« Rafles »: Les batailles sémantiques à la con de la gauche commencent à gonfler tout le monde.

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Par Antoine Desjardins
En défense d’Arno Klarsfeld
Le mot « rafle » n’est pas très heureux et Klarsfeld aurait pu se douter qu’il allait faire réagir la gauche morale mais sur le fond il a raison. Pourquoi des femmes de 90 ans devraient elles se faire violer par des OQTF ?
Les OQTF ont vocation à ne pas se trouver sur le territoire et donc à être reconduits dehors. Qu’il y ait des descentes de police dans des endroits où l’on juge qu’il y a des clandestins sous OQTF relève du bon sens
Une OQTF est une décision administrative écrite prise par le préfet et notifiée officiellement qui donne un délai de 30 jours pour quitter le territoire. Soit on dit que OQTF n’ont plus aucune valeur juridique soit on se donne les moyens de les faire respecter. Une rafle pour envoyer quelqu un en déportation n’a rien de commun avec une rafle pour bouter tranquillement quelqu ‘un dehors. Les batailles sémantiques à la con de la gauche commencent à gonfler tout le monde.
On ne va pas non plus créer un mot nouveau pour leur faire plaisir.
La vérité est que s’il y a une loi il faut se donner les moyens de la faire respecter. Klarsfeld a du reste raison de souligner qu’un Etat n’a pas à avoir des pudeurs qui relèvent de la morale individuelle. Un Etat fait prévaloir le bien commun quitte à commettre une ou deux injustices ici ou là. On fait toujours capoter le bien commun de nos jours, au nom de la prise en considération de droits individuels mais le salut de la communauté prime.
© Antoine Desjardins

Antoine Desjardinsicles est professeur de lettres modernes, membre du Comité Orwell, co-auteur du livre Sauver les lettres, des professeurs accusent, entretiens avec Philippe Petit . Libertin érudit, joueur d’échecs façon neveu de Rameau, écrivain polymorphe, polémiste.

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