PARIS 6ème- « Je ne me suis jamais senti protégé » : agressé, harcelé et victime d’insultes antisémites, Tom a dû quitter son collège

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Un élève de Saint-Sulpice (Paris VIe) témoigne de harcèlement, agression et insultes antisémites de la part d’adolescents de son établissement et de collèges publics voisins. Pas soutenu à ses yeux par la direction, il a dû partir en cours d’année. Le principal n’a prévenu ni le diocèse, ni le rectorat, alors qu’il en a l’obligation
« Mon année est fichue. Avec tout ce que j’ai vécu, je n’ai jamais pu étudier normalement. » Tom (le prénom a été changé) était un bon élève. Mais depuis septembre, cet enfant de 14 ans scolarisé en 4e au collège privé très huppé de Saint-Sulpice, à Paris (VIe), vit un enfer. Il témoigne avoir été victime d’insultes — notamment antisémites —, de harcèlement et d’une agression. « Sans réel soutien » de la part de la direction, il a été contraint de s’exiler dans un autre établissement qu’il tient à garder secret, pour s’éviter une nouvelle vague de haine. « Je sais que ça pourrait reprendre, j’ai reçu beaucoup de menaces depuis que j’ai déposé plainte », soupire Tom

. Menacé de « kidnapper » et humilié en ligne, il a subi un déferlement de haine : croix gammées, salut nazi, menaces de le « brûler dans un four », appels nocturnes à répétition. « J’ai reçu certaines fois plus de 100 appels durant la nuit ».
Malgré des signalements répétés, il est agressé devant son collège : étranglé par-derrière puis frappé par plusieurs individus. Deux mineurs doivent être jugés pour ces faits. Isolé, insulté de « sale juif », « génocidaire », « sioniste de merde », Tom sombre complètement. « J’avais peur, je ne me suis jamais senti écouté ou protégé […] j’en ai beaucoup pleuré ».
Il développe une phobie scolaire et évoque des « pensées suicidaires ». Selon ses parents, la direction n’a jamais apporté de réponse adaptée. Le principal n’a ni informé le rectorat ni le diocèse, alors qu’il en a l’obligation. Après quatre mois de calvaire, l’adolescent a été contraint de quitter son établissement pour fuir ses agresseurs et devra redoubler.

happywheels

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