FN : Frédéric Chatillon, l’éminence brune de Marine Le Pen

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Ils se connaissent depuis plus de vingt-cinq ans et leur amitié ne se dément pas. Même empêtré dans les ennuis judiciaires de sa société Riwal, prestataire privilégié du FN, ce pilier de la mouvance nationaliste est toujours à la manœuvre auprès de Marine Le Pen.
Ils ont pris place dans un coin de la salle de presse. En jean et baskets, les six jeunes avachis derrière leurs ordinateurs se fondent dans le décor. A une différence près : contrairement aux journalistes venus couvrir les « estivales » de Marine Le Pen, la fine équipe en question gère la communication de la cheftaine du Front national. Images d’ambiance sur Snapchat, tweets sur le compte officiel, portraits Instagram d’elle en train d’écouter le discours du sénateur-maire de Fréjus, David Rachline, l’hôte de l’événement… En ce 17 septembre, jour de rentrée politique du FN, tout ce qui a trait à la promotion numérique de la candidate à la présidentielle passe par eux.
Derrière la jeune garde, un pilier des campagnes marinistes veille au grain. Cet homme, qui n’hésite pas à passer une tête pour souffler quelques recommandations à ses « petits », c’est Frédéric Chatillon. Avec son double mètre et ses cheveux gominés, impossible de le rater. Coupe de champagne à la main, le patron de Riwal, l’agence de communication préférée de Marine Le Pen, se promène dans les allées de l’espace Caquot où les militants découvrent le dernier slogan : « Au nom du peuple ». Une formule déposée à l’INPI par la compagne de Chatillon, Sighild Blanc, et un nom de domaine enregistré par son poulain et associé dans la société e-Politic, Paul-Alexandre Martin, un ancien cadre du Front national de la jeunesse (FNJ). A Fréjus, Chatillon est chez lui. Jusqu’à glisser qu’il pourrait assister la candidate frontiste en 2017 « en [son] nom propre ». « Sur des points techniques, précise-t-il, comme la coordination entre le print et le Web, ou les retransmissions en direct. »
Les juges vont adorer l’entourloupe… Depuis le début de l’année 2015, Riwal s’est vu notifier l’interdiction de travailler de manière directe ou indirecte avec le Front national. En cause, le rôle joué par cette agence dans les campagnes législatives et présidentielle de 2012, qui valent à Chatillon d’être mis en examen, entre autres, pour « faux et usage de faux », « escroquerie » et « abus de biens sociaux ». Sur la foi d’une dénonciation à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, les juges d’instruction Renaud Van Ruymbeke et Aude Buresi ont mis au jour la combine.
Lors des législatives il y a quatre ans, des « kits de campagne » conçus par Riwal et contenant tracts, affiches, sites Web clés en main et professions de foi ont été fourgués de force, parfois en imitant les signatures, à 525 candidats estampillés FN. Jeanne, le microparti de Marine Le Pen, payait à Riwal ces « services rendus aux candidats pour les campagnes électorales ». Soit 16.650 € par kit. Un montant astronomique, que les candidats remboursaient ensuite à Jeanne via un prêt accordé par le même microparti à un taux d’intérêt – pas très amical – de 6,5 %. Tout bénef : Jeanne empochait un peu plus de 17.200 €, Riwal se taillait une marge confortable et les candidats couvraient le prêt… avec de l’argent public.
Source :
http://www.marianne.net/fn-frederic-chatillon-eminence-brune-marine-pen-100247128.html

happywheels

5 Commentaires

  1. gozou dit :

    bien tres bien la ligue de rappeler aux juifs qui vote mlp ces bonnes frequentations!!!..le diable s’habille en prada…

  2. Golmon dit :

    l’eminence brune totem kampf
    A quand un nouveau procés de nuremberg ??

  3. Golmon dit :

    gozou, et même parfois en pravda…
    regarde les salissures du PCF pro palos…

  4. LEHI dit :

    Frédéric Chatillon est un antisémite avéré …
    Si il pouvait finir comme François Duprat !

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