Médecins Sans Frontières, Oxfam et World Vision démasquées au grand jour
Le Hamas a systématiquement utilisé les infrastructures civiles et humanitaires pour mener ses opérations, pourtant les ONG internationales ont largement omis de reconnaître ou de traiter ces abus jusqu’à ce que les preuves deviennent indéniables.
Des organisations comme Médecins Sans Frontières (MSF), Oxfam et World Vision ont parfois minimisé, ignoré ou même déformé les réalités de l’infiltration du Hamas, contribuant ainsi à des récits publics déformés sur la guerre à Gaza.
La réputation de longue date de ces ONG créait un « effet de halo » qui masquait leurs biais internes. De récentes révélations ont terni cet effet, accentuant la méfiance envers les institutions humanitaires autrefois considérées comme impartiales.
Qu’ont en commun Médecins Sans Frontières (MSF), Oxfam et World Vision ? Chacune de ces organisations a délibérément occulté la vérité sur la guerre à Gaza en dissimulant les atteintes du Hamas aux infrastructures civiles et humanitaires ou en promouvant des récits qui masquent les tactiques des organisations terroristes, déformant ainsi la réalité de la guerre menée par Israël contre le Hamas.
Suite au massacre perpétré par le Hamas le 7 octobre, de nombreuses preuves ont émergé, démontrant comment l’organisation terroriste avait infiltré ses opérations au sein des hôpitaux , des zones civiles et des structures humanitaires . Pourtant, au lieu d’affronter les conséquences de cette réalité, de nombreuses ONG et institutions internationales ont minimisé, ignoré ou nié l’ampleur de l’exploitation dont le Hamas a fait preuve.
Ces dernières semaines, de nouvelles révélations concernant Médecins Sans Frontières (MSF), Oxfam et World Vision ont démontré à quel point les organisations à but non lucratif se sont éloignées de leurs missions initiales.
Ces trois organisations ont bénéficié d’un puissant effet de halo ces deux dernières années et demie, leur réputation d’acteurs humanitaires occultant les questions troublantes concernant leur conduite, leur crédibilité et les discours qu’elles véhiculent. Désormais, ce prétendu halo s’est érodé, laissant place à une surveillance accrue et à une méfiance grandissante envers des organisations longtemps considérées comme neutres et impartiales.
Médecins Sans Frontières (MSF)
Depuis deux ans et demi, Médecins Sans Frontières (MSF) reste à l’écart, ignorant délibérément les exactions documentées du Hamas dans les hôpitaux de Gaza. Et ce, malgré les preuves accablantes, révélées pendant la guerre, de la présence du Hamas infiltré dans ces mêmes hôpitaux où MSF officiait.
Il a fallu attendre la semaine dernière pour que MSF admette que le Hamas utilisait, comme nous le savions, l’hôpital Nasser comme base terroriste. MSF a suspendu ses opérations dans l’hôpital, précisant que le personnel et les patients avaient signalé avoir vu des hommes armés, certains masqués, qui intimidaient les civils et procédaient à des arrestations arbitraires.
Pourtant, il y a plusieurs mois, d’anciens otages israéliens ont témoigné avoir été témoins directs des exactions commises par le Hamas dans des hôpitaux, dont beaucoup étaient détenus à Nasser. Des stocks d’armes ont été découverts dans cet hôpital, et le Hamas l’a également utilisé comme base pour interroger des Palestiniens. Où était MSF à ce moment-là ?
Lorsque Tsahal a mené des opérations à l’hôpital Nasser, les médias se sont empressés d’accuser Israël et de couvrir le Hamas. Aujourd’hui, même après les aveux de MSF concernant les exactions commises dans cet hôpital, les médias sont aux abonnés absents.
Vision du monde
De même, NGO Monitor a révélé publiquement des documents du Hamas prouvant sans équivoque que Mohammed El-Halabi, employé de World Vision, était un membre actif de ce groupe terroriste. Auparavant, des organisations humanitaires internationales le présentaient comme un travailleur « primé ».
En 2022, après l’arrestation d’El-Halabi par Israël et sa condamnation pour plusieurs chefs d’accusation, dont son appartenance au Hamas, HonestReporting a relevé que certains médias avaient mis en doute la légitimité du verdict en raison de son emploi chez World Vision. Or, c’est précisément cet emploi qui lui a permis d’aider le Hamas en toute discrétion.
Le cas d’El-Halabi illustre une réticence plus générale des médias et des ONG à prendre en compte les preuves d’infiltration du Hamas au sein d’organisations internationales respectées. Même après la publication de nouvelles conclusions par NGO Monitor, la plupart des médias internationaux n’ont manifesté que peu d’intérêt à revenir sur cette affaire avec la même urgence qu’ils avaient déployée autrefois pour le défendre.
Oxfam
Les atteintes aux ONG ne se limitent pas à l’infiltration des membres du Hamas au sein des hôpitaux ou des organisations elles-mêmes. Comble de l’ironie, Oxfam, ONG internationale qui lutte contre la pauvreté et l’injustice, a été accusée de « racisme, de sexisme et d’antisémitisme » par son ancien directeur général.
Helima Begum a révélé lors d’une interview accordée à Channel 4 News que l’organisation « travaillait de manière disproportionnée sur la crise à Gaza », et utilisait même le terme « génocide » sans aucune preuve, exposant ainsi un manque de neutralité au sein de l’organisation.
Le manque de neutralité n’est pas propre à Oxfam, mais s’inscrit dans un problème plus vaste au sein des institutions internationales. Danielle Haas, ancienne rédactrice en chef adjointe de Human Rights Watch (HRW), a également récemment constaté que l’organisation « récompensait les tactiques agressives et clivantes, notamment lorsqu’elles visaient Israël ». Lorsque Mme Haas a soulevé le « manque d’équilibre » au sein de l’organisation, ses préoccupations ont été balayées d’un revers de main. À une occasion, alors qu’elle travaillait sur un rapport concernant Mohammed El-Halabi, Mme Haas a demandé que le document inclue les accusations précises portées contre lui afin de fournir le contexte nécessaire. Sa demande a été rejetée au motif que ces accusations étaient « extravagantes ».
L’existence d’un antisémitisme profondément enraciné et d’une instrumentalisation politique au sein de ces organisations soulève de sérieuses questions quant à leur autorité morale et leur crédibilité internationale. Car, s’agissant d’Israël, il est clair qu’elles ne sont pas soucieuses de maintenir la neutralité qu’elles revendiquent.
Les cas de MSF, de World Vision et d’Oxfam révèlent comment les organisations humanitaires peuvent être instrumentalisées pour protéger des acteurs terroristes, tout en discréditant leurs propres missions. Ces organisations ont contribué à perpétuer un discours qui soustrait le Hamas à toute responsabilité, tout en sapant la crédibilité des principes humanitaires mêmes qu’elles prétendent défendre.
Ce n’est que le début. De plus en plus d’informations devraient être révélées dans les mois à venir, confirmant notamment la version israélienne, si souvent ignorée ou attaquée par des médias qui préfèrent prendre pour argent comptant les affirmations du Hamas.
Mais les médias couvriront-ils seulement ces histoires, et encore moins se rétracteront-ils lorsque les preuves seront irréfutables ?
Née à Toronto, Sharon Levy s’est installée en Israël en octobre 2023 et a occupé divers postes au sein d’institutions de défense et de recherche israéliennes. Elle est titulaire d’une maîtrise en sciences politiques, avec une spécialisation en contre-terrorisme et cybersécurité, de l’Université Reichman.
JForum.fr avec HonestReporting
