Manuels Hachette rappelés : Barbara Lefebvre dénonce une dérive idéologique assumée
L’enseignante met en cause la responsabilité éditoriale et l’impact de tels récits sur les élèves de terminale, futurs électeurs
Le livre, retiré de la vente après une vague de critiques, s’adressait à des élèves de terminale, « des jeunes de 17–18 ans qui seront les électeurs de demain », rappelle Barbara Lefebvre. Le manuel reprend des éléments directement inspirés de la propagande du Hamas, sans jamais qualifier le mouvement d’organisation terroriste ni nommer clairement les attaques du 7 octobre comme telles.
Manuel Hachette rappelé : "Ce genre de formulation ne peut pas passer par accident. Il y a eu une volonté manifeste de laisser passer ces termes" pointe Barbara Lefebvre, enseignante et analyste pic.twitter.com/qLgDxDxxm7
— i24NEWS Français (@i24NEWS_FR) January 14, 2026
L’enseignante réfute l’argument de l’erreur avancé par l’éditeur. « Un ouvrage de ce type fait l’objet de multiples lectures et relectures », souligne-t-elle, rappelant les procédures de validation scientifique propres aux ouvrages collectifs. À ses yeux, laisser passer des termes aussi lourds de sens ne peut être involontaire. Elle estime que la responsabilité incombe à toute la chaîne éditoriale, du directeur de collection à l’auteur, dont l’identité devra, selon elle, être rendue publique.
Barbara Lefebvre va plus loin en pointant la dimension idéologique du texte. Elle affirme que la seconde partie du manuel suggère implicitement un projet d’État binational, dans lequel la démographie conduirait à la disparition du caractère juif d’Israël. « Nous ne sommes plu s dans l’enseignement de faits, mais dans un discours militant », tranche-t-elle.
L’essayiste replace enfin cette affaire dans un contexte plus large, évoquant une minorité d’enseignants et de militants très actifs dans l’enseignement supérieur, capables, selon elle, d’imposer leurs narratifs avec complaisance institutionnelle. Elle salue toutefois la réaction rapide de la ministre Aurore Bergé et du président Emmanuel Macron, y voyant la preuve que « quand le pouvoir politique veut agir, il peut ».
Pour Barbara Lefebvre, ce rappel doit désormais ouvrir un débat de fond sur le contrôle des contenus pédagogiques et la responsabilité de ceux qui façonnent les récits transmis aux jeunes générations.
Source I24News
