Interdit aux animaux et… aux Juifs: l’affiche qui fait scandale

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Un hôtel du Kirghizistan interdit son accès aux Juifs.
Un panneau à caractère ouvertement antisémite a été installé dans un hôtel de la ville d’Och, dans le sud du Kirghizistan, suscitant une vive réaction de l’ambassade d’Israël. Sur ce panneau, rédigé notamment en anglais, il est indiqué que l’entrée est interdite aux animaux et aux Juifs, une formulation accompagnée de pictogrammes représentant un chien et une étoile de David, tous deux barrés d’un trait.

Israël ne dispose pas de représentation permanente dans ce pays à majorité musulmane. C’est son ambassade au Kazakhstan qui est compétente dans un tel cas pour réagir.
Dans un communiqué officiel, elle a qualifié le panneau d’« acte grave portant atteinte aux valeurs universelles », contraire aux principes fondamentaux de dignité humaine, d’égalité et de tolérance. Elle a appelé les autorités kirghizes à prendre des mesures concrètes pour traiter ce cas et prévenir toute récidive.
Och, deuxième ville du pays, est une cité à très forte majorité musulmane. Si le panneau a rapidement circulé sur les réseaux sociaux, les autorités locales n’ont pas encore réagi publiquement au moment de la publication de cet article.
Source
https://israj.media-j.com/
La présence juive au Kazakhstan remonte à l’époque du tsar Nicolas Ier, lorsque des soldats juifs de l’Empire russe furent exilés dans des régions éloignées, dont le Kazakhstan. Ces soldats, connus sous le nom de « soldats de Nicolas », furent parmi les premiers colons juifs de la région. Au début, la plupart d’entre eux s’installèrent à Verny (aujourd’hui Almaty), mais au fil du temps, leur population s’étendit à d’autres régions. En 1910, environ 154 Juifs vivaient à Akmolinsk, aujourd’hui connue sous le nom d’Astana, dont beaucoup étaient médecins, pharmaciens et chefs d’entreprise.
Dans les années 1920 et 1930, la population juive du Kazakhstan a augmenté, soutenue par l’afflux de jeunes participant aux plans quinquennaux de l’Union soviétique et par les exilés envoyés dans la région. Pendant la Seconde Guerre mondiale, de nombreux Juifs ont été évacués des zones déchirées par la guerre vers le Kazakhstan, notamment vers Astana, et un grand nombre d’entre eux ont choisi de rester après la guerre pour vivre et travailler. Cependant, leurs difficultés ne se sont pas arrêtées là. De 1948 à 1953, les campagnes anti-cosmopolites de l’Union soviétique ont conduit à l’exil de nombreux intellectuels juifs au Kazakhstan.
Dans les années 1970, une vague de rapatriement a vu de nombreux Juifs partir pour Israël. Ceux qui n’ont pas émigré dans leur patrie historique ont souvent émigré aux États-Unis, au Canada, en Australie et dans d’autres pays. Au début des années 1990, la population juive du Kazakhstan était tombée à environ 20,000 personnes. Malgré ce déclin, la communauté juive a commencé à se reconstruire, en établissant des centres culturels et des lieux de culte, notamment des synagogues.
Aujourd’hui, la synagogue d’Astana dessert une communauté d’environ 150 familles juives. « Beit Rachel Chabad Lubavitch » a été officiellement inaugurée en septembre 2004, après deux ans et demi de travaux. Le bâtiment s’étend sur une superficie de 5,600 25 mètres carrés et mesure 25 mètres de haut, y compris l’étoile de David qui orne le toit. La construction de la synagogue a été entièrement financée par le Congrès juif eurasiatique.
L’ouverture de la synagogue « Beit Rachel » a été marquée par un événement historique : le premier rouleau de la Torah a été introduit dans la synagogue. Ce rouleau, spécialement signé en Israël, a été offert à la communauté juive locale par l’homme d’affaires Mikhail Zaidman.

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5 Commentaires

  1. David 92 dit :

    Et pour les chats persans quelle est la politique ?

  2. David 92 dit :

    « pas de JUIFS, pas d’animaux ».
    A Palm Beach cetait pareil avant les années 60.

  3. David 92 dit :

    Un système d’exclusion délibéré
    ​À Palm Beach, comme dans d’autres endroits exclusifs (on peut penser à certains quartiers de Miami Beach ou de Newport), l’exclusion ne se limitait pas à de simples panneaux. Elle était ancrée dans la structure même de la ville :
    ​Les « Restrictive Covenants » : Il s’agissait de clauses juridiques inscrites dans les titres de propriété qui interdisaient la vente ou la location de maisons à des personnes juives, noires, ou d’autres minorités.
    Note historique : Il est important de préciser que si les panneaux ont disparu, les « clubs privés » ont longtemps utilisé (et certains utilisent encore de manière très subtile) des processus de parrainage opaques pour maintenir une certaine homogénéité sociale, bien que la loi interdise désormais toute discrimination basée sur la religion ou la race.
    ​C’est un rappel brutal que le « rêve américain » de l’après-guerre n’était pas accessible de la même manière pour tout le monde, même dans les lieux les plus paradisiaques.

  4. David 92 dit :

    MADOFF a profité de la situation.
    Il a ruiné de malheureux qui ont bossé toute leur vie pour leur retraite et faire profiter leurs petits enfants .
    La plupart étaient de grands donateurs vis à vis de la communauté et D’ISRAËL .
    Il a bousillé leur vie .

  5. protagoras dit :

    Il est dommage que les armées chinoises des Tang aient perdu la bataille de Talas en 751 contre les forces d’invasion musulmanes, qui furent néanmoins arrêtées mais non vaincues….d’où l’islam généralisé dans les pays en « stan »…

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