Des proches de Salah Abdeslam placés en garde à vue juste avant un parloir avec le terroriste
Plusieurs membres de la famille de Salah Abdeslam se sont rendus en voiture devant la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) pour un parloir avec le terroriste. Au moins trois d’entre eux ont été placés en garde à vue samedi matin.
Selon les informations d’Europe 1, au moins trois membres de la famille de Salah Abdeslam ont été placés en garde à vue samedi matin sur décision du juge d’instruction antiterroriste alors qu’ils se rendaient à la prison de Vendin-le-Vieil pour un parloir avec le terroriste. Sa mère et sa sœur ont été interpellées pour introduction d’un objet illicite en prison.
La scène s’est déroulée samedi matin sur le parking de la prison de Vendin-le-Vieil. Plusieurs membres de la famille de Salah Abdeslam se sont rendus en voiture devant la prison pour un parloir avec le terroriste. A peine le moteur éteint, des policiers cagoulés les ont interpellés, menottés et assis à terre.
Des parloirs équipés d’hygiaphone
« Des proches de Salah Abdeslam ont été placés en garde à vue samedi, sur décision du juge d’instruction antiterroriste », a confirmé à Europe 1 une source judiciaire, précisant qu’il ne s’agissait pas d’un « projet d’attentat ».
« Aucun indice grave ou concordant laissant penser qu’elles ont commis les faits objets de l’information judiciaire en cours n’est à ce stade reconnu », souligne l’avocate de Salah Abdeslam dans un communiqué de presse, dénonçant « l’instrumentalisation d’une procédure pénale » estimant que ces gardes à vue « n’avaient en réalité d’autre objectif que de permettre à l’administration pénitentiaire de justifier le maintien du dispositif de séparation contesté en justice ». Il y a quelques jours, la justice administrative avait ordonné d’assouplir ces conditions de parloir de Salah Abdeslam. Depuis novembre dernier, ses visites avaient lieu dans des parloirs équipés d’hygiaphone, empêchant tout contact direct et physique entre le détenu et ses visiteurs.
En novembre dernier, alors que la France s’apprêtait à commémorer les 10 ans des attentats terroristes du 13 Novembre 2015, Salah Abdeslam avait été placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour détention illicite d’une clé USB dans sa cellule. Trois autres personnes avaient été placées en garde à vue 48 heures plus tard. Son ex-compagne, Maëva B. avait, de son côté, été doublement mise en examen puis incarcérée pour cette fameuse clé USB remise à Salah Abdeslam et surtout pour un projet d’attentat djihadiste déjoué. Le Parquet national antiterroriste avait ouvert deux informations judiciaires distinctes.
Source
https://www.europe1.fr/
Salah Abdeslam né le 15 septembre 1989 à Bruxelles, est un terroriste djihadiste français d’origine marocaine[3],[4] ayant vécu en Belgique, dans la commune de Molenbeek-Saint-Jean.
Affilié à l’État islamique, il est impliqué dans les attentats du 13 novembre 2015 qui ont fait 130 morts et 413 blessés en région parisienne. Il convoie la quasi-totalité du commando qui commettra ces attentats ainsi que ceux de Bruxelles le 22 mars 2016. Le 13 novembre 2015, il est le loueur de la voiture utilisée par les assaillants de la salle du Bataclan, et dépose les trois kamikazes devant le Stade de France où ils se font exploser. Son frère, Brahim Abdeslam, participe aux fusillades des terrasses parisiennes et se fait à son tour exploser dans un bar proche de la place de la Nation
