La vérité sur la thèse universitaire de Tariq Ramadan : il l’a obtenue en menaçant et en criant au racisme.

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Le prédicateur a bien obtenu un doctorat de lettres en islamologie arabe à l’université de Genève… En menaçant et en criant au racisme.
Quand Tariq Ramadan propose comme sujet de doctorat une thèse sur Hassan al-Banna, fondateur des Frères musulmans égyptiens, Charles Genequand, son directeur de thèse, se doute que son élève risque de donner une vision plutôt favorable de son grand-père. Mais prenant connaissance d’une première version de son travail, il s’étrangle. Le prédicateur loue la profonde spiritualité et l’immense humanité d’Hassan al-Banna, ignorant totalement les violentes campagnes antisémites menées par la Confrérie. Il ne cite même pas les « 50 demandes du programme des Frères musulmans de 1936 », toujours d’actualité. Parmi elles, « contrôler le comportement personnel des fonctionnaires », « considérer la fornication comme étant un crime grave qui nécessite une sanction légale », ou encore « confisquer les romans d’excitation ainsi que les livres qui sèment le doute sur la foi ».
Spécialiste de la philosophie arabe médiévale (il a fait sa thèse sur Averroès), Charles Genequand demande en 1994 à Tariq Ramadan d’apporter de multiples corrections à son mémoire de pré-doctorat. Mais ce dernier refuse. Mieux, « il harcèle les membres du jury pour obtenir [sa thèse] au plus vite » (1). L’étudiant va même jusqu’à menacer un autre membre du jury, Ali Merad, professeur émérite à l’université de la Sorbonne Nouvelle Paris-III. Résultat, trois membres du jury démissionnent. Que fait Tariq Ramadan ? Il se lance dans la théorie du complot : c’est parce qu’il est arabe que l’université lui refuserait sa thèse !
Actif dans les campagnes électorales
Il reçoit le soutien du sociologue Jean Ziegler. Internationalement connu depuis la publication de La Suisse lave plus blanc, qui met en cause le blanchiment d’argent, Jean Ziegler est député socialiste au niveau fédéral. Sa compagne, Erica Deuber-Ziegler, est députée communiste au Grand Conseil (le parlement genevois). Ils mobilisent aussitôt leurs amis, politiques, intellectuels, universitaires. Il faut savoir que, lors des campagnes électorales, Tariq Ramadan et l’un de ses frères n’ont pas ménagé leur peine pour faire élire Jean Ziegler, maniant la colle et distribuant des tracts.
Face à une mobilisation de la gauche (elle est minoritaire dans le canton, mais majoritaire en ville de Genève), l’université prend peur, elle craint le scandale. La Cité de Calvin n’aime pas les polémiques autour de l’islam, d’autant qu’elle accueille beaucoup de riches Saoudiens, Koweïtiens et Émiratis. En catimini, la faculté décide de constituer un second jury afin de donner « une nouvelle chance » à Tariq Ramadan. Tâche particulièrement complexe, les candidats ne se bousculent pas en Suisse francophone. C’est finalement un Allemand, Reinhard Schulze, professeur d’islamologie et de philologie orientale à l’université de Berne, qui hérite de la difficile mission « de faire admettre à Tariq Ramadan qu’il devait modifier sa thèse afin qu’elle devienne acceptable pour un jury d’université ». Cela va mettre plusieurs années.
Fermeture des portes de l’université
Reinhard Schulze n’a jamais été convaincu par le travail de son élève. Mais il accepte que ce dernier puisse interpréter à sa manière l’histoire des idées. La thèse, intitulée « Aux sources du renouveau musulman. D’al-Afghâni à Hassan al-Banna, un siècle de réformisme islamique », explique, sans rire, que les Frères musulmans, qui considèrent « tout contact mixte en tête à tête comme un crime susceptible d’être sanctionné », ont bien apporté un réel renouveau à la pensée islamique… Le jury fait le « job » et accepte la thèse en 1999, mais il ne lui accorde même pas la mention « très honorable », ce qui signifie en langage universitaire que les portes des facultés de Suisse sont fermées à Tariq Ramadan.
Le prédicateur obtient malgré tout la possibilité de présenter un exposé bénévolement une heure par semaine à l’université de Fribourg, ce qui va lui permettre de se présenter comme professeur d’université en France. La thèse est publiée en France aux éditions Tawhid en 2002, préfacée par Alain Gresh, rédacteur en chef du Monde diplomatique.
Tariq Ramadan ne donne bien évidemment pas la même version de cette affaire rocambolesque. Dans Faut-il faire taire Tariq Ramadan ?, il assure que Charles Genequand a été désavoué. « Le doyen de l’époque et le collège des professeurs lui ont donné tort sur sa gestion du dossier et ont demandé la reconstitution d’un jury », assure-t-il (2).
Théologie de la libération
Pourquoi Jean Ziegler a-t-il remué ciel et terre pour le prédicateur controversé ? Affaire de contexte. Dans les années 90, Tariq Ramadan militait à gauche, sinon à l’extrême gauche, flirtant avec les trotskystes. Il réussissait souvent à convaincre que les Frères musulmans, persécutés en Égypte, étaient des humanistes, non violents, à l’idéologie comparable à celle des chrétiens progressistes d’Amérique du Sud, adeptes de la théologie de la libération. Le prédicateur multipliait les contacts avec des figures connues du christianisme, comme l’abbé Pierre, Mère Teresa, monseigneur Gaillot, les membres du groupe d’amitié islamo-chrétienne, ou encore le père Christian Delorme, le « curé des Minguettes » dans la région lyonnaise.
(1) Ian Hamel, La Vérité sur Tariq Ramadan. Sa famille, ses réseaux, sa stratégie. Éditions Favre, 358 pages.
(2) Aziz Zemouri, L’Archipel, 2005.
Source :
http://www.lepoint.fr/societe/la-verite-sur-la-these-universitaire-de-tariq-ramadan-10-03-2018-2201259_23.php

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4 Commentaires

  1. Jacques

    10 mars 2018 at 20 h 25 min

    Un brillant theologien prônant la vertu et la rigueur qui est également violeur à ses heures perdues ou il joue a pipi-caca avec des victimes faibles psychologiquement et non-consentantes…l’islam ne préconise pas des châtiments pour les déviants et les scatophiles??
    C est pas impossible,il faudrait chercher histoire de montrer au féru de textes religieux comment ses actes sont traduits(et sans doutes punis) dans le réel.
    Ce n est finalement qu’une sorte d’imposteur à la sexualité non-assumée qui sert de guide à tous ces haineux qui le défendent…c’est tellement mignon,il risque de rester dans les anales (encore un).

    La chouinerie au racisme,au complot,la fameuse « deuxième chance », les amitiés islamo-communisto-antisemites…tout ça est déjà vu,et c est quotidien:suffit encore une fois de voir qui sont les soutiens de ce Monsieur ramadan pour comprendre que ces réflexes sont inhérents a tout ce petit monde.

  2. Gégé

    10 mars 2018 at 20 h 41 min

    Sus ! Sus à l’escroc ! Sus au falsificateur ! Oyez ! Oyez !! braves Musulmans ! Abandonnez votre Maître ! Il ne fut ( parlons maintenant au passé…) qu’un illusionniste de haute voltige! Usurpateur de grande classe ! Mais un misérable escroc tout de même ! Musulmans sincères fuyez le Gourou pervers ! Oyez Oyez ! …réjouissez-vous que l’on vous aide à faire le ménage !!!! Tarik tu pourriras en geôle…où j’espère on te  » chieras dans la bouche » pour reprendre ton aimable expression auprès de celles que tu humiliais ! Crève mon Tarik !! Crève !!!

  3. marredestocards

    11 mars 2018 at 2 h 15 min

    Sur la matière historique, il a aussi quelques problèmes de… négationnisme, ce pitoyable bonhomme.

    https://youtu.be/NwP7P01DAAk?t=4008

  4. Olivier

    14 mars 2018 at 10 h 35 min

    tactique bien connue et bien rodée

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