Un agent municipal de Perpignan écarté après la découverte d’un tatouage reprenant une devise des nazis
La mairie de Perpignan (Pyrénées-Orientales) a annoncé ce mardi 9 juin l’éviction d’un agent contractuel après la révélation de son tatouage reprenant une devise des nazis. D’après « ici Roussillon », l’homme est un ancien conseiller municipal de la majorité du maire, Louis Aliot.
La mairie de Perpignan (Pyrénées-Orientales) a dû se séparer en urgence d’un de ses agents contractuels. Elle l’a annoncé ce mardi 9 juin 2026, à la suite des révélations de Reflets.info . Le média a mis en avant un tatouage, situé sur l’avant-bras de l’agent, reprenant, en français, la devise historique des SS nazis : « Mon honneur s’appelle fidélité » (« Meine Ehre heißt Treue » en allemand), rapporte ici Roussillon .
L’affaire a débuté en mai 2026. Un usager qui s’est rendu au centre administratif de la mairie a vu le tatouage sur le bras gauche de l’agent qui lui faisait face. Il a alors pris une photo qu’il a ensuite transmise à Reflets.info. Sur celle-ci, on distingue clairement l’inscription en question, devise d’allégeance à Adolf Hitler, souligne Actu Perpignan .
La mairie de Perpignan (Pyrénées-Orientales) a dû se séparer en urgence d’un de ses agents contractuels. Elle l’a annoncé ce mardi 9 juin 2026, à la suite des révélations de Reflets.info . Le média a mis en avant un tatouage, situé sur l’avant-bras de l’agent, reprenant, en français, la devise historique des SS nazis : « Mon honneur s’appelle fidélité » (« Meine Ehre heißt Treue » en allemand), rapporte ici Roussillon .
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L’affaire a débuté en mai 2026. Un usager qui s’est rendu au centre administratif de la mairie a vu le tatouage sur le bras gauche de l’agent qui lui faisait face. Il a alors pris une photo qu’il a ensuite transmise à Reflets.info. Sur celle-ci, on distingue clairement l’inscription en question, devise d’allégeance à Adolf Hitler, souligne Actu Perpignan .
Un contrat non renouvelé
Face au tollé provoqué par le cliché, la mairie a été sommée de réagir. Dès que les faits ont été portés à sa connaissance, le maire de la ville, Louis Aliot, vice-président du Rassemblement national (RN), a pris la décision d’écarter l’agent et de ne pas renouveler son contrat.
La municipalité a confirmé qu’elle avait eu connaissance de ce tatouage par voie de presse. Cette réactivité a été saluée par les syndicats représentatifs du personnel municipal, précise L’Indépendant . « On est fonctionnaire, on connaît nos droits et nos devoirs et on se doit d’être exemplaires », a réagi Stéphane Maroselli, secrétaire général de FO à la mairie de Perpignan.
Un ancien candidat RN
L’affaire soulève en effet la question du respect du principe de neutralité qui s’impose à tout agent en contact avec le public. Mais elle prend une tournure nationale depuis ce mercredi 10 juin, explique ici Perpignan. Plusieurs responsables de La France Insoumise (LFI), comme Manuel Bompard ou Thomas Portes, ont vivement réagi face à ces révélations, critiquant le RN.
La radio locale est notamment parvenue à mettre un nom sur cet agent : Charles Ifssah-Becuwe. Son parcours au sein de la municipalité de Perpignan montre qu’il n’était pas un simple contractuel. Présent sur la liste du maire en 2020, il n’avait pas été élu, mais a été recruté en tant que chargé de mission, avant d’intégrer le conseil municipal en 2023 à la suite de plusieurs démissions. L’homme ne figurait pas sur la liste des dernières élections de mars 2026, mais a été réembauché à un poste de contractuel au service des pièces d’identité. De nouveaux éléments auxquels la mairie n’a pas réagi.
L’article R645-1 du Code pénal expose l’agent écarté à une amende de 1 500 € pour port ou exhibition de symboles nazis, rappelle L’Indépendant.
