Le double discours de la France sur Israël constitue une trahison des valeurs morales

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Par David Ben-Basat
La diplomatie de Macron se heurte à des critiques concernant l’approche de la France vis-à-vis de l’Iran, du Hezbollah et de la défense d’Israël.
La politique française de ces dernières années, et plus particulièrement depuis l’arrivée au pouvoir d’ Emmanuel Macron , s’apparente à une véritable trahison des valeurs morales. Derrière un discours lisse sur les droits de l’homme, la diplomatie et l’équilibre se cache une réalité troublante d’hypocrisie, de faiblesse morale, voire d’hostilité manifeste envers Israël et ses alliés.
L’appel de Macron à mettre fin à la guerre contre l’Iran est non seulement malavisé, mais aussi totalement déconnecté de la réalité. Alors que l’Iran continue de promouvoir le terrorisme régional, de financer ses alliés et d’afficher ouvertement son ambition de détruire Israël, le président français choisit de pointer du doigt ceux qui se défendent. Il ne s’agit pas de médiation, mais de capitulation morale.
L’absurdité est d’autant plus flagrante lorsque la France interdit aux exilés iraniens de manifester contre le régime qu’ils ont fui. Un pays qui se présente comme un phare de la liberté réduit ainsi au silence les victimes de l’oppression. Il ne s’agit pas d’une erreur isolée, mais d’une politique visant à affaiblir ceux qui résistent à la tyrannie tout en facilitant la tâche de ceux qui l’imposent.
La réaction de la France aux attentats du Hamas contre Israël le 7 octobre a une fois de plus révélé son vrai visage. Au lieu d’une condamnation claire et sans équivoque de l’horrible massacre perpétré contre des civils, le monde a entendu un discours hésitant, en apparence équilibré, mais qui, dans les faits, brouillait la frontière entre terrorisme et légitime défense. Il ne s’agit pas d’un échec diplomatique, mais d’un échec moral.
Comme si cela ne suffisait pas, la France continue de faire pression sur Israël pour qu’il mette fin à ses opérations contre le Hezbollah au Liban, une organisation terroriste armée soutenue par l’Iran. Cette exigence n’est rien d’autre qu’une tentative de paralyser Israël et d’exposer ses citoyens à des menaces permanentes. Autrement dit, la France demande à Israël de payer le prix de son « équilibre » au prix de la mort de ses civils.
La France privilégie le confort et le refus de la justice à la moralité.
Le problème ne se limite pas à la politique actuelle. Il est plus profond et s’inscrit dans une logique historique. Durant la Seconde Guerre mondiale, sous le régime de Vichy, la France a choisi de collaborer avec le mal plutôt que de le combattre. Des Juifs ont été envoyés dans des camps d’extermination non seulement par les nazis, mais aussi avec la complicité d’institutions françaises. C’était une trahison des valeurs mêmes que la France prétendait défendre.
La ressemblance avec les événements passés est troublante. Hier comme aujourd’hui, la France a privilégié le confort et l’évitement de la justice plutôt qu’une prise de position morale claire. Hier comme aujourd’hui, elle a préféré détourner le regard. La France choisit de tolérer un islam radical qui prend le contrôle de régions entières où les forces de l’ordre hésitent à intervenir et où des autorités religieuses imposent des interprétations locales de la charia.
Même dans ses relations avec Israël au fil des ans, les trahisons n’ont pas manqué. L’embargo sur les armes avant la guerre des Six Jours de 1967, les positions unilatérales adoptées dans les instances internationales et la tendance systématique à imputer à Israël la responsabilité de chaque escalade ne sont pas le fruit du hasard. Ils s’inscrivent dans une stratégie constante de prise de distance avec les valeurs démocratiques à l’égard de l’État juif.
La position anti-américaine de la France ne fait qu’aggraver la situation. Au lieu de se ranger aux côtés des États-Unis et de l’Occident face aux menaces mondiales, Paris choisit régulièrement de se démarquer, tantôt par arrogance, tantôt par pur intérêt politique. Dans un monde où le terrorisme transfrontalier sévit, une telle division est un cadeau aux ennemis.
L’affirmation selon laquelle la France cherche à jouer un rôle de médiateur et à apporter une voix équilibrée sur la scène internationale ne résiste pas à l’analyse. Il n’y a pas d’équilibre entre terrorisme et démocratie. La France ne peut être médiatrice lorsque l’un des camps bénéficie de compréhension tandis que l’autre est constamment critiqué. Il s’agit là ni plus ni moins d’une aberration morale.
La France de Macron a perdu tout repère moral. Elle parle de droits de l’homme tout en restreignant la liberté d’expression. Elle parle de paix tout en condamnant ceux qui luttent contre le terrorisme. Elle parle de justice tout en fermant les yeux sur l’agresseur.
Une telle politique nuit non seulement à Israël , mais aussi à la France elle-même. Elle compromet sa crédibilité, affaiblit son influence internationale et l’éloigne de ses alliés naturels. Pire encore, elle envoie un message dangereux : celui que l’Occident n’est pas uni face à la menace terroriste.
L’histoire nous a appris que la faiblesse face au mal ne mène pas à la paix, mais au désastre. La France l’a déjà vécu et en a payé le prix fort. La question est de savoir si elle a tiré les leçons du passé ou si elle les répète, cette fois sous couvert de diplomatie.
L’auteur est le PDG de Radios 100FM, consul honoraire et doyen adjoint du corps diplomatique consulaire, président de l’Association israélienne des communications radio et ancien correspondant pour NBC News et Galei Tzahal.
SOURCE
HTTPS://WWW.JPOST.COM/OPINION/A

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