Un islamiste de 15 ans mis en examen et incarcéré pour avoir projeté une «action violente» visant les communautés juive ou homosexuelle
Le parquet antiterroriste indique que le suspect a été interpellé le 17 avril dans le Rhône. «Il a reconnu avoir souhaité mourir en martyr», ajoute le Pnat.
Un adolescent âgé de 15 ans, qui projetait de commettre une «action violente» visant les communautés juive ou homosexuelle, a été mis en examen et placé en détention provisoire, a appris l’AFP vendredi auprès du parquet national antiterroriste (Pnat).
Une enquête préliminaire avait été ouverte le 11 avril, dont les investigations avaient été confiées au renseignement intérieur, la DGSI. Cet adolescent «a reconnu avoir souhaité mourir en martyr et avoir projeté de commettre une action violente visant la communauté juive ou homosexuelle», mentionne la même source, assurant qu’une information judiciaire avait été ouverte le 19 avril.
«Mon client a, avant tout, besoin d’un suivi psychologique», estime, auprès de l’AFP, Me Gianni de Georgi, avocat du mis en cause.
«Depuis quatre ou cinq ans, nous observons un très net rajeunissement des personnes qui sont mises en examen (pour des infractions à caractère terroriste, NDLR), avec plutôt des personnes qui ont moins de 20 ans» et «désormais beaucoup de mineurs», expliquait à l’AFP fin 2025 le procureur de la République antiterroriste, Olivier Christen.
«Ce sont principalement des garçons, beaucoup de profils isolés, souvent en situation d’échec scolaire ou de relative distance par rapport à l’école», poursuivait le patron du Pnat.
Source Le Figaro
le voeu de « mourir en martyr » est une signature.
Mais impubliable.
Mourir en martyr suppose une fréquentation de lieux ou de sites appelant au djihad, et des parents qui ont inculqué des moeurs violentes à l’enfant.
Un contexte et des conditions très largement répandus en France.
Le profil de l’adolescent
Interpellé le 17 avril dans le Rhône, le mineur a été mis en examen pour « participation à une association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation d’un ou plusieurs crimes d’atteintes aux personnes », souligne ce vendredi 24 avril auprès de l’AFP le parquet antiterroriste. « Il a reconnu avoir souhaité mourir en martyr et avoir projeté de commettre une action violente visant la communauté juive ou homosexuelle », indique encore le Pnat.
« Mon client a, avant tout, besoin d’un suivi psychologique », estime, auprès de l’AFP, Me Gianni de Georgi, avocat du mis en cause.
· Une tendance au rajeunissement
« Depuis quatre ou cinq ans, nous observons un très net rajeunissement des personnes qui sont mises en examen, avec plutôt des personnes qui ont moins de 20 ans » et « désormais beaucoup de mineurs », expliquait à l’AFP fin 2025 le procureur de la République antiterroriste, Olivier Christen. « Ce sont principalement des garçons, beaucoup de profils isolés, souvent en situation d’échec scolaire ou de relative distance par rapport à l’école », poursuivait le patron du Pnat.
En février, deux mineurs avaient été interpellés dans le Nord et mis en examen à Paris. L’un d’eux, âgé de 16 ans, avait exprimé « une forme de fascination » pour « les figures jihadistes » et reconnu un projet d’« action violente » envers « un centre commercial ou une salle de concert ».
Dans son discours de rentrée, fin janvier 2026, Olivier Christen mentionnait 22 mineurs mis en examen en 2025 pour une infraction terroriste suivie par le Pnat, « pour représenter désormais le tiers des procédures ouvertes en 2025 et 20 % des personnes mises en examen au cours de cette année ».
· Des procédures marquées par « l’abondante propagande jihadiste »
L’évolution de la nature des procédures initiées par le Pnat, soulignait Olivier Christen, est marquée par des « actions violentes ou projets d’action violente visant le territoire français », élaborés « par des individus sans lien direct avec les organisations terroristes ». Mais ces mis en cause s’inspirent « de l’abondante propagande jihadiste » diffusée « sur les différents réseaux sociaux et s’autoaffilient aux projets mortifères de celles-ci ».
Dans la continuité de l’année 2024, l’activité en 2025 du Pnat est, plus généralement, demeurée « marquée par la prédominance de la menace terroriste jihadiste, qui représente 87 % des procédures suivies ».
Avec « une inscription durable dans une phase de tension élevée » et un « nombre d’enquêtes ouvertes toujours nettement supérieur à celui des années 2021 à 2023, au plus haut depuis les cinq dernières années », concluait le patron du Pnat.
Source
https://www.huffingtonpost.fr/france/article/ce-que-l-on-sait-de-ce-mineur-qui-projetait-une-attaque-contre-les-communautes-juive-ou-homosexuelle_263053.html
