EXCLUSIF LE POINT : Adama Traoré, la contre-enquête

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La mort du jeune homme de 24 ans a été érigée en symbole des violences policières en France. Notre enquête montre une réalité beaucoup plus complexe.
Par Marc Leplongeon
Il gît dans la cour de la gendarmerie de Persan, à même le sol, les poignets derrière le dos entravés par des menottes. Personne ne sait vraiment si le jeune Noir, interpellé quelques minutes plus tôt par un équipage de trois gendarmes, respire encore. Il fait plus de 30 degrés ce jour de juillet 2016 à Beaumont-sur-Oise, dans le Val-d’Oise, et la chaleur, étouffante a tout imprégné, l’air ambiant comme le bitume.
Les pompiers, appelés par les forces de l’ordre, arrivent sur place à 17 h 59 et 49 secondes et sonnent aussitôt l’alerte : « Message demande de renfort. Je demande un SMUR pour personne inconsciente. » Le jeune homme ne porte trace d’aucun sévice. Les secours tentent une heure durant de le ramener à la vie. À 21 heures, la température de la dépouille, selon le centre hospitalier de Gonesse, est encore supérieure à 39 degrés. Même mort, Adama Traoré suffoque.
Quatre ans plus tard, 20 000 personnes, rassemblées devant le palais de justice de Paris, scandent son nom et réclament « justice », faisant d’Adama Traoré, à la suite de George Floyd aux États-Unis, le symbole des violences policières de tout un pays. Après des années d’investigations acharnées, d’auditions de témoins, de géolocalisation, d’exploitation d’images de vidéosurveillance et de téléphonie, d’expertises et de contre-expertises, personne ne peut pourtant répondre avec certitude à la seule question qui vaille : de quoi Adama Traoré est-il décédé ?
D’un plaquage ventral lors de son interpellation, comme le dit l’avocat de la famille Me Yassine Bouzrou, qui pleure un traitement « pire qu’un animal. Adama Traoré est mort comme un chien après s’être uriné dessus ». Ou d’une pathologie préexistante à son arrestation, ainsi que s’échine à le dire Me Rodolphe Bosselut, avocat des gendarmes, aux côtés de Mes Pascal Rouiller et Sandra Chirac Kollarik.
« Individu repéré par un automobiliste rue de la République »
19 juillet 2016, en milieu d’après-midi. Les gendarmes du Peloton de surveillance et d’intervention (PSIG) reçoivent pour mission de mener des contrôles d’identité afin de trouver Bagui Traoré, frère d’Adama, un délinquant multirécidiviste recherché dans le cadre d’une enquête ouverte pour extorsion de fonds. L’homme est repéré près d’un café, aux côtés d’un jeune sur un vélo. Bagui se laisse facilement arrêter, pas son compère qui prend la fuite en courant, direction le parc le plus proche.
Deux gendarmes en civil se lancent à sa poursuite. L’un d’entre eux, Jérôme, parvient à l’arrêter : « Je le maîtrise sans le frapper, sans utiliser mon arme ou un moyen de force intermédiaire », jure-t-il. Comprendre : pas de Taser. La scène est confirmée par un témoin qui, sur procès-verbal, a tenu à rester anonyme : « Les deux individus courent très vite mais semblent exténués, comme s’ils avaient fait un effort physique très long et ou très intense. Le second individu avec le brassard en gendarmerie parvient à maîtriser le premier et réussit à le mettre au sol en lui mettant un genou sur le dos et à lui maintenir les mains dans le dos. »
Sur le chemin du retour, en direction de la voiture, Jérôme et l’autre gendarme, David, encadrent leur suspect, entravé. C’est à ce moment précis qu’Adama Traoré leur aurait révélé son identité avant de réclamer une pause, trente secondes, pour reprendre son souffle. Une bagarre s’ensuit. Un homme, connaissance d’Adama, s’est rapproché de ce dernier et vient au contact des gendarmes. La mêlée permet au jeune et à son sauveur, jamais identifié, de prendre la fuite. Cafouillage. Les radios grésillent, les appels fusent. 17 h 14 : « Je demande au moins un véhicule en renfort », entend-on. 17 h 29 : « Un individu menotté serait en train de se cacher. » 17 h 30 : « Individu repéré par un automobiliste rue de la République. »
« Mohammed me supplie de ne pas divulguer son identité »
Pendant un quart d’heure, les gendarmes poursuivent Adama Traoré, qui a trouvé refuge chez un homme, Mohammed*, témoin clé de la procédure, lequel habite précisément – Me Bouzrou a calculé – à 212 mètres du parc où Adama a pris la fuite. Aux gendarmes les plus proches, Romain, Arnaud et Matthias – contre lesquels la famille Traoré portera bientôt plainte – Mohammed fait de grands signes pour leur indiquer qu’Adama, « essoufflé », incapable de « parler », a trouvé refuge chez lui. « Mohammed me supplie de ne pas divulguer son identité et de ne pas dire que c’est lui qui a permis l’interpellation, car il connaît la famille Traoré et notamment ses frères, et qu’il a très peur des représailles », assure Romain.
La scène suivante est un huis clos total. Mohammed, resté dehors, voit les gendarmes pénétrer chez lui. Le salon est plongé dans le noir, les volets fermés, une tentative un peu vaine de repousser la chaleur à l’extérieur. À terre, « une forme humaine, comme cachée dans un drap, au pied du canapé », relate Romain. Adama, torse nu, tente de se camoufler.
Bientôt interrogé par les enquêteurs, le gendarme lâche alors cette phrase qu’il regrette aujourd’hui : « Nous nous jetons sur lui avec mes deux collègues. » Un peu plus loin dans son audition, Romain précise : « Je n’ai porté aucun coup (…) mais il a pris le poids de notre corps à tous les trois au moment de son interpellation. » « On se trouvait à trois dessus », confirme Arnaud. Ainsi, Adama Traoré, essoufflé, paniqué à l’idée d’être arrêté, aurait pris le poids de trois hommes sur le dos tandis qu’il était allongé sur le ventre. Pour la famille Traoré et son très actif comité de soutien, représenté par la sœur d’Adama, Assa, voilà la preuve que le jeune homme est mort par asphyxie. Assa n’aura de cesse, sur tous les plateaux de télévision, de s’appuyer sur ces déclarations pour dénoncer le crime qui aurait été commis sur le jeune Noir de 24 ans.
Arnaud reviendra pourtant sur son propos devant les enquêteurs, affirmant s’être « mal exprimé » : « J’immobilisais sa jambe gauche et contrôlais sa droite avec le pied. Mes deux autres collègues avaient chacun un bras. En aucun cas, il n’y a eu de grosse pression sur la personne. » Trop tard. Le bruit d’une bavure policière se répand. Il se dit que les gendarmes ont changé leur version.
« J’ai du mal à respirer »
Adama se débat, les agents essaient tant bien que mal de lui passer les menottes. Sans qu’on se l’explique, la paire qu’on lui avait déjà mise dans le parc ne pend plus que sur un seul de ses poignets. Et puis… Et puis, c’est tout. Selon Mohammed, resté à l’extérieur, la scène n’aurait pas duré plus de « trente secondes, à peine une minute ». Loin des huit minutes et quarante-six secondes de torture infligées à George Floyd par Derek Chauvin, ce policier poursuivi pour meurtre aux États-Unis, sous le regard de caméras amateurs.
Il y a, en revanche, comme pour l’Américain, ces mêmes mots, sur lesquels tout le monde s’accorde : « J’ai du mal à respirer. » Adama se met péniblement debout, traverse les quelques mètres qui le séparent de la voiture des gendarmes avant d’être placé à l’arrière. Sur le très court chemin de la gendarmerie, il perd connaissance et urine sur lui. « Au portail, je signale au chef que l’individu présente des signes d’un malaise, confie Matthias (…) Nous accompagnons l’individu dans sa sortie, il a l’air mou, il n’est pas ferme sur ses appuis. Il a besoin d’assistance pour sortir de la voiture. »
L’homme est allongé sur le sol sur une petite place en béton, à l’ombre, en position latérale de sécurité (PLS). Les secours sont immédiatement appelés. Quand Damien*, vingt-sept ans d’expérience chez les pompiers, arrive une poignée de minutes plus tard, il assure le trouver « sur le ventre, face contre terre ». Il ajoute : « Je demande à [un] gendarme de faire retirer les menottes de la victime qui sont toujours placées sur les poignets. Mains dans le dos. Ce gendarme me répète que cet individu est violent et qu’il simule. Je constate que la victime n’a plus de ventilation. Je demande une seconde fois au gendarme de retirer les menottes afin de commencer un massage cardiaque. Il s’exécute malgré sa réticence apparente. »
Les gendarmes, eux, étaient certains d’avoir bien perçu une respiration quelques secondes plus tôt. Adama aurait même ouvert les yeux à plusieurs reprises, selon eux. Quant au rythme cardiaque, difficile à dire, admet Damien : « Nous avons posé l’appareil (…) et il nous a indiqué la donnée 62. Cependant, on se méfie de cet appareil car, par exemple, nous l’avons déjà apposé sur un mannequin et il nous a donné un pouls. »
La gendarmerie en mode insurrection
Contrairement à Damien, Sophie*, pompier volontaire, assure quant à elle avoir trouvé Adama en PLS et avoir obtenu « un pouls qui marquait mais avec une saturation vraiment basse ». En réalité, les services de secours ont toutes les peines du monde à prendre les constantes du jeune homme. Contacté par les pompiers à 18 heures, le Smur n’arrive sur place que vers 18 h 19, après s’être rendu au mauvais endroit – une autre intervention a lieu dans la même rue. Une incompréhension dure également de longues minutes sur l’état véritable du patient, que les pompiers décrivent comme « inconscient » sans plus de précisions.
Sur les retranscriptions du Samu 95 réclamées par les juges d’instruction, on comprend pourtant qu’Adama Traoré n’a plus donné de signe respiratoire depuis 18 h 02… Les médecins s’interrogent : « Putain… Quand ça veut pas, ça veut pas…. (…) Si, quand les pompiers arrivent, ils le voient en arrêt, là on est encore dans les temps pour l’Ecmo [appareil d’assistance cardiaque et respiratoire, NDLR]. Si, à ce moment là, il n’a pas encore de signes de vie, au moins on [aurait pu] essayer. Il a 24 ans… »

La famille Traoré et des proches se massent au portail de la gendarmerie. « Dès lors que le décès est annoncé, on passe en mode insurrection (…) Au final, la brigade se fait attaquer », raconte un gradé. Bagui, le frère interpellé, est relâché sans plus d’explications. Le rapport d’autopsie d’Adama conclut à l’absence de lésions évocatrices de violences récentes. D’après les informations du Smur, le jeune homme serait connu pour une « toxicomanie aux stupéfiants » et un « éthylisme chronique ».
Dès le lendemain des faits, la communication du parquet de Pontoise est catastrophique. Sans élément probant allant dans ce sens, le procureur de l’époque parle d’un « malaise cardiaque » et d’une « infection très grave touchant plusieurs organes ». Une information judiciaire est ouverte, rapidement dépaysée à Paris à la demande de la famille Traoré. Les critiques pleuvent, la justice ne ferait pas son travail ou trop lentement. « De manière générale, dans les dossiers mettant en cause les forces de l’ordre, il y a toujours un délai anormalement long, ce qui est préjudiciable pour obtenir la vérité », assure Me Bouzrou.
Les gendarmes, d’abord ceux de la section de recherche de Versailles, puis de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN), mènent pourtant une instruction minutieuse. Le copieux passé judiciaire d’Adama est déterré par les bœuf-carottes de la gendarmerie, qui dépeignent dans leurs procès-verbaux les pressions que le clan Traoré ferait peser sur les investigations. Ainsi Mohammed, l’homme qui avait indiqué à la police l’endroit où se cachait Adama, se plaint de la visite de la famille puis disparaît sans se rendre à ses convocations. Les enquêteurs devront interroger les fichiers de la CAF pour trouver sa nouvelle adresse et prendre attache téléphonique avec lui : « Il espère que cette affaire ne concerne pas l’affaire Traoré, car il a déménagé du fait de cette famille et de la peur des représailles pour son fils », indiquent les enquêteurs dans leur procès-verbal. « Un menteur et un délinquant qui ne répond pas à ses convocations judiciaires », tacle Me Bouzrou.
Une plainte pour viol contre Adama Traoré
Deux ans plus tôt, l’ambiance était déjà devenue lourde quand les gendarmes avaient exhumé une plainte pour viol déposée par l’ancien codétenu d’Adama en mai 2016. C’est la mère du jeune homme qui s’était présentée un jour au commissariat de Cergy-Pontoise. Son fils est en « extrême souffrance » depuis le 14 mai, avait-elle relaté. Kevin* lui aurait dit qu’Adama l’« empêchait de dormir » et l’« enroulait dans un drap » la nuit. Le prisonnier craque, est finalement changé de bâtiment, puis placé à l’isolement. Sa mère le revoit une nouvelle fois quelques jours plus tard : « Dès que je l’ai vu, il s’est mis à pleurer. Je lui ai demandé ce qui se passait, il m’a répondu par deux fois : il m’a violé. Je lui ai demandé qui ? Il m’a dit mon ancien codétenu, Adama Traoré. » La dénonciation est grave mais l’enquête, du fait de la mort d’Adama deux mois plus tard, n’aura pas lieu. Ce dernier n’a jamais « été convoqué à ce sujet », selon Me Bouzrou, et n’a jamais pu donner sa version des faits.
Personne n’aurait entendu parler de cette plainte, si, fin novembre 2016, elle n’avait fait son apparition dans le dossier d’instruction ouvert sur la mort d’Adama, à l’initiative des gendarmes. Coïncidence du calendrier, deux mois plus tard, en février 2017, une expédition punitive est lancée par Yacouba, un des frères d’Adama, contre Kevin : « Je voulais juste parler avec lui pour la rumeur sur Adama », dira-t-il à l’audience. La victime trouvera refuge, en sang, chez des riverains. Yacouba sera condamné à dix-mois mois de prison avec mandat de dépôt. Ce n’est pas une première : la fratrie Traoré est connue pour ses multiples séjours en prison. En juillet 2019, Bagui Traoré sera même renvoyé aux assises pour « tentatives d’assassinat » contre des membres de forces de l’ordre, lors d’émeutes qui ont suivi la mort de son frère.
Une guerre politique
Le climat est explosif, mais la guerre est avant tout politique, au point que Nicole Belloubet, la ministre de la Justice, a proposé à la famille de la recevoir, après des manifestations ayant réuni plusieurs milliers de personnes dans tout le pays. Refus. La bataille de la communication est engagée. La charismatique Assa Traoré explique sur tous les plateaux, qu’en pointant le casier judiciaire de ses frères, on cherche à décrédibiliser les violences subies par Adama. D’ailleurs, ajoute-t-elle, le 19 juillet 2016, c’est simplement parce que son frère n’avait pas ses papiers d’identité, et qu’il craignait un contrôle, qu’il a pris la fuite. Les gendarmes s’étouffent devant l’affirmation. Un sachet d’herbe de cannabis et 1 330 euros en liquide n’ont-ils pas été retrouvés sur son corps lors de son interpellation, argent qui a depuis été restitué à la famille ?
Mais sur le fond, Me Bouzrou, très offensif, n’en démord pas, et dépose bientôt une nouvelle plainte pour non-assistance à personne en péril. La faute des gendarmes ? « Le choix de ne pas retirer à Adama les menottes qu’il portait alors qu’ils avaient nécessairement conscience que le fait d’être entravé gênait la respiration de M. Traoré », note l’avocat. Le juriste vient de déposer une nouvelle requête pour, cette fois-ci, faire dessaisir l’IGGN des investigations, alors que le patron des pandores, dans une lettre publique, a ouvertement affiché son soutien aux trois agents mis en cause par les Traoré.
Bataille d’expertises
Les expertises, enfin – le nerf de la guerre – se succèdent depuis quatre ans. En 2017, des médecins expliquent ainsi que la mort est liée à des fragilités antérieures et plurifactorielles, ce que conclut un nouveau rapport médical de 2018, qui affirme que le « pronostic vital était engagé de façon irréversible » avant l’interpellation. En 2019, alors que l’instruction est terminée, la famille relance la procédure en versant une nouvelle expertise de quatre médecins, lesquels soutiennent que leurs pairs n’ont livré que des « spéculations théoriques » et invitent à s’interroger sur une possible « asphyxie mécanique ou positionnelle ». Une expertise infirmée en mars 2020 par un nouveau collège d’experts.
Mais le 2 juin, ultime rebondissement : Me Bouzrou livre les conclusions d’un professeur de l’hôpital Lariboisière qui s’était déjà penché sur le cas Traoré par le passé, et qui, en l’espace de soixante-douze heures, a été capable de rendre un nouvel avis médical, lequel soutient la thèse d’une asphyxie induite par un « placage ventral ».
« Du délire, s’emporte Me Bosselut. Il n’y a eu aucun placage ventral dans ce dossier. » Quatre ans après les faits, aucune partie ne semble prête à abandonner sa vérité. Mais y en a-t-il vraiment une seule ? « C’est facile de mettre nos enfants en prison, mais ce n’est pas facile de mettre les gendarmes en prison, dira la mère d’Adama aux juges. Et de poursuivre, témoignant d’un véritable déni et d’un dialogue de sourds : J’ai des enfants qui sont incarcérés à cause de ces gens-là. Les gendarmes, eux, vivent et travaillent tranquillement. Mes enfants n’ont rien fait. »
Source :

https://www.lepoint.fr/societe/exclusif-adama-traore-la-contre-enquete-09-06-2020-2379028_23.php

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5 Commentaires

  1. Franccomtois

    9 juin 2020 at 13 h 35 min

    Que la famille se mobilise,mais des individus n´aynt ni de prés ni de loin des liens avec eux apportent leur soutien ,je trouve cela completement stupide.Que cette gauche bobos ou révolutionnaire des plus ou moins beaux quartiers se manifestent á leur côté,je comprend,il faut qu´ils aient l´impression d´être suivit,d´être 1 chiffre qui paraisse important pour les lendemains qui chantent(ils rêvent),en fait ils sont inexistant,juste bruyant et pénible pour rester poli.Comment ne pas alimenter le racisme en soutenant un délinquant,bon vous me direz que les honnêtes gens de quelques origines qu´ils soient ne veulent plus entendre parler d´eux.
    Je hais la discrimination sous toute ses formes,mais je ne soutiendrai jamais des crapules.Maintenant les flics ne voudrons plus intervenir au risque de se retrouver accusé de discrimination,va falloir accepter de se faire dépouiller sans espérer du secour du côté des flics,déjá qu´avant nous ne pouvions pas trop compter sur bon nombre d´entre-eux demain c´est la cata!
    N´oublions pas que la haine engendre la haine et qui l´aura alimenté,ces enfants de salope gauchiste.De mon côté á une époque j´avais les cheveux long et j´écoutais du hard-rock,j´ai eu droit á des contrôles de flics et même de gendarme.Bon á part de la biere bon marché,un magnétophone que nous mettions á fond,il n´y avait pas grand-chose á me reprocher.Toujours correcte avec les flics,de même pour mes potes de la diversité comme ont dit aujourd´hui,donc je suis toujours sur pattes et je n´ai pas gardé des souvenirs trop violent de tout cela.
    Tient un bon morceau du groupe Hirax qui m´a fait bouger ma tignasse dans mes tendres années:
    -HIRAX – Born In The Street 1983 – 1984
    https://youtu.be/fjijNtMs2ac

    Groupe de nanas vu en concert(en 85 avec Motorhead) et qui me faisait rêver:
    -GIRLSCHOOL – YEAH RIGHT (Audio Enhanced)
    https://youtu.be/eenuimL4Xxs

  2. Franccomtois

    9 juin 2020 at 14 h 15 min

    J´avais oublié ce pere de famille Mamadou Barry tué par un Turc qui a tenu des propos raciste et puis le congolais tué á Grenoble parceque noir et chrétien,combien de biens-pensant(du moins c´est ce qu´ils croient)ont manifesté leur solidarité pour ces personnes.Á oui se manifester contre des muzz les risques sont grand.Pourtant ils étaient noir mais honnête,merde alors!Donc pour finir avec cela,nous pouvons dire que les gauchos de tout bord sont de véritables ordures et bien discriminant avec les gens d´une autre couleur de peau.Ces pourritures attisent la haine.

    Je me permet de reprendre un article d´une Kabyle qui intervient sur RR,je le trouve percutant.Une chose,je regrette de ne pas la voir intervenir sur le site de la LDJ.Sur RR il y a quand même des personnes qui tiennent la route.
    Donc voici l´article de Samia RR:

    Je pleure pour Asia Bibi, Slimane Bouhafs et mes frères kabyles, pas pour les voyous Traoré et Floyd

    Je suis méchante, une sans cœur car je ne pleure ni pour Adama Traoré, ni pour Georges Flyod, et tous ces voyous qui meurent dans l’exercice de leurs fonctions.

    Ah la scélérate que je suis ! Pas une larme, pas un sanglot !

    Et donc à ce titre, je ne manifeste et ne manifesterai jamais pour ces individus semant la terreur.

    JAMAIS, quoi qu’en disent tous les gauchistes de France et de Navarre, ils sont du même acabit que ceux pour qui ils pleurent, pour qui ils se solidarisent.

    JAMAIS au grand jamais, quand je vois leurs comportements agressifs, les paroles débitées, les mensonges même pour camoufler, occulter la responsabilité des voyous morts et oublier les actes odieux commis. On met tout le monde sur le même pied d’égalité, les agresseurs et les victimes, ceux qui sèment la terreur et ceux qui subissent cette terreur.

    NON ! Mille fois non !

    Pour ma part, ma douleur, ma colère, ma tristesse, je les réserve, entre autres, aux chrétiens persécutés à travers le monde par les adeptes de la secte islamique. Une Asia Bibi oui je pleure, un Slimane Bouhafs oui j’ai mal. Ce dernier est chrétien Kabyle et pour avoir dit que son cœur appartenait à Jésus, il a fait de la prison où il a été torturé, humilié, menacé, tabassé et j’en passe. Seule la mobilisation de ses frères indépendantistes kabyles lui a rendu sa liberté, mais qui aujourd’hui n’est plus rien puisqu’il a reçu des menaces de mort. De ce fait, il est en fuite laissant derrière lui tous ceux qu’il aime. Il se trouve actuellement en Tunisie dans une situation déplorable.
    Où sont nos gauchiottes pour dénoncer toutes ces violences réelles, elles, subies par tous ces gens qui n’ont rien fait de mal à personne, pour qui le seul crime commis est de croire en autre chose que la sinistre idéologie mahométane ? Où ? Peut-être en train de fumer des chichons jusqu’à plus soif ! Leurs cerveaux embrumés ne réagissent seulement que lorsqu’ils entendent les mots, pauvres délinquants noirs, arabes blessés, tués. Là comme par enchantement, ils se réveillent !!!

    Eh oui ! Où étaient-ils quand des manifestations avaient lieu dans la France entière pour dénoncer les fermetures des églises en Kabylie, une atteinte aux libertés fondamentales ?

    Elles étaient bafouées dans l’indifférence générale ! J’y étais et je peux vous dire que je n’ai vu aucun de ces zèbres mondialistes, aucun, pas un, pas le moindre d’entre eux.

    Les manifestants étaient en majorité des chrétiens de toutes origines, kabyles compris. Moi athée, j’étais là pour soutenir et défendre la liberté de conscience. J’ai chanté de tout mon cœur, prié avec les chrétiens évangéliques, malgré mon athéisme, au vu du peu de mobilisation de la part de notre France gauchisée à souhait, dhimmisée, et même islamisée.

    C’était bien triste ce spectacle d’indifférence. Nous étions sous la pluie à chanter pour soutenir ces pauvres chrétiens persécutés tous les jours sur la terre de leurs ancêtres. Les passants nous regardaient à peine. J’ai trouvé tout cela bien regrettable !

    Pourtant, malgré cela, je n’oublierai pas de sitôt cette expérience. J’ai ressenti une telle chaleur humaine en priant, chantant avec ces gens profondément pacifiques. J’étais en communion avec chacun d’entre eux, eux, qui m’ont accueillie à bras ouverts en dépit de mon athéisme. J’ai discuté, j’ai ri, j’ai partagé cette solidarité pour des gens qui vivent sous des cieux peu cléments, c’est le cas de le dire !!!

    Une manifestation peu suivie mais tellement plus profonde, plus belle, plus juste ! Pas de cagoules, pas de slogans mensongers ni de gens agressifs !!!

    Hier, j’ai vu un tout autre spectacle, une rue noire de monde pour défendre le droit d’agresser, voler, tuer en toute impunité. Je ne parle pas bien sûr de la police mais bien des Adama et consorts, délinquants notoires abonnés aux geôles, aux trafics en tout genre, aux coups pendables divers et variés.

    Une colère m’a submergée, mais est-ce si important dans ce foutoir qu’est devenue notre France. Elle est malheureusement, par la grâce de nos zélites, vendue, donnée en pâture aux charlatans de tous bords. Et les gens comme moi, comme nous sur RR, nous sommes de sales réactionnaires, de sales fachos. Nous devrions, pour être considérés comme des gens bien, donner des chèques en blanc à tous ces fauteurs de trouble.

    Je peux dire sans hésitation : « quand les poules auront des dents ! ».

    PS : Pas de droits, qu’ils disent les alter mondialistes de bas étage, pour les Noirs en France. Désolée de dire que ceux-là n’ont même pas, en Afrique, un micron de ce que la France leur donne généreusement et sans contrepartie SVP.

    Chiche, qu’ils viennent manifester pour défendre les chrétiens violentés tous les jours par ceux qu’ils chérissent sans limites.

  3. benjamin

    9 juin 2020 at 16 h 11 min

    il est evident a la lecture du rapport ci dessus que traorè est mort du fait de son interpellation trop violente car les policiers etaient enragès !!et tres enervès !ils meprisent et détestent ce type d individu !!ils ne mesurent pas toujours leurs forces !car ces délinquants sont tres forts et tres sportifs !! car ils ne branlent rien !!ce qui agace encore plus les policiers qui le savent bien !!

  4. Rosa SAHSAN

    10 juin 2020 at 12 h 25 min

    Et le juif gôchiste de service j’ai nommé Patrick Klugman qui a trouvé extraordinaire cette manifestation place de la République hier mardi 9 Juin.
    Il s’est épanché sur CNEWS. Il en avait presque les larmes au bord des yeux ce con.
    Les amis je me demande également que vient faire l’UEJF présente à toutes les
    manifs concernant ces racailles.
    ROSA

    • Franccomtois

      10 juin 2020 at 13 h 39 min

      Rosa,peut-être qu´ils veulent tout simplement comme beaucoup de juifs américain se faire aimer par celles et ceux qui malheureusement les haissent dans les plus grand des cas.L´espoir fait vivre.

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