient résolues de commettre un attentat-suicide à la gare de Lyon20, mais leur plan change et elles se rabattent pour une gare de l’Essonne, à cause de la traque policière qui avait engagé une « véritable course contre la montre »21. Un message d’alerte a été diffusé aux policiers sur les risques d’un attentat dans les gares parisiennes et d’Essonne.
D’après BFM TV, le RER D aurait été bouclé jeudi 8 septembre 2016 à cause d’une menace imminente d’attentat
L’enquête s’oriente tout de suite vers la fille du propriétaire de la Peugeot 607, Inès Madani, 19 ans, fichée S pour avoir voulu se rendre en Syrie.
Ornella Gilligmann, dont l’empreinte a été retrouvée sur la ceinture de sécurité de la Peugeot 607, et son compagnon sont arrêtés le 6 septembre par le GIGN21, près d’Orange, en voulant quitter la France17. Ils avaient fui car des voisins les avaient prévenus de l’arrivée de policiers devant leur domicile. Son compagnon, vigile de profession, est relâché.
Le 7 septembre 2016, Sarah Hervouët, 23 ans23 habitant Cogolin, quitte le Var pour prendre le train à Saint-Raphaël pour aller à Paris rejoindre Amel Sakaou et Inès Madani24. Sarah Hervouët, femme de ménage dans un hôpital psychiatrique, est issue d’une famille maternelle de culture catholique25 et s’est récemment convertie à l’islam, en portant le voile intégral. Elle est « suivie » par la DGSI pour avoir voulu se rendre en Syrie en mars 2015 et avoir été interpellée à Istanbul.
Grâce à des interceptions téléphoniques (dont celle de la fille aînée d’Amel Sakaou, âgée de 16 ans, prévenant sa mère de la présence de policiers dans les environs de son domicile) et des géolocalisations, les enquêteurs trouvent au cours d’une opération anti-terroriste Inès Madani, Sarah Hervouët et Amel Sakaou dans la soirée du 8 septembre 2016 à Boussy-Saint-Antoine dans l’Essonne, dans le parking en bas de l’appartement d’Amel Sakaou (à la résidence de la Grange-aux-Belles). Les trois djihadistes, prévenues par la fille d’Amel Sakaou, tentaient de s’enfuir et couraient en bas de l’immeuble. Immédiatement Sarah Hervouët blesse un agent à l’aide d’un couteau de cuisine et est blessée par balle en retour16. Inès Madani tente aussi de poignarder un policier26, mais elle est neutralisée par un tir à la jambe. Les policiers pénètrent ensuite dans l’appartement où ils découvrent des préparations de cocktail Molotov.
Toutes les quatre étaient fichées S18 avant les faits. Leur audition révèle des projets d’attentats dirigés depuis la Syrie16 (peut-être par Rachid Kassim), visant entre autres à venger la mort du chef djihadiste syrien Abou Mohammed al-Adnani, quelques jours plus tôt. Sarah Hervouët est de plus l’ancienne « promise » des terroristes de passeport français Larossi Aballa, l’assassin de Magnanville, et Adel Kermiche16,18, l’un des assassins du père Jacques Hamel.
Le commando des trois femmes aurait envisagé de s’attaquer à la gare de Lyon à Paris et à celle de Boussy Saint-Antoine avec un projet « d’attentat-suicide » ainsi qu’à des policiers27.
Mohamed Lamine Aberouz (23 ans), fiancé de Sarah Hervouët, et par ailleurs référent religieux de Larossi Aballa, est arrêté le 8 septembre 201621, pour non-dénonciation de crime terroriste, et incarcéré de septembre 2016 à janvier 2017, soupçonné aussi d’être un complice de sa « fiancée virtuelle » Sarah Hervouët dans les tentatives d’attentat de septembre 2016, mais sans preuve établie. Sa détention provisoire étant venue à expiration au bout de quatre mois, il est remis en liberté en janvier 2017 au terme d’une procédure rocambolesque28. Il est de nouveau mis en examen et arrêté en décembre 2017, cette fois pour l’affaire des policiers de Magnanville.
Le 7 mars 2017, Molly B, une Belge convertie à l’islam et radicalisée de 24 ans originaire de Mons est arrêtée pour complicité29.
Réseau
Inès Madani était en contact avec Rachid Kassim via l’application Telegram30.
Inès Madani a été vue en compagnie31 de la filière djihadiste dite « de Jumet »32 avec qui elle était en relation avec l’application Telegram sous le pseudonyme de Suleyman33.
Mohamed Aberouz est le frère de Charaf-Din Aberouz, suspecté de complicité dans le double meurtre du 13 juin 2016 à Magnanville28, et ayant purgé une peine de prison après avoir été expulsé du Pakistan pour djihadisme.
Sarah Hervouët, également en contact avec Rachid Kassim, est la « promise » de Larossi Abballa, auteur du double meurtre du 13 juin 2016 à Magnanville, puis d’Adel Kermiche, un des auteurs de l’attentat de l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray26. Elle est en plus placée en garde à vue le 4 avril 2017 dans l’affaire de l’assassinat en juin 2016 du couple de policiers à Magnanville34.
Inès Madani, Ornella Gilligmann et Amel Sakaou étaient en contact avec Hayat Boumeddiene, la compagne d’Amedy Coulibaly, l’auteur de la prise d’otages du magasin Hyper Cacher de la porte de Vincennes22.
Affaires connexes
En novembre 2017, Amel Sakaou est condamnée à trois mois de prison ferme par un juge d’Orléans pour détention d’un téléphone portable35. Sa sœur, qui lui avait fourni l’appareil est condamnée à trois mois de prison avec sursis. Le 8 mars 2018, elle s’en est prise à ses gardiens au centre pénitentiaire d’Orléans-Saran, alors qu’elle était convoquée par un juge d’instruction parisien. Pour menaces de mort envers trois agents de l’administration pénitentiaire elle est condamnée le 4 avril à huit mois de prison ferme par le tribunal correctionnel d’Orléans35
Mode opératoire
Dans un rapport de l’office de police Europol, le groupe État islamique pourrait recourir aux attentats à la voiture piégée pour atteindre ses cibles sur le continent européen. Selon le Laboratoire central de la préfecture de police (LCCP) l’explosion d’une seule bouteille de gaz provoque « la ruine totale du véhicule et de sa carrosserie. Des débris, comme des morceaux de l’enveloppe de la bouteille, pourront être projetés à plus de 100 mètres. » Sans compter les effets thermiques de la « boule de feu » potentiellement ressentis au-delà des 50 mètres »11.
Autres suspects
• Samia C, 23 ans, est la cinquième suspecte. Elle était en contact sur les réseaux sociaux avec un djihadiste de retour de Syrie, Abou Junayd, qui n’était en fait que Inès Madani. La SDAT évoque une jeune fille « influençable » et « attirée par les vidéos macabres de décapitations »36. Samia C a été de nombreuses fois en contact avec Inès Madani, entre le 4 septembre et 8 septembre37 pour l’aider à trouver une planque36. Samia C est arrêtée le 13 décembre 2016 à Mantes-la-Jolie et le parquet de Paris a requis sa mise en examen et son placement en détention provisoire.
Procès
Le 10 septembre 2018, les six accusés (les quatre femmes arrêtées le 8 septembre 2016 à Boussy-Saint-Antoine, leur complice Samia C et leur inspirateur Rachid Kassim, considéré comme mort en Irak en 2017)38 sont renvoyés aux assises où ils seront jugés par des magistrats professionnels38. Dans leur arrêt, les magistrats notent que « seul un mauvais choix du carburant, difficilement inflammable, ce que manifestement elles ignoraient toutes les deux, a fait échec à leur tentative » qui « augurait d’un carnage »39. Avant d’être interpellées en bas du domicile d’Amel Sakaou, les quatre complices poursuivaient « le but de commetttre une nouvelle action qui ne semble pas avoir été très précisément définie » notent également les juges39

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5 Commentaires

  1. Jako Lévy

    9 avril 2019 at 19 h 40 min

    ines madani

    on va disséquer

    Inès: prénom trés prisé chez les maghrébines qui veulent depasser le stade des « lydia, Nadia, Sofia et autres …..Manoubia  » 😆

    un degré en dessous de Jiména ou Xiména, ou Chiména…………qui va trés

    bien avec el Sid (un nom a campér dehors comme rodrigo…… 😆 bis !

    ::::::

    Madani : traduction, le Madani c’est celui qui habite la Médina…..le ville, en gros Mr Citadin

    son père Patrik Madani, déjà issu d’ un mariage a Papa algéro musulman et d’ une maman ???? a prénommer son fils Patrik, ou Ryan, ou Kévin….ça te donne une idée de la chakchouka…genre Couscous au lard …

    et voilà comment on devient une fichée S , bien Fronçaise de chez nous

    on peut pas en vouloir a cette chimiste de 19 ans de ne pas savoir que du gazole froid eteint une allumette! quelle conne! voilà ce que c’est de quitter le Lycée a 16 ans 😆

    elle aurait mieux réussi en tapinant sur les Maréchaux avec ses co-pines, vraisemblablement faire les putes était plus dans leurs moyens…

  2. vrcngtrx

    10 avril 2019 at 9 h 05 min

    y a rien à attendre d’un jugement d’islamistes dans un pays en pleine islamo-soumission !

  3. benjamin

    10 avril 2019 at 9 h 16 min

    de petites saloperies pareilles pullulent désormais en France ! partout ! meme dans les petits villages !du fait des maghrébins qui sont partout ! omniprésents et tres surs d eux et dominateurs.. mais heureusement pas d elite….

  4. Ziona

    10 avril 2019 at 19 h 35 min

    Pas mal l’intégration : et je suis une terroriste, et je te convertis au terrorisme… pas mal le modèle

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