Discours décevant de Macron – dans le sillage traditionnel de ses prédécesseurs

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Le dernier discours au dîner du CRIF a été bien décevant car il confirme que le Président Macron n’a pas de politique différente de ses prédécesseurs à l’égard d’Israël et du monde arabo-musulman.
Macron souhaite le rayonnement de la France mais en réalité poursuit au Moyen-Orient la même stratégie tracée par le Général de Gaulle, appliquée à la lettre par le Quai d’Orsay, aujourd’hui encore.
Rien n’a changé concernant cette position, ni sur le soutien absolu aux Palestiniens, ni sur le retrait des Territoires, et ni non plus sur l’avenir de Jérusalem. Pourtant la donne géopolitique a bien changé depuis ce fameux Printemps arabe.
Macron n’a pas eu le courage de relever le défi et de reconnaître, du moins, que Jérusalem-Ouest est bien la capitale de l’Etat juif.
Au lieu d’encourager la décision historique du Président Trump, il parla d’erreur et accusa indirectement Trump de ne pas aider à l’amélioration de la situation sécuritaire. En d’autres termes, le transfert de l’ambassade américaine est, selon lui, une provocation qui risque d’embraser toute la région. Une analyse erronée qui n’a pas de justificatif sur le terrain, et qui freine surtout l’enthousiasme des Israéliens et du peuple juif.
Dans cet esprit de dérobade, Macron nous dira « la reconnaissance de Jérusalem adviendra », et nous ajoutons, avec le sourire : quand ? A l’arrivée du Messie ?

Stupéfiant de constater que le journal Le Monde a évoqué le discours uniquement pour souligner le refus de Macron de reconnaître Jérusalem. Un bref article et une courte vidéo ont été publiés seulement sur le site Internet dans la rubrique Religion.
N’est-ce pas une manière de dire que la question de Jérusalem est purement religieuse et non politique comme le rabâchent les Palestiniens, affirmant ainsi que les Juifs ne forment qu’une entité religieuse et non pas un peuple ayant des droits nationaux et étatiques, en d’autres termes, sans aucune capitale propre à eux
Macron se dit être utile, être un honest broker, selon sa propre expression, mais justement, dans sa conduite des affaires internationales, il prouve surtout sa valse-hésitation, et demeure craintif.
Cette échappatoire prouve surtout que la France justifie le narratif des Palestiniens, c’est bien Macron qui ne joue pas fairplay et donc ne peut-être ni arbitre ni médiateur.
Jérusalem est et sera notre seule et unique capitale, elle ne sera pas aussi celle des Palestiniens.
En reconnaissant notre capitale trimillénaire, Macron nous ne fait pas de crédit, faveur, ou plaisir pour une soirée, selon ses propos, mais confirme un secret de polichinelle, une réalité historique irréfutable. Et puis, soyons clairs, Jérusalem est et sera notre seule et unique capitale, elle ne sera pas aussi celle des Palestiniens.
Chaque président, avec son style et son propre caractère, a marqué de son empreinte cette politique française dans notre région, et Macron la suit avec beaucoup de prétention concernant son rôle d’influence. Macron semble se conduire aussi en technocrate. La sensibilité et la spontanéité manquent souvent. Tel un banquier, tout est calculé froidement même si le bilan est déficitaire.
Certes, Macron est probablement sincère quand il évoque son attachement aux valeurs du Judaïsme, et en déclarant que les Juifs prient toujours pour la République, pour l’espérance et le progrès.
Ici encore, il manque cette chaleur humaine qu’avait Jacques Chirac et la sagesse de François Mitterrand. Son discours est prévisible, ses paroles sont dictées. Chaque mot est pesé et réfléchi souvent par intérêt et à sens unique.
Quand il réaffirme que le combat contre l’antisémitisme se poursuivra sans concession, nous pouvons vraiment le croire, mais nous attendons surtout des actes. Quand il dit comme ses prédécesseurs que « l’antisémitisme est le déshonneur de la France », il aurait pu ajouter « une honte pour l’Humanité entière ».
En évoquant le 70ième anniversaire de la Déclaration des Droits de l’Homme et le rôle de René Samuel Cassin, Juif français, Prix Nobel de la paix, Macron aurait pu dire, dans la même veine, que cela coïncide avec le 70ième anniversaire d’Israël. Il aura peut-être l’occasion de le mentionner plus tard lors de sa visite prochaine à Jérusalem, et durant celle du président Rivlin à Paris en juin, mais devant le CRIF cela aurait été plus significatif sur tous les plans. Il doit bien savoir que dans les relations internationales, des gestes sincères et des symboles servent de catalyseurs et marquent longtemps les esprits.
Rappelons que le dîner du CRIF est une tradition instaurée en 1985 par son ancien président, l’avocat Théo Klein. Il avait souhaité à l’origine concevoir une soirée conviviale entre le gouvernement, les principaux responsables politiques de l’opposition et les membres d’associations juives communautaires. Au fil des ans, cette soirée a suscité la critique en particulier quand Nicolas Sarkozy fut invité, alors qu’il était président de la République.

Enfin sur l’Iran, Macron parle de sa détermination contre les fusées balistiques mais pense en réalité comme Obama que l’accord de Vienne sur le projet nucléaire est valable et qu’il faut poursuive le dialogue avec les Ayatollahs. Une politique qui demeure avant tout mercantile et ne prouve que faiblesse et désarroi devant la montée en puissance des Gardiens de la révolution dans la région et les massacres en Syrie.
Sur ce point comme d’autres, Macron adopte la même politique qu’Obama, une diplomatie classique et timide. Il ne veut rien bousculer et préfère avoir un dialogue même avec les pires ennemis car le monde est pour lui « beau et gentil »…
Certes, les relations bilatérales entre Jérusalem et Paris sont au beau fixe et sur plusieurs plans, et Macron favorise l’action de la société civile beaucoup plus que les échanges entre gouvernements.
Cependant, nous n’avons aucune illusion sur sa politique proche-orientale et sur ses réelles intentions concernant la menace iranienne. La dernière visite du ministre Le Drian à Téhéran témoigne bien de la marche à suivre. Comment donc pouvoir dire et justifier, en même temps, que « la sécurité de notre allié israélien est une priorité absolue, elle n’est pas négociable ».
Des paroles appréciables, mais franchement, nous préférons compter uniquement que sur nous-mêmes, sur notre juste cause, et sur la puissance de Tsahal.
Freddy Eytan
Source :
http://jcpa-lecape.org/discours-decevant-de-macron-dans-le-sillage-traditionnel-de-ses-predecesseurs/

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11 Commentaires

  1. capucine

    11 mars 2018 at 15 h 19 min

    « Macron n’a pas eu le courage de relever le défi et de reconnaître, du moins, que Jérusalem-Ouest est bien la capitale de l’Etat juif. »

    il n’y a rien à attendre de macron qui n’est pas mieux que ses prédécesseurs ! la France est pro-palestinienne il n’y a qu’à voir comment est reçu Abbas par macron et par Hidalgo , c’est une honte la façon dont l’état méprise la communauté juive par rapport aux courbettes qu’il font aux muzz !!!

    • MAGUID

      14 mars 2018 at 20 h 12 min

      NON, NON et NON! JERUSALEM est, a été et restera exclusivement JUIVE et INDIVISIBLE, et pour l’ETERNITE. COMPRIS?

  2. daniel

    11 mars 2018 at 16 h 18 min

    Comment ?
    Mais comment pouvez-vous encore croire à la parole des politiques ???
    Ça me laisse dans l’étonnement.
    Vous n’êtes plus les bienvenues, comment faut-il vous le dire ?
    Moi même je ne le suis plus non plus.
    Homme blanc, hétérosexuel, de culture Judéo-Chrétienne, chrétien pratiquant, travaillant pour nourrir sa famille.
    C’est nous (vous et nous), et nos parents (les vôtres et les nôtres) qui avons rebâtit ce pays.
    Ne leur laissons pas le fruit de décennies de labeur.
    Il faut et c’est un impératif majeur, que nos communautés se resserrent.

  3. Cmoiwilly

    11 mars 2018 at 19 h 25 min

    Fidèle à la pensée de ce CON De Gaulle , rien ne changera et ca arrange bien ses successeurs qui sont dans la même ligné qu’on le veuille ou non. Ils sont à l’écoute du Quai d’Orsay qui est un nid d’arabisants et d’antisémites

    • Alice

      12 mars 2018 at 10 h 22 min

      exact !

  4. Claude

    11 mars 2018 at 19 h 28 min

    Y a t-il encore quelqu’un pour s’imaginer que cet homme, qui aurait été soudain touché par la grâce, va tout à coup changé !!

    Un miracle sans doute … tout comme l’étrangeté de son élection !!

    Il ne faut surtout pas devenir pessimiste en s’attachant à ses paroles défaitistes !

    Il tient, comme beaucoup d’autres, à ce qu’Israël cède encore sa terre aux musulmans, peu lui importe le danger pour les citoyens israéliens.

    L’on connaît sa politique à ce sujet qui est celle du Quai d’Orsay et l’on connaît sa préférence , comme celle de sa bande de clowns !!

    Il a de temps en temps de bonnes paroles concernant les juifs , il semble que ce sont de pieux mensonges, car cela n’est jamais suivi par des actes !

    Par exemple laisser encore les journaleux débiter tous leurs mensonges , falsifier l’Histoire, ne parler d’Israël que pour en dire du mal , aurait dû déjà être corrigé avec fermeté

    Le boycott interdit pourtant par la Loi, continue et on laisse des manifs avec ces gens là, dans les rues de Paris, faire et dire des choses odieuses !

    Bob ce ne sont que quelques exemples, que l’on ne me dise pas que ce n’est pas de son ressort , voyons, lui qui se prend pour le nouveau maitre du monde , et fourre son nez partout, aurait du agir d’une poigne de fer ! qui lui fait totalement défaut !

    Et il y a encore tant et tant d’exemple qu’une page ne suffirait pas !

    Et il est inutile de dire qu’il veut faire cesser l’antisémitisme en France, mais il s’y prend fort mal à ce qu’il me semble !

    sa politique, sa préférence, ses relations ont été dévoilé bien avant son élection ! et ma foi, parmi ceux qui ont voté pour lui malgré tout, certains s’en mordent les doigts …

    Malheureusement il est trop tard, et les nombreux ennuis dans tous les domaines qui arrivent ; nous, qui n’avons pas participé à cette catastrophe annoncée, nous sommes également touchés ! et cela c’est moins drôle .

  5. Alice

    11 mars 2018 at 20 h 38 min

    Comment peut-on être déçu par Macron ?
    j’aurais tout lu !

    • Eretz

      11 mars 2018 at 21 h 05 min

      Etre déçus par quelqu’un dont on n’avait strictement rien à attendre.. A priori c’était impossible, mais des juifs ont réussi cet exploit..

  6. josué bencanaan

    12 mars 2018 at 5 h 44 min

    Vous esperiez quoi ??, pour ma part je n’attend rien de ce type, Macron président des riches, jamais il ne reconnaitra jerusalem comme capitale de l’etat juif, pour lui ce serait un suicide politique, simple question de chiffres :

    Combien il y a de musulmans en France ?, combien il y a t-il de juifs ??

    la raison du plus fort est souvent la meilleur ^^

  7. niro

    12 mars 2018 at 16 h 22 min

    les juifs savent recevoir
    la population juive de cette reception ,n’est autre que QUé TE METé
    monsieur je sais tout ,se la pete devant une population de gens soumis.
    personne pour lui dire qu’il commence a nous gonfler cet individu .

  8. Rony d'Alger

    13 mars 2018 at 22 h 59 min

    Le comble de l’immonde fût franchi lorsque des applaudissements saluèrent la critique par macron de la décision du Président Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale de l’État d’Israël. D’où vinrent ces immondices? Les ambassadeurs présents ni les personnalités ne se seraient permis, dans un tel contexte, de pareilles incongruités. Force donc est de reconnaître que seuls des juifs, dits de gauche, se sont permis une telle forfaiture. Mais n’ont-ils pas ENFIN compris que l’expression  » juifs de gauche  » n’a plus lieu d’être ? Elle est révolue, définitivement. Sont-ce ces larbins d’anne hidalgo qui avaient, dans son sillage, osé aller s’incliner devant le tombeau du tueur de Juifs, à ramallah ? Quoiqu’il en soit, HONTE A EUX d’avoir méprisé le souvenir de tous nos enfants victimes de ces barbares.

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