Aux Emirats,Le directeur du Shin-Bet David Zini a rencontré secrètement Mohammed Dahlan

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Cette rencontre discrète révèle l’intensification des tractations en coulisses sur le futur gouvernement de Gaza.
La chaine israélienne Kan a révélé la tenue d’une réunion confidentielle entre David Zini, directeur du Shin Bet et Mohammed Dahlan, figure politique palestinienne en exil à Abou Dhabi. La rencontre aurait eu lieu en marge d’une visite officielle de Zini aux Émirats arabes unis.
Interrogé sur cette information, le Shin Bet a répondu par une courte déclaration officielle : « Nous ne commentons pas l’agenda du directeur du service. »
Selon les analystes, cette rencontre constitue un signal fort d’une accélération des contacts en coulisses entre l’appareil sécuritaire israélien et des acteurs modérés du monde arabe, autour du futur gouvernement de Gaza, pour préparer l’après-Hamas.
Mohammed Dahlan est une figure aussi influente que controversée dans le paysage politique palestinien. Ancien chef des forces de sécurité préventive de l’Autorité palestinienne à Gaza, il est considéré comme un ennemi juré du Hamas qui l’a chassé, ainsi que ses partisans, lors du coup de force violent de 2007 qui lui a permis de prendre le contrôle de la Bande de Gaza.
Sa trajectoire l’a ensuite conduit à une rupture tout aussi fracassante avec Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, qui l’a exclu du Fatah. Contraint à l’exil, Dahlan s’est établi à Abou Dhabi, où il est progressivement devenu l’un des conseillers les plus proches et les plus écoutés du président des Émirats arabes unis, le cheikh Mohammed ben Zayed. De cette position, il a tissé au fil des années un réseau politique régional considérable.
Dès juillet 2024, le Wall Street Journal révélait que des responsables américains, israéliens et arabes s’étaient accordés à identifier Dahlan comme le candidat le plus crédible pour reprendre le contrôle civil et sécuritaire de Gaza après la destruction du régime du Hamas. Deux atouts lui sont principalement reconnus : son expérience avérée dans la gestion de forces armées, et le soutien financier massif que les États du Golfe sont prêts à lui apporter.
Pourtant, l’intéressé cultive soigneusement une ambiguïté publique. Soucieux de ne pas apparaître comme un dirigeant imposé par la victoire militaire israélienne, il s’abstient systématiquement de toute déclaration qui pourrait accréditer cette image.
SOURCE
https://israj.media-j.com/

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