À Marseille, des commerces appartenant à des juifs ont été dégradés.

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À Marseille, des commerces appartenant notamment à des personnes de confession juive ont été dégradés.il n’existe aucune preuve ou confirmation officielle indiquant que les commerces juifs aient été spécifiquement ciblés lors des récents pillages à Marseille.
Commerces saccagés à Marseille : le SPCJ fait le pointLes violences et les pillages massifs survenus en marge des manifestations du 17 octobre 2026 ont touché indifféremment des centaines d’enseignes de l’hypercentre-ville. La rumeur selon laquelle seuls les magasins détenus par des juifs auraient été visés provient de publications isolées sur les réseaux sociaux (notamment sur des pages Facebook partisanes), mais elle est formellement démentie par la réalité des faits.
Une destruction généralisée sans distinctionLes rapports de la CCI Aix-Marseille Provence et les constatations sur place montrent une prédation opportuniste et généralisée :

Plus de 600 commerces ont été vandalisés ou pillés principalement dans les grandes artères comme la rue Paradis, la rue Saint-Ferréol et la Canebière.
Les pilleurs ont ciblé en priorité les enseignes de luxe, de téléphonie, de cosmétiques et de vêtements, telles que Hermès, Rolex, Louis Vuitton, Sephora, Bouygues Telecom, Orange ou encore le centre commercial Centre Bourse.
Des commerces de proximité (comme de simples pharmacies ou l’enseigne de prêt-à-porter Celio) ont également été dévalisés sans distinction d’ordre religieux ou politique.

Les autorités de la préfecture de police ainsi que le maire de Marseille ont qualifié ces actes d’exactions menées par des groupes de casseurs venus uniquement pour « faire leurs courses sans payer », profitant du débordement des forces de l’ordre lors d’un mouvement social d’ampleur nationale contre la vie chère.

À Marseille, plusieurs commerces ont été dégradés lors des manifestations du 17 octobre. Certains appartiennent à des personnes de confession juive.
Mais le SPCJ apporte une précision essentielle : aucun élément ne permet, à ce stade, d’établir que ces commerces ont été ciblés en raison de la confession de leurs exploitants. Le communiqué ne présente donc pas ces dégradations comme des actes antisémites établis. Face aux informations qui circulent, l’organisme demande de ne pas relayer de contenus non vérifiés et de privilégier ses communications officielles ainsi que celles des autorités.
Cette vigilance s’inscrit dans la mission historique du SPCJ. Créé en 1980 au lendemain de l’attentat de la rue Copernic, à l’initiative du CRIF, du Fonds social juif unifié et des Consistoires, il œuvre à la protection de la vie juive en France. Ses professionnels et bénévoles formés participent à la sécurisation des bâtiments et des événements communautaires, en coopération avec les pouvoirs publics. L’organisme accompagne également les victimes et recoupe les signalements d’actes antisémites avec les informations des autorités.
Dans son communiqué, le SPCJ rappelle plusieurs consignes concrètes : signaler toute situation inhabituelle, sécuriser les accès, rester attentif à son environnement lors des déplacements et privilégier les trajets en groupe.
Son numéro vert, 0 800 18 26 26, est accessible 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Les témoins et les victimes peuvent également effectuer un signalement sur son site.

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