Attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray : le loupé des services de renseignement

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La direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP) de Paris a eu connaissance des messages d’un des tueurs du père Hamel une semaine avant l’assassinat du religieux
Les services de renseignement sont-ils complètement passés à côté de l’attentat qui a coûté la vie au père Hamel, dans l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray ? C’est ce que prétend une enquête de Mediapart qui assure que la direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP) avait eu vent de ce projet d’attentat. En l’occurrence, un agent avait eu connaissance des messages publiés sur Telegram par Adel Kermiche, l’un des assaillants. « Tu vas dans une église où il y a du polythéisme et tu déglingues tout le monde, je ne sais pas moi !
Tu fais ce qu’il y a à faire et voilà ! » expliquait-il à son interlocuteur. Il y mentionnait même Saint-Étienne-du-Rouvray !
L’agent en question transmet par une note blanche l’information en question à la DGSI puisque son service ne dépasse pas la région parisienne. Problème, elle doit d’abord être validée à travers quatre hiérarchies différentes et, en ce mois de juillet, les gradés sont en vacances ! La note reste donc bloquée jusqu’au 26 juillet, date de l’attentat.
Pire ! Pour éviter la polémique, la DRPP aurait demandé à son agent de postdater la fameuse note. « Mais, effectuée dans la précipitation, la manipulation sur le fichier conserve dans l’onglet Propriétés la date initiale » affirme Mediapart.

Source :
https://www.mediapart.fr/journal/france/040118/comment-les-renseignements-ont-etouffe-leur-rate-apres-l-attentat-de-saint-etienne-du-rouvray


Un agent de la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris avait consulté les réseaux sociaux d’Adel Kermich quelques jours avant l’attaque, mais sa note n’avait pas été transmise
Cinq jours avant l’assassinat du père Hamel à de Saint-Étienne-du-Rouvray le 26 juillet 2016, les services du renseignement de la préfecture de police de Paris étaient « aux premières loges pour assister aux préparatifs de l’attentat », révèle Mediapart. Selon le site d’informations, un brigadier chargé de la veille informatique avait consulté la chaîne Telegram d’Adel Kermich.
Derrière le pseudo @Jayyed, le terroriste ne cachait pas ses intentions : il préférait passer à l’acte que se rendre en Syrie, souhaitait attaquer les églises pour le symbole. « Tu vas dans une église où il y a du polythéisme et tu déglingues tout le monde, je ne sais pas moi ! Tu fais ce qu’il y a à faire et voilà ! », exposait Adel Kermich, alors assigné à résidence sous bracelet électronique.
Des documents postdatés
En plein été, avec les congés, le cloisonnement des services de renseignements, la « lourdeur administrative », la note du brigadier n’est pas validée pas ses supérieurs hiérarchiques et donc pas transmise à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
Après l’attentat, pour tenter d’ »étouffer ce raté », la hiérarchie aurait alors « fait postdater les documents », écrit Mediapart. Le jour de l’attaque, le brigadier est convoqué par ses supérieurs pour écraser la précédente note, effacer son historique de navigation sur Internet et réécrire les documents avec la date du jour. Une falsification qui aurait été confirmée par plusieurs témoins au journaliste.
Les deux terroristes, Adel Kermiche et Abdel Malik Petitjean, tous deux fichés S et qui se réclamaient de Daesh, avaient été abattus par les forces de l’ordre à leur sortie de l’église.
Source :
http://www.sudouest.fr/2018/01/04/attentat-de-saint-etienne-du-rouvray-les-renseignements-accuses-d-avoir-voulu-dissimule-leur-loupe-4083773-6093.php


Que l’âme de notre frère Jacques Hamel repose en paix

happywheels

1 Comment

  1. VRCNGTRX dit :

    « La direction du renseignement de la préfecture de police »
    seront-ils mis en examen pour faute lourde et non assistance à personne en danger ?
    tu parles Charles, branleurs, nantis !

    « l’information doit être validée à travers quatre hiérarchies différentes »
    à gicler les inutiles et incompétents, pour pas dire complices

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