Saint-Denis, berceau de l’indigénisme

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S’il devait y avoir une capitale de la pensée indigéniste en France, ce serait sans conteste la ville de Saint-Denis. A en croire certains militants laïques, ce serait ici, dans cet ancien faubourg ouvrier à quelques stations de métro au nord de Paris, qu’a été théorisé et mis en pratique un rapprochement entre la mouvance islamiste et les courants d’un communisme déclinant des années 2000. Saint-Denis, berceau de la pensée décoloniale et de l’« islamo-gauchisme » français ? « Oui ! » répond Djemila Benhabib, auteure de « Ma vie à contre-Coran » (H&O). Avec sa famille établie à Saint-Denis pour fuir les islamistes de la décennie noire algérienne, elle a assisté de l’intérieur à ce glissement de la gauche vers ces nouvelles alliances. « La ville de Saint-Denis s’est ghettoïsée et communautarisée, elle a perdu son visage universaliste et le terreau indigéniste a prospéré », déplore-t-elle. C’est effectivement à Saint-Denis que s’est développé le centre Tawhid lié à Tariq Ramadan ; à Saint-Denis toujours que s’est installé le centre de formation d’imams proche des Frères musulmans ; à Saint-Denis encore que des universitaires de Paris-8 étayent les fondations idéologiques de ce mouvement à grand renfort d’études intersectionnelles sur la démultiplication des dominations. Il ne faudrait pas oublier le rôle joué par la Bourse du travail, une salle souvent prêtée aux associations, qui a accueilli le congrès fondateur du Parti des indigènes de la République le 28 février 2010. Depuis, cette salle ne cesse d’accueillir des rassemblements de militants venus renforcer ce courant de la gauche radicale, identitaire, particulariste, décoloniale, proreligieuse et racialiste. On ne compte plus les meetings « contre l’islamophobie et le climat de guerre sécuritaire », les réunions en « non-mixité racisée » (entendez : Blancs s’abstenir) ou encore les réunions politiques avec un Tariq Ramadan bénéficiant, à l’époque, d’une large audience. Si aujourd’hui la mairie récuse toute proximité avec ces réseaux, certains élus proches du Parti des indigènes de la République, tel Madjid Messaoudene, ne manquent aucune occasion de manifester leurs sympathies avec les religieux. Ces rapprochements politiques mènent parfois à des situations inhabituelles : ainsi, le 6 avril, on a pu voir défiler des conseillers municipaux La France insoumise aux côtés de dirigeants et fidèles de mosquées venus protester contre la fermeture administrative de deux mosquées à Saint-Denis (photo)

Source :
https://www.lepoint.fr/politique/notre-grand-dossier-dans-la-poudriere-identitaire-02-05-2019-2310507_20.php

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6 Commentaires

  1. vrcngtrx

    2 mai 2019 at 15 h 37 min

    « berceau de l’indigénisme »
    il serait plus juste de parler l’allogénisme :
    https://www.cnrtl.fr/definition/indig%C3%A8ne

  2. jacko lévy

    2 mai 2019 at 16 h 42 min

    SALAM ALEYKOUM? KHOUIYA? bismillah, aleykoum salam, mache allah, el hamdoulilas a Bagnolet, la houla wa la kaoua illé billé laali laadime, alla wakbar, hallall, rapporte la baballe, – tout ces gri-gri verbaux a gargouiller en mettant la main droite sur ton estomac, comme pour calmer une nausée a dégobiller….

  3. vrcngtrx

    3 mai 2019 at 20 h 44 min

  4. Français.

    4 mai 2019 at 15 h 35 min

    Faite comme tous les maires de Saint Denis depuis Patrick Braouezec : N’habitez pas Saint Denis.

    • vrcngtrx

      5 mai 2019 at 10 h 41 min

      N’habitez plus ici, n’habitez plus là … Aujourd’hui quittez cet arrondissement, cette ville, cette région puis le pays ; et demain lorsque nous devrons quitter tous les pays du monde, toutes les terres et les océans de la planète, croyez-vous qu’ils n’exigeront pas que nous quittions la galaxie ?

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