Mâcon : Insignes nazis, armes : l’exposition d’un élève stoppée in extremis au lycée Lamartine
Début novembre, un élève du lycée Lamartine a proposé d’organiser une exposition à l’occasion des 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale et du 11-Novembre. Sauf que parmi les objets historiques présentés se trouvaient de nombreuses pièces nazies ainsi que des armes de guerre « factices », d’après le rectorat. À la vue du contenu, le proviseur a immédiatement suspendu l’exposition.
Les faits remontent à début novembre. Dans le cadre du 80e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale et des commémorations du 11-Novembre, un élève de seconde, visiblement passionné d’histoire, a proposé d’organiser une exposition au lycée Lamartine de Mâcon.
Selon le rectorat, l’adolescent voulait présenter « des objets de soldats de la Première Guerre mondiale, permettant d’illustrer les évolutions historiques du matériel militaire au cours du XXe siècle dans toutes les armées, françaises, allemandes, américaines, soviétiques ». L’établissement a donné son accord en amont, sans visiblement s’interroger davantage sur le contenu précis des pièces.
Croix gammée, casquette SS, répliques d’armes de guerre…
La veille du lancement, en fin de journée, l’élève a mis en place l’exposition. « Elle a été installée dans un lycée vide, en fin de journée, dans une salle à l’écart, fermée aux élèves », expose le rectorat. Le matin de l’ouverture, un professeur et le proviseur arrivent dans la salle pour un « contrôle préalable ». Ils sont très vite choqués.
Parmi les objets militaires présentés se trouvent de nombreuses pièces nazies : des insignes arborant une croix gammée et l’aigle impérial, une casquette d’officier SS avec un Totenkopf (tête de mort), un calot et une casquette de soldat de l’armée nazie… Il y a aussi des armes, « factices » selon le rectorat : des pistolets-mitrailleurs et des fusils, ainsi que des grenades, des baïonnettes, des masques à gaz et des munitions.
« Personne n’a vu l’exposition, hormis le proviseur et un professeur »
« Le proviseur a rapidement constaté la présence d’objets qui n’avaient pas leur place dans un lycée, indique Stéphane Guiguet, secrétaire général de la direction des services départementaux de l’Éducation nationale. Il a immédiatement pris la décision de stopper l’exposition. Personne ne l’a vue, hormis lui et un professeur. »
« Le proviseur a estimé que les conditions de sécurité n’étaient pas réunies, ajoute le rectorat. Il a immédiatement procédé au rangement des nombreux objets présents, dont des armes factices. »
Le jour même, la direction des services départementaux a été avertie de l’incident. Un signalement a été fait à la préfecture et aux forces de l’ordre. « Le chef d’établissement a appelé la famille pour expliquer les raisons de l’annulation, affirme le rectorat. Une communication a été faite également aux professeurs de l’établissement sur les raisons de l’annulation de l’exposition. »
Au sein de l’établissement scolaire, le plus gros lycée du département avec plus de 1 650 élèves, cette exposition annulée au dernier moment a choqué le personnel enseignant. « Il y a eu des manquements en amont », reconnaît Stéphane Guiguet.
Une autre question se pose légitimement, concernant la sécurité du lycée. Comment l’élève qui n’avait visiblement « aucune volonté de nuire » selon le rectorat, a pu entrer dans le lycée sans aucun problème avec des armes, même factices, et sans que personne ne soit au courant ? Là-dessus, le rectorat ne s’exprime pas.
Source
https://www.lejsl.com/


Le proviseur a bien réagit. Maintenant il va falloir que la police enquête sur ce jeunes et ses parents. Et que l’éducation nationale fasse un audit pour comprendre ce fiasco.