Tariq Ramadan tente de faire taire son accusatrice suisse

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Le prédicateur demande à la justice suisse d’imposer le silence à la plaignante. Alors que lui-même la traîne dans la boue dans son livre.
De notre correspondant à Genève, Ian Hamel
Dans quelques semaines, « Brigitte » (prénom d’emprunt) doit être confrontée à Tariq Ramadan à Paris en présence du procureur genevois. La mise en prévention pour viol et contrainte sexuelle (l’équivalent en Suisse d’une mise en examen) du prédicateur remonte à octobre 2018. Cette lenteur s’explique par le refus des magistrats français de « prêter », ne serait-ce qu’une journée, Tariq Ramadan à leur collègue genevois. De crainte que l’auteur d’Islam, la réforme radicale, qui dispose d’un passeport à croix blanche, ne s’oppose ensuite à son retour dans l’Hexagone, où il est assigné en résidence depuis novembre 2018, à la suite des mises en examen pour deux viols. Est-ce la raison pour laquelle Tariq Ramadan s’acharne à tenter de faire taire son accusatrice suisse ?
« Brigitte » l’accuse de l’avoir violé le 28 octobre 2008 dans un hôtel de la rive droite de Genève. Elle évoque une « nuit d’horreur ». « Les coups pleuvent (…), des claques violemment assénées tandis que son agresseur lui dit qu’elle aime cela, la traite de menteuse. (…) Pendant des heures le théologien lui fait subir des actes sexuels et des sévices. Elle aurait même perdu connaissance et failli mourir », écrit la journaliste Bernadette Sauvaget, qui l’a longuement rencontrée, pour son livre L’affaire Ramadan (*). Brigitte a déposé une plainte le 13 avril 2018. Dès juin 2018, Tariq Ramadan se plaint au Ministère public genevois des interventions dans la presse des avocats de « Brigitte » qui porteraient atteinte à sa présomption d’innocence…
Les avocats du prédicateur, Pierre de Preux, ancien bâtonnier, et Guerric Canonica, exigent de la justice genevoise que la plaignante et ses défenseurs gardent le silence ! Alors qu’eux-mêmes ne se privent pas de s’exprimer dans les médias. En septembre 2018, le Ministère public rejette la demande de Tariq Ramadan, qui se tourne alors vers la Chambre pénale de recours (CPR). Celle-ci le déboute à son tour en octobre 2018. La CPR va lui donner une nouvelle fois tort en juillet 2019. D’autant que, contrairement à certaines des plaignantes françaises, pendant longtemps « Brigitte » n’a pas souhaité parler aux journalistes. Elle ne s’est confiée à Libération qu’en septembre 2019.
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Pour la Chambre pénale de recours, Tariq Ramadan ne peut exiger « que sa notoriété le mette à l’abri, plus qu’un autre justiciable semblablement mis en cause, d’une divulgation de son identité, même si la plaignante ne laissait pas percer la sienne ». Nullement découragé de ses échecs devant la justice genevoise, le prédicateur vient de taper beaucoup plus haut en saisissant cette fois le Tribunal fédéral (TF), la plus haute instance judiciaire de la Confédération, afin qu’elle ordonne à « Brigitte » et à ses avocats de rester muets. « C’est un comble. Au moment où il saisissait le TF pour essayer de nous imposer le silence, le prévenu sortait un livre (…) traitant les victimes de menteuses. Il a consacré plusieurs pages à notre cliente », dénoncent, dans La Tribune de Genève, Robert Assaël et Alec Reymond, les avocats de « Brigitte ».
Dans Devoir de vérité, Tariq Ramadan écrit que l’objectif affiché de « Brigitte » : « est alors de révéler ma vie privée, d’alerter ma famille (elle contacte en particulier mon fils et mon frère) et, plus largement, de salir ma réputation », et d’ajouter : « On cite le motif premier de l’argent : des individus l’auraient poussée à agir ainsi contre une importante rétribution ». Le prédicateur accuse également la plaignante suisse de fréquenter l’idéologue d’extrême droite Alain Soral, ainsi que Dieudonné. Quelques pages auparavant, Tariq Ramadan écrit déjà qu’une autre de ses accusatrices aurait eu une relation avec Alain Soral…
Contrairement aux plaignantes françaises, « Brigitte », convertie à l’islam dans sa jeunesse, vivant sur les bords du lac Léman, connaît bien la famille Ramadan. Elle est au courant de toutes les rumeurs propagées depuis des décennies sur le Centre islamique de Genève, plus préoccupé par les subsides venant du Golfe que par l’âme des croyants. Tariq Ramadan reconnaît d’ailleurs dans son livre que « Brigitte » a été en contact avec Hani Ramadan. Elle lui a effectivement confié les agissements de son frère, ce qui ne l’aurait apparemment pas troublé. Alors que Hani Ramadan prône la lapidation pour les musulmans coupables d’adultère, il continue inlassablement à défendre son frère (malgré ses aveux), vouant aux flammes de l’enfer tous ceux qui l’accusent. Chaque vendredi, dans ses prêches, Hani Ramadan encourage les musulmans à acheter Devoir de vérité.
(*) Fayard, 249 pages, septembre 2019.
SOURCE :

https://www.lepoint.fr/societe/tariq-ramadan-tente-de-faire-taire-son-accusatrice-suisse-23-10-2019-2343088_23.php

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4 Commentaires

  1. olivier

    23 octobre 2019 at 16 h 56 min

    ce mec est démasqué ,reclu de son entourage et se bat contre ses démons un bien mauvais sujet ,un petit mot pour jéremie qui s’est fait renverser en israél par un camion volontairement lors de son service militaire ,c’est le fils ainéet il est mon meilleur ami son cas est grave ,en sus sa cadeuxième part l’année prochaine merci d’avoir une pensée pour ce garçon

    • Lys

      23 octobre 2019 at 21 h 42 min

      Olivier: Tu peux nous donner le nom de sa mère stp ?

  2. Bertrand Jean-Michel Escaffre

    23 octobre 2019 at 17 h 16 min

    On ne sait plus qui est le bâtonnier

  3. Poissonchat

    23 octobre 2019 at 19 h 07 min

    Cette fois j’en suis sûr,la fratrie tatriq et annie ramadan sont gentils:qui n’a jamais violé,violenté ou preconisé la lapidation des femmes?!
    Sûrement un enieme complot islamophobe,’culés d’hommes-pieuvres de l’espace…

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