MORT DE JÉRÉMIE COHEN : DEUX HOMMES JUGÉS POUR L’AVOIR PASSÉ À TABAC AVANT QU’IL NE SOIT PERCUTÉ PAR UN TRAMWAY
Quatre ans après le décès de Jérémie Cohen, deux individus vont comparaître ce lundi devant la cour criminelle départementale de Seine-Saint-Denis pour des faits qualifiés de «violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner et violences en réunion».
Un procès attendu et prévu pour durer une semaine. Du lundi 16 au lundi 23 février, deux hommes seront jugés par la cour criminelle départementale de Seine-Saint-Denis pour le passage à tabac de Jérémie Cohen, roué de coups juste avant sa collision avec un tramway à Bobigny.
La mort de cet homme de confession juive, porteur d’un handicap psychique était survenue en février 2022. Celle-ci avait fait la une de l’actualité en avril, quelques jours seulement avant le premier tour de l’élection présidentielle.
Ne croyant pas à la piste initiale de l’accident mortel de la circulation, sa famille avait mené ses propres investigations dans le quartier, avant de solliciter Eric Zemmour pour qu’il médiatise le drame. Le candidat à la fonction suprême s’était alors demandé si Jérémie Cohen n’était pas «mort parce que juif», sa rivale Marine Le Pen évoquant la possibilité d’un «meurtre antisémite».
Le 5 avril 2022, le procureur de Bobigny avait souligné qu’aucun élément n’accréditait les «motifs discriminatoires». La suite de l’enquête, confiée à deux magistrates, n’avait pas démontré l’existence d’un motif antisémite dans cette affaire, sur laquelle Emmanuel Macron avait appelé à «faire toute la lumière».
FUIR SES AGRESSEURS
Dans la soirée du 16 février 2022, Jérémie Cohen, 31 ans, traverse la chaussée puis les voies. C’est là qu’un tramway arrivant à 35 km/h le percute. Inconscient au moment de sa prise en charge par les secours, il meurt à l’hôpital dans la nuit.
«C’est bien en voulant fuir les graves violences qu’il subissait de la part de plusieurs individus que Jérémie Cohen s’est dirigé vers les rails du tramway et s’est fait percuter», ont conclu en septembre 2024 les juges d’instruction, dans leur ordonnance de mise en accusation.
Les deux accusés ont admis l’agression devant les enquêteurs, en récusant tout caractère antisémite. Miguel D., intérimaire sera jugé pour violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, commises en réunion. Kenny A., alors un livreur, comparaitra pour violences en réunion sans incapacité.
Les deux mis en cause ont assuré avoir vu Jérémie Cohen se masturber à côté d’une mère de famille, avant d’entendre une copine de l’un d’eux crier, celle-ci affirmant ensuite aux enquêteurs avoir été agressée sexuellement. Ils ont aussi assuré que Jérémie Cohen tenait une agrafeuse, ce qui n’a pu être établi.
UN «LYNCHAGE» ASSURENT DES TÉMOINS
Un automobiliste, entendu comme témoin, a lui compris que Jérémie Cohen avait uriné entre deux voitures et que deux hommes n’auraient pas apprécié son comportement envers une femme.
Les accusés auraient d’abord asséné plusieurs coups de poing et de pied à Jérémie Cohen pour le «neutraliser». Des témoins ont parlé d’«écrasements» de tête et d’un «lynchage» du jeune homme, mutique, au sol.
De nouvelles violences avaient ensuite éclaté, devant un hall d’immeuble, Jérémie Cohen se retrouvant face à une dizaine de personnes. Il avait été frappé plusieurs fois, comme le montre une vidéo tournée par un touriste, retrouvée grâce aux investigations de la famille de la victime.
Les juges d’instruction ont écarté l’hypothèse que la prise régulière de Tramadol par Jérémie Cohen – sous traitement – puisse être la cause première de sa perte de repères au moment de l’accident. Le conducteur du tramway, qui avait actionné le freinage d’urgence, a été mis hors de cause par l’enquête.
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Et en plus, ces FDP salissent sa mémoire. Il faut se rappeler que les deux suspects se sont rendus à la police plusieurs jours après les faits. Ils ont eu tout le temps avec leurs avocats d’inventer leur petite histoire pour atténuer leur crime barbare. La peine sera ridicule comme d’habitude, ça se trouve ils ressortiront libre du tribunal, et le motif antisémite ne sera évidemment pas retenu.