Boris Cyrulnik :« Mélenchon, à mes yeux, c’est l’extrême droite. »
Boris Cyrulnik : « Mélenchon, à mes yeux, c’est l’extrême droite. C’est Doriot, le collaborationniste nazi qui avait fondé le Parti Populaire Français. Je n’ai pas de mots assez durs pour illustrer l’émotion, le dégoût que suscitent au fond de moi les déclarations post 7 octobre des députés LFI, son créateur en tête. Et depuis, leurs tergiversations sur l’acte de barbarie perpétré par le Hamas n’ont pas cessé de m’écœurer.
Aux fins de récupérer les voix des habitants des banlieues issus de l’immigration, ils instrumentalisent le conflit et distillent subrepticement une rhétorique antisioniste et en réalité antisémite répugnante. Charles Maurras « aussi » clamait ne pas être antisémite… Peste brune et peste rouge m’inspirent une même nausée. »
Source
Jforum.fr
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Boris Cyrulnik, né le 26 juillet 1937 à Bordeaux, est un auteur de livres grand public traitant de psychologie et de récits de vie, ainsi qu’une personnalité médiatique française. Médecin neuropsychiatre de formation ayant un temps exercé comme tel mais aussi comme psychanalyste, avant d’animer un groupe de recherche en éthologie clinique au centre hospitalier intercommunal Toulon-La Seyne-sur-Mer, il est directeur d’enseignement du diplôme universitaire d’éthologie humaine de l’université de Toulon.
Il a notamment vulgarisé le concept de « résilience » (renaître de sa souffrance) qu’il a tiré des écrits de John Bowlby[1]. À la suite de ce dernier, Boris Cyrulnik voit d’abord l’éthologie comme « un carrefour de disciplines ».
Il est membre du comité d’honneur de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD). Boris Cyrulnik est également engagé pour la protection de la nature et des animaux.
Boris Cyrulnik naît à Bordeaux en 1937, au sein d’une famille juive ashkénaze arrivée en France dans les années 1930[5]. Son père, Aaron Cyrulnik, ébéniste ukrainien né à Łuck, s’engage dans la Légion étrangère. Sa mère, polonaise, Estera Cyrulnik (née Smulewicz), est née à Lublin[8]. Durant l’Occupation, ses parents le confient en 1942 à une pension pour lui éviter la déportation. Il est ensuite recueilli à l’Assistance publique, puis par une institutrice bordelaise, Marguerite Farges, qui le cache chez elle rue Adrien-Baysselance durant deux ans. Lors de la rafle du 10 janvier 1944, il est détenu à la grande synagogue de Bordeaux. Il s’y cache dans les toilettes et est sauvé alors par une infirmière[10],[11]. Il est ensuite pris en charge et caché par un réseau, puis placé dans une ferme, sous le nom de Jean Laborde, jusqu’à la Libération.
Ses parents, arrêtés en 1942 et 1943, meurent en déportation, et il est recueilli à Paris par sa tante maternelle, Dora, seule survivante, qui l’élève. Il explique que c’est cette expérience personnelle traumatisante qui l’a poussé à devenir psychiatre[6].

Pavés à la mémoire des parents déportés de Boris Cyrulnik : « Ils ont une première sépulture »
Ce mercredi 10 janvier 2024, Pierre Hurmic a posé deux pavés de la mémoire – Stolpersteine en allemand –, au nom de Aaron et Nadia Cyrulnik, en présence de leur fils, Boris Cyrulnik, célèbre neuropsychiatre et écrivain français.
