Sarah Halimi : de la soumission idéologique à la démission judiciaire

By  |  3 Comments

Par Gilles-William Goldnadel

Ainsi, la juge instruction en charge du dossier de l’assassinat de Sarah Halimi par le musulman radical Kobi Traoré l’a enfin mis en examen pour homicide volontaire (l’assassinat date du 4 avril…) tout en refusant “à ce stade”, d’envisager les circonstances aggravantes d’antisémitisme.
Je pourrais feindre la stupéfaction, mais j’ai trop l’habitude. La pesanteur idéologique, peut-être inconsciente, est lourde.
Sociologiquement, le personnel judiciaire ressemble au personnel médiatique. On a vu le peu d’empressement du second à révéler les circonstances de l’assassinat. La peur d’incriminer l’islam, le surmoi antiraciste à mauvais escient, la crainte révérencieuse de révéler l’importance de l’antisémitisme dans une partie non négligeable de la population islamique.
La même peur, le même surmoi, la même crainte révérencieuse habitent de nombreux magistrats. Et pourtant. Le dossier autorise hélas bien peu de spéculations.
D’abord, l’assassin a torturé sa victime pendant plus d’une demi-heure aux cris d’Allah Wakbar ! Cette simple circonstance avérée commandait déjà l’investigation sur la motivation antisémite.
Comme le confirmait devant moi vendredi au micro de RMC la merveilleuse Henda Ayari, qui a rompu avec le salafisme et en a tiré un récit poignant, l’antisémitisme obsessionnel fait partie du bagage idéologique de tout islamiste qui se respecte. De la même manière que presse et justice ne se sont posé aucune question sur l’intention raciste des skinheads qui ont jeté en Seine un malheureux comorien, la même évidence aurait dû inspirer la juge parisienne.
Mais il n’y avait pas que cela : le dossier de procédure indique clairement par voie de témoignages que l’assassin avait insulté racialement par le passé sa future victime et que celle-ci le craignait particulièrement. Et comme si cela ne suffisait pas, le magistrat venait d’interroger le meurtrier et celui-ci avait reconnu qu’il n’ignorait rien de l’origine juive de sa future martyre…
Que fallait-il donc de plus pour , au moins, investiguer ? La volonté sans doute. Je ne vais pas pour autant baisser les bras. J’ai l’habitude, je l’ai dit…
Me revient désagréablement à la mémoire, tandis que je défendais le rabbin Sarfati, courageux animateur d’une fraternité judéo-musulmane mais roué de coups par des islamistes radicaux, ce procureur qui lors de l’audience soutenait mordicus qu’il ne s’agissait que de jeunes paumés… Le tribunal de la république, Dieu merci, n’a pas suivi… En attendant, c’est le parquet de Paris qui d’office poursuit Georges Bensoussan pour avoir osé incriminer l’antisémitisme islamique, et c’est le même qui ne veut rien voir d’antisémite dans la manière que Sarah Halimi a été suppliciée par un islamiste.
Il n’est de pire aveugle qu’un magistrat qui ne veut pas voir. Puisse les exhortations du président Macron qui vient- enfin- d’évoquer le martyre de Sarah aider à ouvrir les yeux.
Car de la soumission idéologique à la démission judiciaire, il n’y a qu’un pas de clerc.
Source : https://www.valeursactuelles.com/politique/le-blognadel-sarah-halimi-de-la-soumission-ideologique-la-demission-judiciaire-86449

happywheels

3 Commentaires

  1. LOISONS

    17 juillet 2017 at 11 h 47 min

    Il y en a vraiment marre de ces magistrats ultra gauchistes et qui refusent de voir la réalité en face.
    Ce n’est pas possible d’être aveugle à ce point……….
    Ras le Bol de ces adeptes « du mur des Cons », un jour ils devront rendre des comptes.

  2. VRCNGTRX

    17 juillet 2017 at 13 h 23 min

    « un magistrat qui ne veut pas voir »
    il voit très bien, il collabore point barre !

  3. Rony d'Alger

    20 juillet 2017 at 14 h 20 min

    Bien évidemment que ces magistrats voient mais ils sont tout simplement cyniques et, tels des agents d’un état totalitaire, ils refusent d’accuser ceux que leur idéologie, et leur dogmatisme, leur commandent de soutenir. Souvenons nous que c’est le syndicat de la magistrature qui avait érigé un  » MUR DES CONS  » qui se permettait de stigmatiser, non seulement du personnel politique réputé de droite mais également LES PERES DE DEUX JEUNES FEMMES ASSASSINEES PAR DES CRIMINELS RECIDIVISTES QUI AVAIENT BENEFICIE DE REMISES DE PEINES. OR CES DEUX PERES. DANS LEUR DETRESSE, AVAIENT SEULEMENT SOULIGNE LEUR ETONNEMENT FACE AUX DITES REMISES. EH BIEN CELA LEUR AVAIT VALU DE FIGURER SUR CE « MUR » DU SYNDICAT D’EXTREME GAUCHE. C’est à dire que des magistrats, qui ont pour mission de nous juger, DEMONTRENT QU’ILS ONT DES PREJUGES, COMME LES JUGES DES ETATS TOTALITAIRES.

Publier un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *