VIDEO-Les travaux de restauration du cimetière juif de Damas ont commencé

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La Syrian Mosaic Foundation a publié une vidéo du nettoyage et de la remise en peinture de tombes ; la tombe du rabbin local Nissim Nadavo, qui était aux côtés d’Eli Cohen avant son exécution, aurait été rénovée
La Syrian Mosaic Foundation est dirigée par ses deux fondateurs :
• Joe Jajati — présenté comme le fondateur. Le site le décrit comme un Syrien-Américain juif, originaire de New York et de Damas, qui a créé la fondation pour préserver et promouvoir le patrimoine culturel et religieux de la Syrie.
• Aziz — présenté comme le cofondateur, un Syrien-Américain musulman, ami d’enfance de Joe Jajati, avec lequel il dirige le projet.

Les travaux de restauration du cimetière juif historique de Damas ont démarré, a annoncé jeudi un fonds dédié au patrimoine, dans une publication accompagnée d’une vidéo montrant le nettoyage et la remise en peinture des tombes.
« Une étape cruciale pour la préservation de l’histoire et de la culture : la restauration et la rénovation du cimetière juif historique de Damas, en Syrie, ont officiellement démarré », a annoncé la Syrian Mosaic Foundation dans un message publié sur le réseau social X.
« Honorer le passé, redonner toute leur dignité à ces lieux sacrés, et préserver ce riche patrimoine pour les générations futures », a ajouté la fondation, une association dédiée à la préservation du patrimoine, fondée par Joe Jajati, le petit-fils d’un ancien dirigeant de la communauté juive syrienne.


Accompagnant l’annonce, une vidéo montre des ouvriers en train de nettoyer des tombes et de repeindre les inscriptions sur les pierres tombales. Filmée en gros plan, une pierre tombale récente, qui porte une date de décès datant de 2024.
Le journaliste Roi Kais, de la chaîne publique Kan, a écrit sur X que l’une des tombes en cours de rénovation était celle du rabbin Nissim Nadavo, ancien grand rabbin de Damas, qui se trouvait aux côtés du célèbre espion israélien Eli Cohen juste avant que celui-ci ne soit pendu sur la place centrale de la ville.
Ce cimetière abrite également la dernière demeure du kabbaliste du XVIe siècle Hayyim Vital.
Deux incendies criminels ont récemment été signalés dans le cimetière, a rapporté Kais, qui a précisé que les autorités locales étaient intervenues, et que la sécurité sur place avait depuis été renforcée.

Ces travaux de rénovation font suite à la visite à Damas, dans le cadre d’une délégation venue découvrir les sites du patrimoine juif de la capitale syrienne, du rabbin David Saperstein, ancien envoyé spécial pour la liberté religieuse internationale sous l’administration Obama.
Le groupe a visité différents sites, notamment l’ancienne synagogue de Jobar, la synagogue d’Elfrange et le cimetière juif, a fait savoir jeudi le site d’information The Media Line.
Jajati a participé à l’organisation de ce voyage – l’un des nombreux qu’il a déjà mis en place, parmi lesquels une visite, en septembre 2025, à laquelle avait notamment pris part le rédacteur en chef du Times of Israel, David Horovitz.
La communauté juive de Syrie trouve ses origines à l’époque du roi David. Aujourd’hui, elle est quasiment éteinte : alors qu’elle comptait quelque 100 000 personnes dans les années 1920, puis 15 000 à la fin des années 1940, elle a pratiquement disparu depuis les années 1990.
Cet État, officiellement en guerre avec Israël depuis la création de ce dernier, a sévèrement restreint les déplacements de sa communauté juive après 1948, refusant aux familles de quitter le pays, même de manière temporaire, sans qu’une partie de leurs membres ne soient contraints de rester sur place pour garantir le retour des autres.
Au début des années 1990, sous la pression des États-Unis, le dirigeant de l’époque, Hafez al-Assad, a autorisé les derniers Juifs à émigrer. Les quelques dizaines de personnes qui sont restées sur place sont aujourd’hui presque toutes décédées ou elles ont quitté le pays. Il ne reste désormais plus qu’une dizaine de Juifs âgés.
Depuis la chute du régime de Bachar al-Assad en décembre 2024, à l’issue d’une guerre civile qui a duré une décennie, les nouveaux dirigeants du pays, présidés par l’ancien combattant djihadiste Ahmed al-Sharaa, ont tendu la main aux Juifs syriens de la diaspora, les invitant à s’investir alors que le pays tente de s’engager sur la voie d’une démocratie stable.
Source
https://fr.timesofisrael.com/

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