Mort de Quentin à Lyon : la présidente de l’Assemblée nationale suspend l’accès du collaborateur de Raphaël Arnault

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La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a annoncé ce lundi 16 février la suspension de l’accès au Palais-Bourbon de Jacques-Élie Favrot. Le collaborateur parlementaire du député LFI Raphaël Arnault est cité par certains témoins dans l’enquête sur le lynchage mortel de Quentin à Lyon.

Décision exceptionnelle au Palais-Bourbon. La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a suspendu l’accès de Jacques-Élie Favrot à l’hémicycle. Ce collaborateur parlementaire du député LFI Raphaël Arnault est cité par plusieurs témoins dans l’enquête sur le lynchage mortel de Quentin Deranque à Lyon, jeudi dernier.
Dans un communiqué publié sur X, Yaël Braun-Pivet motive cette décision en estimant que « le nom de Monsieur Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député Raphaël Arnault, est aujourd’hui cité par plusieurs témoins » et que « sa présence dans l’enceinte de l’Assemblée nationale pourrait entraîner un trouble à l’ordre public ». Elle rappelle aussi que la présidence de l’Assemblée « est chargée de veiller à la sûreté intérieure et extérieure de l’Assemblée nationale ». La mesure est prise « à titre conservatoire et sans préjudice des suites de l’enquête judiciaire ».
Jacques-Elie Favrot nie toute implication
Jacques-Elie Favrot a, de son côté, contesté toute implication. Dimanche, par l’intermédiaire de son avocat, il a indiqué « se retirer de ses fonctions d’assistant parlementaire durant le temps de l’enquête ». Me Bertrand Sayn a également assuré que, « dans la presse et sur les réseaux sociaux, Monsieur Favrot est accusé d’avoir causé la mort de Quentin » mais qu’« il nie formellement être responsable de ce drame ».
Yaël Braun-Pivet insiste dans son texte sur la gravité de l’affaire, évoquant « le jeune Quentin, âgé de seulement 23 ans », mort « des suites d’une violence inouïe et intolérable », et estimant qu’« il revient à la justice de faire toute la lumière sur ce crime et d’en juger les auteurs ».
Le ministre de l’Intérieur dénonce le lien entre LFI et la Jeune Garde
Invité ce lundi matin sur France Inter, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez n’a pas confirmé la présence de Jacques-Elie Favrot sur les lieux. Il a cependant déclaré que « des témoignages vont en ce sens » et que « les investigations sont en cours », renvoyant aux conclusions à venir du parquet de Lyon. Le ministre a par ailleurs dénoncé « le lien très fort entre LFI et La Jeune Garde », un groupe antifasciste mis en cause par le collectif Némésis.
Source Valeurs Actuelles

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