RACISME- Ils refusent qu’un chrétien soit enterré à côté de leur proche musulman
Le communautarisme jusqu’au cimetière !
A Quaregnon, Abdelkader et sa famille se sentent trahis. Presque quotidiennement ils vont se recueillir sur la tombe de leur proche décédé il y a un an. Ils pensaient qu’il avait été enterré dans une parcelle musulmane mais il y a quelques jours ils ont été stupéfaits de voir une croix chrétienne sur la tombe d’à côté. Abdelkader explique dans les éditions de Sudinfo.be que cette cohabitation pose un problème parce que les prières ne vont pas à son proche si un catholique ou un protestant se trouve à côté [note : illustration de l’islam suprémaciste !], il demande de respecter leurs convictions et leurs croyances. La commune précise qu’il s’agit d’une parcelle multiconfessionnelle et que si la famille veut exhumer son proche pour le déplacer il faudra attendre le délai sanitaire légal qui est de 5 ans. La famille se dit piégée.
Quaregnon (B) : la famille de Samir Benbouali conteste la présence d’une tombe chrétienne voisine dans une parcelle supposée musulmane du cimetière de l’Espinette.
"Par rapport à nos croyances, ça ne doit pas exister"pic.twitter.com/BSculDfmpo
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En Belgique, la famille de Samir a exigé des comptes à la mairie en voyant une tombe chrétienne à côté de leur frère.
« C’est pas une question de racisme ou quoi que ce soit, mais on essaye de respecter nos convictions et nos croyances. » C’est par ces mots qu’Abdelkader Benbouali a justifié les protestations de sa famille au sujet de la sépulture de son frère.
« Par rapport à nos croyances, ça ne doit pas exister »
Jeudi 16 avril, le quotidien belge Sudinfo rapportait le témoignage de cette famille musulmane, qui dénonce « une trahison » de la part de sa municipalité : dans le cimetière où leur proche, Samir, est enterré depuis un an, une tombe chrétienne a récemment été installée à côté de la sienne, alors qu’ils pensaient reposer dans une parcelle « soi-disant » musulmane.
Dans l’islam, les défunts ne doivent pas être enterrés aux côtés de non-musulmans. Un principe que la famille invoque pour contester cette cohabitation. « Par rapport à nos croyances, ça ne doit pas exister », a insisté Abdelkader Benbouali, appelant au « respect de la religion » et exigeant des explications de la commune.
Jusque-là, les plaintes dont la presse locale s’est faite le relais pourraient être entendables, si les faits avaient lieu dans un pays islamique et non à Quaregnon, en Belgique, pays qui abrite la capitale européenne.
Si l’affaire peut paraître anecdotique, l’intransigeance de certains musulmans quant à l’inhumation de leurs proches en pays non islamiques est loin de l’être.
Une exigence croissante des musulmans
Dans un entretien accordé à Valeurs actuelles en 2017, le père d’Abel Chennouf, l’un des militaires tués à Montauban par Mohammed Merah, avait confié sa douleur en découvrant que la dépouille de son fils, catholique pratiquant, avait été séparée de celles des deux autres victimes, issues de familles musulmanes. Leurs cercueils avaient été placés dans la chapelle, quand celui d’Abel se trouvait dans le couloir. « Comme si mon fils était trop impur ! », s’était-il indigné.
En réalité, cette exigence de séparation des dépouilles se retrouve fréquemment, en particulier depuis la crise du Covid-19, lorsque les cimetières ont manqué de place pour accorder à tous les musulmans un carré confessionnel.
En 2020, Lyon Mag relayait ainsi « l’alarme » du recteur de la mosquée de Lyon face au manque de places dans les cimetières, certains fidèles étant dans l’incapacité d’enterrer leurs morts en raison de la présence de défunts non musulmans. Il citait notamment la ville de Vaulx-en-Velin, qui avait accepté de mettre un terrain de son cimetière « à disposition de la communauté musulmane ».
À Tours, à Saint-Pierre-des-Corps ou encore en Seine-Saint-Denis, la question a également été soulevée, ces dernières années, par ICI (ex-France Bleu) ou France Inter, qui évoquaient une « pénurie » de places pour des défunts musulmans dont le nombre est croissant.
Une loi intransigeante et des fidèles qui s’y tiennent
Car à rebours de l’adage « À Rome, fais comme les Romains », la loi islamique est explicite : « Il n’est pas permis d’enterrer un mécréant dans un cimetière pour musulmans ni un musulman dans un cimetière pour mécréants », rappellent des blogs islamiquesn citant en français des fatwas relatives aux funérailles. En Angleterre, la commission chargée des fatwas et de la charia de la mosquée centrale de Londres va plus loin, encore : une épouse non musulmane ne peut pas non plus être enterrée auprès de son mari musulman.
Si, en Europe, les pratiques apparaissent plus tolérantes que dans certains pays – rappelons les images sordides du 7 avril 2025 où, en Mauritanie, la dépouille d’un chrétien avait été déterrée, traînée puis jetée hors d’un cimetière musulman, à l’appel d’imams locaux –, en Belgique, le témoignage de la famille de Samir en offre un écho.
Pour Lucas, le fils du défunt enterré à proximité, la situation suscite surtout l’incompréhension. « On essaie de faire notre deuil. Quand on va se recueillir sur sa tombe, qu’il y ait un juif ou un musulman à côté, pour nous, cela n’a pas d’importance », confiait à Sudinfo celui qui avait choisi cette parcelle, visiblement multiconfessionnelle, pour qu’un jour l’épouse musulmane de son père puisse y reposer également. « C’est dommage que cette ouverture d’esprit ne soit pas commune », conclut-il.
SOURCE Bd Voltaire
