Iran: des Juifs arrêtés en pleine nuit
Des rabbins et des dirigeants communautaires interrogés, soupçonnés de « liens avec Israël ».
Des exécutions annoncées froidement par un régime qui a fait de la persécution une politique d’État, et autour, un silence assourdissant.
Depuis le déclenchement de la guerre entre l’Iran et Israël en 2026, la petite communauté juive iranienne, la plus importante du Moyen-Orient en dehors d’Israël, forte d’à peine 15 000 âmes, paie le prix fort d’un conflit qu’elle n’a pas choisi.
Des dizaines d’arrestations rapportées à Téhéran et à Chiraz, des familles séparées, des hommes détenus, des accusations d’espionnage recyclées comme au bon vieux temps des procès staliniens.
Ce scénario, on l’a déjà vu, en 1999, treize Juifs de Chiraz croupissaient en prison sous les mêmes prétextes fabriqués. Vingt-sept ans plus tard, rien n’a changé, sinon l’ampleur de la répression.
Et pendant ce temps ? La vague antisémite qui a suivi ce conflit a touché l’Europe entière, synagogues visées, ambulances juives incendiées à Londres, écoles attaquées à Amsterdam sans que cela ne suscite l’indignation qui devrait pourtant être unanime.
Quand des Juifs sont arrêtés, intimidés ou tués dans l’indifférence générale, le monde ne peut pas détourner le regard.
Les droits humains ne sont pas à géométrie variable, une minorité en danger mérite la même compassion, la même protection et la même mobilisation que toutes les autres.
Aujourd’hui, nous pensons aux Juifs d’Iran, nos frères et sœurs, et à leurs familles. Leur sécurité, leur liberté et leur dignité doivent être défendues sans ambiguïté.
Chelanou
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