Le nouveau guide suprême iranien serait homosexuel
L’information, jugée très crédible par le renseignement américain, a été transmise à Donald Trump
Les services de renseignement américains estiment plausible que le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, puisse être homosexuel, selon des informations rapportées par le Washington Post. Cette hypothèse, issue de sources jugées fiables par les agences d’espionnage américaines, aurait été transmise récemment au président américain lors d’un briefing confidentiel.
D’après plusieurs personnes informées du dossier, ces renseignements reposeraient notamment sur des informations évoquant une relation intime de longue durée entre Mojtaba Khamenei et une personne ayant autrefois travaillé dans l’entourage familial, possiblement un ancien tuteur.
Les agences américaines ne disposeraient toutefois d’aucune preuve visuelle ou matérielle confirmant ces allégations. Malgré cela, plusieurs responsables du renseignement cités par le journal affirment que la crédibilité de la source principale — décrite comme l’une des plus protégées du gouvernement américain — expliquerait pourquoi ces informations ont été remontées jusqu’au plus haut niveau de l’exécutif.
Selon l’une des sources, certains rapports mentionneraient également des comportements jugés inappropriés à l’égard d’hommes chargés de s’occuper de Mojtaba Khamenei. Ces épisodes auraient eu lieu alors qu’il recevait des soins médicaux après le raid aérien du 28 février qui a coûté la vie à son père, l’ayatollah Ali Khamenei, ainsi qu’à plusieurs membres de sa famille. Mojtaba Khamenei aurait lui-même été blessé lors de cette attaque.
C’est dans ce contexte que ces éléments auraient été présentés au président Donald Trump lors d’une réunion d’information à la Maison-Blanche. Selon plusieurs personnes présentes, la révélation aurait provoqué une réaction de surprise dans la salle. Le président américain aurait éclaté de rire, entraînant la réaction amusée de certains participants.
Âgé de 56 ans, Mojtaba Khamenei a été désigné le 8 mars pour succéder à son père à la tête de la République islamique. Avant son accession au pouvoir, il était souvent décrit comme une figure influente opérant dans l’ombre du guide suprême vieillissant.
L’entourage d’Ali Khamenei affirme que ce dernier ne souhaitait pas voir son fils lui succéder, notamment en raison de « difficultés personnelles » non précisées. Le Mossad a lui-même accrédité cette thèse : avant même la nomination officielle de Mojtaba Khamenei, le compte X en persan de l’agence de renseignement israélienne avait semé la confusion, en suggérant de demander au successeur présumé « pourquoi il avait brûlé le testament de son père ».
Les rumeurs concernant sa vie privée circuleraient toutefois depuis plusieurs années dans certains milieux politiques iraniens. Selon des sources citées par le quotidien américain, elles auraient notamment pris de l’ampleur après la mort du président iranien Ebrahim Raissi dans un crash d’hélicoptère en mai 2024, un événement qui avait relancé les spéculations autour de la succession du guide suprême.
Des documents diplomatiques américains rendus publics en 2008 par WikiLeaks évoquaient déjà certains aspects de la vie personnelle de Mojtaba Khamenei. L’un de ces câbles indiquait qu’il aurait effectué plusieurs séjours au Royaume-Uni afin d’y suivre un traitement médical pour des problèmes d’impuissance avant son mariage, contracté relativement tard, vers l’âge de 30 ans.
La question de l’orientation sexuelle est particulièrement sensible en Iran, où l’homosexualité est illégale et peut être punie de la peine de mort.
Source
https://israj.media-j.com/
Depuis la révolution de 1979, les droits des personnes LGBT demeurent inexistants[1] du fait du fondamentalisme de la république islamique qui voit l’hétérosexualité du mariage traditionnel comme l’unique orientation sexuelle autorisée
Depuis l’établissement de la république islamique en 1979, les lois iraniennes sont fondées sur une interprétation particulière de la Charia. Toutes les relations sexuelles qui ont lieu en dehors du traditionnel mariage hétérosexuel sont illégales et aucune distinction légale n’est faite entre les relations consenties ou non consenties. Les pratiques sexuelles entre personnes de même sexe qui ont lieu entre deux adultes consentants en privé sont considérées comme un crime et la peine maximale pour ce crime peut être la mort. 
