Tuerie à la préfecture de police : cet islamisme qu’on refuse de voir

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ÉDITO. L’attaque marque un tournant en matière de terrorisme islamiste. La complaisance et la lâcheté ont-elles gagné, comme l’écrit Riss ?

Par Sébastien Le Fol
Ainsi, le terroriste qui a commis l’attentat à la préfecture de police, au sein même des services luttant contre le djihadisme, « n’avait jamais présenté de signe d’alerte ni de difficulté comportementale ». C’est le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, qui l’a affirmé quelques heures après l’attaque. Alors même que la scène de crime témoignait d’au moins un égorgement. Castaner l’a répété quelques jours plus tard d’un ton bonhomme, tout en reconnaissant des « dysfonctionnements d’État ». Le premier flic de France ignorait donc qu’un informaticien (habilité secret-défense) dans une structure ô combien sensible et symbolique, la direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP), s’était réjoui devant ses collègues de l’attentat de Charlie Hebdo, en 2015. Le ministre ne savait pas non plus que cet homme, converti à l’islam depuis une dizaine d’années, ne serrait plus la main de ses collègues femmes et fréquentait une mosquée salafiste du Val-d’Oise dirigée de février à décembre 2017 par un imam fiché pour son « fondamentalisme religieux ». L’enquête dira comment le terroriste a bien pu passer entre les mailles du filet policier. Pourquoi n’a-t-il pas été détecté ? À quelles informations sensibles sa fonction lui a-t-elle donné accès ? En attendant, cet attentat, qui touche l’État français, restera « comme un tournant majeur en matière de terrorisme islamiste », selon la formule de Gilles Kepel. C’est le symbole de l’ordre public dans notre pays qui a été mortellement blessé.
Ce n’est pas tout. Lors de cette tragédie, la machine à déni s’est emballée. Une nouvelle fois, on nous a joué le coup du « déséquilibré ». Tout juste nous a-t-on épargné les « couteaux fous », comme on parlait de « camion fou » pour désigner les terroristes de Berlin et de Nice. Mais on a bien pris soin de ne pas utiliser les mots trop sensibles : attentat, terroriste, islamiste… Comme les parents évitent de prononcer des gros mots devant leurs enfants. De quoi donner raison à Riss. Dans son livre Une minute quarante-neuf secondes (Actes Sud/Charlie Hebdo), le directeur de la rédaction de Charlie Hebdo dresse un bilan implacable des quatre années qui se sont écoulées depuis l’attentat qui a touché le journal. Beaucoup de gens dans ce pays, journalistes, sociologues, magistrats, politiques…, refusent toujours de se pencher sur les causes du 7 janvier : la publication des caricatures de Mahomet.
Pour quelles raisons ? « 2015, écrit Riss, me fit comprendre ce qu’avait été la collaboration, car je pus observer à quel point le confort intellectuel copulant avec l’instinct de survie pousse les esprits les plus brillants vers la complaisance et la lâcheté. » Riss emploie une expression saisissante pour désigner le confort intellectuel qui aveugle certains face à l’islamisme : il appelle cela « l’esprit collabo ». À chaque attentat, ses représentants se déclenchent comme des répondeurs automatiques. Les mêmes messages préenregistrés sortent de leur bouche, gloubi-boulga de psychologie de comptoir et de sociologie simpliste. Les plus violents d’entre eux contre Charlie estiment que « critiquer l’islam reviendrait à critiquer les immigrés des classes laborieuses, dont ils pensent qu’ils pratiquent cette religion ».
Qui écoutera Riss ? Qui veut seulement entendre la force de ses propos ? Dans les émissions de radio et de télé où il est invité, on s’étonne de voir à quel point les animateurs prennent des gants sémantiques. Ils s’adressent à lui comme à un rescapé d’une avalanche dans les Alpes et non à la cible d’un « crime politique ». Ils évoquent la violence qu’il a subie sans en désigner les auteurs et la matrice religieuse. Pour eux, seule la souffrance de Charlie a le droit de s’exprimer. Pas ses idées.
Sur France Inter, Riss n’a pas eu les honneurs de la matinale d’information animée par Léa Salamé et Nicolas Demorand, mais de Boomerang, le programme culturel d’Augustin Trapenard. La page Internet de l’émission présente ainsi son ouvrage : « Dans Une minute quarante-neuf secondes, il (Riss) revient sur un événement qui a changé le visage des médias français. » On a bien lu : l’attentat du 7 janvier 2015 a juste « changé le visage des médias français »…
SOURCE :

https://www.lepoint.fr/postillon/le-fol-tuerie-a-la-prefecture-de-police-cet-islamisme-qu-on-refuse-de-voir-07-10-2019-2339766_3961.php

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9 Commentaires

  1. josué bencanaan

    13 octobre 2019 at 9 h 57 min

    Les offciels ont de le merde dans les yeux !, la peur de l’islam, voila leur principale motivation.

    • vrcngtrx

      13 octobre 2019 at 18 h 21 min

      c’est pas dans les yeux mais dans le cerveau et le cœur

      • stop ou encore

        15 octobre 2019 at 4 h 23 min

        c est des merdes tout court.

    • Bouchu

      14 octobre 2019 at 7 h 14 min

      Le pouvoir a décidé de se soumettre au silence en se voilant systématiquement la face pour élargir son champs électoral et acheter une fausse paix sociale.
      Hugues Bouchu

    • Cobut Stéphan

      18 octobre 2019 at 16 h 13 min

      Le problème est que ces gens sont des vendu à l’ islam ; 1 dans les années 1970 les 9 pays de l ‘europe nous ont vendus pour le pétrole ; 2 cette europe finance les terroristes successeurs des nazis que l’on fait passer pour des victimes pour le point 1 voir http://wwwisesco.org.ma/fr/stratégies/ ,l’ invasion que l’on nous dit immigration a été signées ;par nos dirigeants ???Et ceux de maintenant n’ on rien dans le pantalon pour y mettre fin ; ils préfèrent se remplir les poches ces gens sont sans conscience seul compte le pouvoir et l’ argent .

  2. Franccomtois

    13 octobre 2019 at 10 h 41 min

    Pour celles et ceux qui veulent vous lire l´article dans le dernier Canard Enchaîné qui est :la vraie fausse-Barbe du terroriste de la préfecture.
    Je ne peux malheureusement recopier l´article dans son ensemble trop Long.L´article se termine de cette facon trés optimiste:
    « De toute facon,redoute une une figure de la DRPP,on est cuit. »Et le Canard de conclure:difficile de le contredire.
    Moi je me pose la question qui est,qui est cuit le pays ou le Service de la DRPP?Moi dans l´état actuel des choses,j´opte pour les 2.
    Dans tout les cas en lisant l´article,nous sommes sur que ce n´est pas 2ou 50 infiltrés connu qui hante les différends Services de l´état mais c´est beaucoup,beaucoup plus.Je le redis politiques de merde,apatride,corrompu,voleurs,menteurs………!!!
    Coluche disait que la différence entre un oiseau et un homme politique,c´est que l´oiseau s´arrête de temps en temps de voler.

    • Lys

      13 octobre 2019 at 15 h 21 min

      Eh ben dis donc…. Il n’y a pas un article pour rattraper l’autre :-((

  3. vrcngtrx

    13 octobre 2019 at 13 h 24 min

    HS.
    « cet islamisme qu’on refuse de voir »
    https://www.facebook.com/watch/?v=1048801061847649

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