Gaza : l’Institut français du Consulat Général de France transformé en lieu d’interrogatoires par le Hamas
L’organisation terroriste aurait installé ses activités au sein de l’Institut français de Gaza, déserté depuis le début du conflit. L’ancien centre culturel, symbole de la présence française dans l’enclave, servirait désormais de lieu d’interrogatoires.
Alors que le Hamas avait largement été affaibli par plus de deux ans de conflit avec l’armée israélienne, le groupe terroriste palestinien s’est depuis reconstitué, profitant de la trêve instaurée il y a quatre mois par le plan de Donald Trump. Selon les informations de RTL, issues d’une source diplomatique arabe en Égypte, le Hamas aurait pris ses quartiers à l’Institut français de Gaza ces derniers mois. Ce centre culturel, qui proposait autrefois à de nombreux Palestiniens d’apprendre le français et servait de lieu de rencontre entre les hommes et les femmes, en dépit des injonctions islamistes, abriterait aujourd’hui des interrogatoires.
Selon le grand reporter Georges Malbrunot, les membres du Hamas questionneraient les personnes qu’ils considèrent comme suspectes au sein même de ces locaux, désertés par le personnel français et les employés palestiniens. Absente, la France serait impuissante face à cette dérive. Le pays n’avait déjà rien pu faire lorsque l’Institut français de Gaza avait été touché par une frappe israélienne en novembre 2023. À cette époque, le Hamas avait déjà inspecté le lieu.
En pleine escalade militaire avec l’Iran, Donald Trump a réuni ce jeudi pour la première fois son « Conseil de paix », devant lequel plusieurs pays ont annoncé leurs contributions en argent et hommes pour la reconstruction de Gaza. La deuxième phase du plan de paix de Trump prévoit le retrait progressif des troupes israéliennes qui contrôlent environ la moitié du territoire palestinien, et le déploiement d’une force internationale de stabilisation. Aucun calendrier n’a cependant été annoncé. Et pour cause : Israël comme le Hamas maintiennent des exigences contradictoires, le premier demandant un désarmement total du groupe terroriste, l’autre la cessation des agressions en premier lieu.
Source Le JDD
