Municipales à Paris : Rachida Dati met en cause Emmanuel Grégoire sur l’antisémitisme

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À moins de deux mois du scrutin, la candidate LR critique le rapprochement du candidat de l’union de la gauche (hors LFI) avec certaines figures de gauche jugées ambiguës face à l’antisémitisme
À cinquante jours du premier tour des municipales à Paris, la campagne s’envenime entre les deux favoris, Emmanuel Grégoire et Rachida Dati, qui cherchent plus que jamais à imposer l’idée d’un duel pour succéder à Anne Hidalgo. Et tandis que les sondages les donnent au coude-à-coude pour le second tour, la candidate Les Républicains (LR) a choisi d’accentuer la pression en portant ses attaques sur un terrain explosif : celui de l’antisémitisme.
Invitée dimanche de Radio J, Rachida Dati a accusé frontalement son adversaire socialiste de s’être « allié avec les promoteurs de l’antisémitisme », visant notamment le ralliement à sa liste de Danielle Simonnet. L’ex-élue insoumise avait été soutenue en 2024 par le britannique Jeremy Corbyn, l’ancien chef du Labour, exclu de son parti pour sa gestion jugée ambiguë des accusations d’antisémitisme. « Elle-même et ses colistiers n’ont jamais été très clairs », a insisté la ministre de la Culture, estimant que cette alliance politique constitue « une faute morale et une faute pénale » de la part d’Emmanuel Grégoire.
Ces accusations s’inscrivent dans une séquence où la droite parisienne reproche à une partie de la gauche d’avoir « désinhibé » l’expression de la haine antijuive en France, en érigeant la cause palestinienne en étendard depuis l’attaque du Hamas, le 7 octobre 2023, et la riposte militaire d’Israël à Gaza. Pour Rachida Dati, certains discours tenus au sein de la gauche ont entretenu une rhétorique antisioniste qui franchit, selon elle, la ligne rouge. « Ce n’est pas un débat d’idées, (…) c’est un délit », a-t-elle martelé.
Ces mises en cause interviennent alors qu’Emmanuel Grégoire et Rachida Dati s’efforcent de marginaliser les autres candidats. Le socialiste avait lui-même déclenché une vive controverse à la mi-janvier en affirmant que sa rivale ambitionnait de faire de Paris un « labo facho », l’accusant de collusions avec la conseillère zemmouriste Sarah Knafo. Une charge à laquelle Rachida Dati répond désormais en déplaçant le débat vers un thème hautement sensible.
La candidate LR voit dans le rapprochement entre socialistes et ex-insoumis l’illustration d’un schéma qu’elle juge récurrent : « La gauche s’est toujours alliée à l’extrême gauche. Ils l’ont fait en 2022, en 2024, et ils le feront en 2027. C’est dans leur ADN. » Une accusation destinée à fragiliser Emmanuel Grégoire sur un terrain où la droite estime avoir un avantage moral et politique.
Source
https://fr.timesofisrael.com/

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  1. Amos dit :

    Ni l’un ni l’autre ne feront rien contre l’atisémitisme ils sont tous deux opportuniste , Grégoire est allié ou s’alliera a LFI parti antisémite et Dati veut seulement être élu .

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