MAROC-Antisémitisme à Marrakech
Des vidéos montrant un groupe de fidèles juifs priant devant les remparts de Bab Doukkala à Marrakech ont largement circulé sur les réseaux sociaux, provoquant interrogations et réactions.
Les images montrent des hommes vêtus de noir, accomplissant des rites religieux assimilés à des prières talmudiques, dans un lieu public emblématique de la médina de la cité ocre. Une scène jugée inhabituelle dans cet espace historique.
Vidéo choc !! Des Juifs orthodoxes prient sur le mur à Bab Doukkala au Maroc. Cette zriba leur a été promis il y a 3000 ans de cela. RIP morocco ! 🪦🇲🇦
Ce mur est réputé parmi les touristes pour être couvert d'urine et exhale une forte odeur de pisse. pic.twitter.com/gtPeCOBiTc— ☪︎Zeeno (@zeeno_dz) April 21, 2026
Une pratique religieuse circonstancielle
Dans une déclaration accordée au confrère Achkayen, Jacky Kadoch, représentant de la communauté juive marocaine à Marrakech, a tenu à relativiser la polémique.
Selon lui, il s’agit de fidèles appartenant au courant «haredim», une branche du judaïsme orthodoxe rigoriste, venus de l’étranger. Pris par le temps au moment de la prière du soir, appelée «Arvit» (ou Maariv), ils auraient simplement accompli leur rituel sur place, faute de pouvoir rejoindre un lieu de culte.
Cette prière juive du soir, la troisième des trois prières quotidiennes obligatoires, est récitée après la tombée de la nuit.
Jacky Kadoch a insisté sur le fait qu’«il n’y a rien d’anormal», expliquant que cette prière correspond au moment du coucher du soleil, équivalent du maghrib dans la tradition musulmane.
Pas de lien établi avec un site religieux
Le responsable communautaire a également démenti les rumeurs évoquant l’existence d’un ancien lieu de culte juif à la porte au bord nord-ouest de la médina, affirmant que la localisation de la prière est purement circonstancielle.
Il a par ailleurs précisé que les personnes concernées «ne sont pas marocaines», mais des visiteurs étrangers appartenant à un courant religieux très conservateur, caractérisé par un mode de vie strict et centré sur l’étude de la Torah et du Talmud.
Une polémique amplifiée en ligne
Interrogé sur une éventuelle dimension politique ou un lien avec la normalisation des relations entre le Maroc et Israël, Jacky Kadoch n’a pas exclu certaines interprétations, tout en restant prudent sur les motivations réelles des individus concernés.
Au final, l’incident semble davantage relever d’un contexte religieux ponctuel que d’une démarche organisée, même si sa médiatisation a contribué à alimenter le débat sur les réseaux sociaux.
Appel à une manifestation près de Bab Doukkala
La coordination locale de soutien à la Palestine et de lutte contre la normalisation à Marrakech a annoncé l’organisation d’un sit-in, ce mercredi soir, à proximité du mur de Bab Doukkala.
Cette action intervient dans le sillage de la controverse suscitée par la diffusion des vidéos en question montrant des prières talmudiques effectuées par des juifs en tenue religieuse près des remparts de Bab Doukkala.
Les organisateurs affirment que cette mobilisation vise à dénoncer des «pratiques de normalisation provocatrices», tout en réaffirmant leur soutien constant à la cause palestinienne.

Le rassemblement est prévu à partir de 19 heures, dans un contexte de forte réactivité sur les réseaux sociaux, où les images de la scène ont largement circulé et alimenté les débats.
Entre liberté de culte et tensions d’opinion
Cette séquence intervient alors que le Maroc accueille régulièrement des visiteurs juifs d’origine marocaine ou étrangère, venus participer à des événements religieux et spirituels, notamment les «hilloulot» (la tradition de la Hiloula célébrée par les juifs du Maroc), ou visiter des lieux de mémoire.
Lire aussi: Midelt : la communauté juive célèbre la Hiloula de Rabbi Itshak Abihssira
Dans ce cadre, la pratique du culte juif s’exerce librement dans plusieurs villes du Royaume, illustrant la diversité religieuse et la coexistence culturelle qui caractérisent le pays.
Un contexte sensible
La manifestation annoncée reflète ainsi un climat où se croisent plusieurs dimensions: attachement à la cause palestinienne, débats autour de la normalisation et perception d’événements à caractère religieux dans l’espace public.
Lire aussi: À Rabat, une marée humaine en soutien aux prisonniers palestiniens (vidéos)
Si la mobilisation entend exprimer une position politique claire, elle intervient dans un contexte où les autorités marocaines maintiennent un équilibre entre ouverture, tolérance religieuse et gestion prudente des sensibilités en relation avec les questions régionales.
Source
Scène enflammée 🇲🇦!
Après la profanation de Bab Dkala à Marrakech par des colons israéliens 🇮🇱, des jeunes de #Marrakech refusant la normalisation humiliante lancent une opération incendiaire : laver la souillure sioniste du mur !#Maroc pic.twitter.com/AQCE7G6gh1— بوابة الجزائر – Algeria Gate (@algatedz) April 22, 2026
happywheels

La rue arabe est antiisraelienne et antijuive. Nous le savons tous…
« antisémitisme au MAROC » …. C’est certain… Sauf si vous êtes très fortuné et que vous avez d’excellents « rapports » avec le Roi .
Je pense entr’autres au Palais RHOUL de Marrakech…
« RHOUL c’est Sacha RHOUL l’ancien secrétaire de Johnny HALLYDAY.
Mais c’est sa femme Sylvia LIANY qui est le cerveau de cette affaire et qui a investi avec ses propres deniers dans cette énorme entreprise.
Je ne pense pas qu’elle soit victime d’antisémitisme.
Sylvia est d’origine juive marocaine.
Son fils Sacha RHOUL avait été impliqué dans le meurtre du fils du coureur automobile Gilles ANDRUET.
Après avoir refusé de se rendre au Palais de justice, il a trouvé un « arrangement » et s’est quand même présenté à son jugement .
Il a été acquitté et il est retourné chez lui en toute quiétude.
Correction :
La victime est Gilles ANDRUET fils de Jean Claude ANDRUET champion automobile.
Scusi
Derrière cette instrumentalisation (exagération de l’évènement), il faut voir l’axe Moscou-Téhéran-Alger. Ils sont liés dans une entreprise de désinformation (RT/Press-TV) AL-24 (et affiliés) reprenant la propagande et la désinformation injectée par les mollahs. C’est à mettre en corrélation avec le cirque de la pute syrienne qui a fini par s’attirer les foudres du Maroc en foutant son bordel avec l’histoire du Polisario. Téhéran cherche à déstabiliser le Maroc devenu trop « haram » à son goût en faisant monter la sauce anti-juive (élémenent fédérateur : complotisme « rouge-brun »).
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NB : on trouve sur différents sites occidentaux, la trace de ce partenariat TOXIQUE (donc financement aussi).